Jxh nous propose cette semaine un test du Aune M1S, baladeur aux prétentions audiophiles pour un budget contenu. Beaucoup de changements par rapport au grand frère le M1, notamment la disparition de la limite aux seuls fichiers WAV. Voyons avec Jxh si Aune confirme la qualité du premier essai… Le M1S, lancé il y a […]

[Test] Aune M1S

Jxh nous propose cette semaine un test du Aune M1S, baladeur aux prétentions audiophiles pour un budget contenu. Beaucoup de changements par rapport au grand frère le M1, notamment la disparition de la limite aux seuls fichiers WAV. Voyons avec Jxh si Aune confirme la qualité du premier essai…

Le M1S, lancé il y a un peu plus d’un an par Aune, est le dernier lecteur nomade produit par la marque chinoise.

Très simple dans sa conception et sa réalisation, le M1s est un baladeur old school : pas de fonctionnalités sophistiquées, pas de mode connecté ni de présentation flatteuse pour un appareil dont la seule raison d’être est de jouer de la musique stockée sur une carte micro SD.

Ma Gueule

L’Aune M1S est livré dans un boîtier noir au contact très doux.

A l’intérieur on trouvera le DAP, un câble adaptateur USB vers micro-USB, une protection d’écran ainsi que le manuel. C’est une présentation globale très simple et parfaitement en phase avec le reste de l’appareil. En un mot : minimaliste.

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Le design de l’appareil n’est pas franchement glamour et pour tout dire un peu daté : une brique métallique aux arêtes droites et vives, dotée de ce qui parait être une molette centrale mais qui cache en réalité un contrôleur multidirectionnel en forme de croix, autrement dit un D-pad. Plutôt imposant, notamment en longueur (12,6 x 5,5 x 1,48 cm), mais léger (150 g), le M1s paraît solide et sa construction entièrement métallique confirme cette sensation.

Aune M1S

Equipé d’un écran de 2,4 pouces noir et blanc parfaitement lisible, réglable en intensité mais pauvre en information, le M1S se pilote à partir de son D-pad et de deux boutons de volume situés sur sa tranche droite. Les deux dernières touches en façade sont une commande « home » (située à gauche) et une commande « retour » (à droite). Les deux exemplaires que j’ai eu en main présentaient un jeu assez peu engageant au niveau de toutes ces commandes. Sur la tranche inférieure se trouve le port micro-USB utilisé pour la charge, une sortie jack symétrique de 2,5 mm et une sortie jack asymétrique de 3,5 mm.

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Aune annonce une autonomie de 10 heures. A un niveau d’écoute de 50/100 en gain élevé, l’usage confirme tout à fait la théorie. Notons aussi que le baladeur se recharge rapidement.

Fils de Personne

L’Aune M1S est doté d’une interface simple, fonctionnelle et sans fioritures. On relèvera notamment l’absence d’égaliseur et de gestion des tags. Le baladeur se pilote à partir de menus (liste des pistes, dossiers, listes de lecture, réglages).

Le premier recense toutes les chansons sur l’appareil et autorise une lecture en mode aléatoire, ce qui est assez original pour un baladeur ne gérant pas les tags, tandis que le second permet de rechercher de la musique sur la µSD seulement. (Il s’agit en fait d’un explorateur de fichiers classique reprenant l’organisation prévue par l’utilisateur).

Le troisième gère les listes de lecture des titres favoris qui y auront été intégrés.

Le dernier permet de procéder aux réglages classiques (trois niveaux de gain, luminosité, mode de lecture, extinction, activation de la line out ou de filtres dont l’impact sonore m’a paru très peu audible).

C’est sans doute ce relatif dépouillement qui fait de l’Aune M1S le baladeur le plus rapide au démarrage du marché : Il faut moins de trois secondes au système d’exploitation pour démarrer.

Si la navigation dans les menus est elle aussi extrêmement simple et rapide, le délai de réponse des commandes est relativement lent pour ce qui est des changements de pistes et la réponse à l’impulsion donnée n’est pas toujours efficace.

Toute La Musique Que J’Aime

Le M1S propose une sonorité équilibrée et plutôt naturelle. Il permet de révéler toutes les nuances de la musique comme du casque utilisé sans pour autant pouvoir être qualifié d’analytique. C’est d’ailleurs ce qui fait sa relative spécificité. En effet, si la tonalité générale est plutôt claire, le M1S propose une restitution, notamment au travers des médiums, liquide et douce. Le M1S est moins organique qu’un Lotoo Paw 5000 ou qu’un Cayin I5 tout en étant plus détaillé que le Shanling M3 et sans proposer le coté brillant voire sec d’un Ibasso DX90.

Mais voyons en détail la réponse fréquentielle…

Graves : le M1S offre une belle profondeur et une extension naturelle des graves avec un contrôle et une précision efficaces. La rendu est propre, rapide tout en donnant une restitution pleine de souplesse et de poids.

Médiums : clarté, détails et densité caractérisent les médiums proposés par ce M1S, renforçant la sensation d’une présentation délicate, raffinée et naturelle.

Aigus : à la fois fins, déliés, sans aspérités ni sibilances, ils contribuent largement au bon niveau de définition du baladeur tout en donnant grain, espace et aération à l’ensemble.

Clairement le M1S est doué pour faire remonter à la surface le caractère propre de chacun des casques auquel il a été associé. Le côté généreux, charnu, expansif du Beyerdynamic T51P est restitué avec autorité tandis que l‘ATH AD 900X, plutôt mid-centric, gagne en corps et en densité.

Le M1S répond très bien sans jamais se démunir d’une grande clarté et d’une transparence de bon niveau. Le son paraît juste. Le baladeur ne s’encombrant pas de colorations qui, certes, sont souvent agréables, mais parfois trompeuses, il permet de rentrer dans la musique avec un naturel rare pour un appareil de ce prix.

Cette restitution « juste », sans fioritures, permet une approche de la musique empreinte de beaucoup de réalisme. C’est ainsi que, la voix de Rebecca Pidgeon interprétant « Spanish Harlem » est nuancée, subtile et reproduite avec une précision étonnante qui souligne toute la finesse de ce titre. Le M1S semble faire la part belle à la musique avant toute chose, en s’effaçant quelque peu devant elle.

Même sensation à l’écoute de l’album Old Ideas de Léonard Cohen. Les voix féminines sont, comme celle du chanteur canadien d’une présence presque physique sur le M1S qui propose une forme de proximité, d’intimité avec la voix des artistes, soutenue par des graves profonds et charpentés.

Sur ces mêmes titres le Shanling M3 produit une restitution assez proche en terme d’équilibre. En revanche les voix auront un peu moins de grain et de finesse. Quant au Cayin I5, il offrira un rendu plus chaud, plus organique et plus puissant en comparaison.

De fait les baladeurs dont le M1S semble le plus proche, outre le Shanling M3, sont sans doute les AK 100 et 120 MK2.

Le M1S propose une présentation du son dans l’espace qui s’exprime plutôt latéralement : le positionnement et la séparation des instruments sur son soundstage sont à la fois précis et naturels. On pourrait néanmoins lui reprocher de s’exprimer plutôt en largeur et en hauteur et donc de manquer un peu de profondeur.

Salut Les Copains

Vendu 240 €, voilà donc un baladeur qui, sur le plan sonore en tout cas, réalise une prouesse sonore peu courante dans son secteur tarifaire.

Reste que son interface datée et ses carences en terme de fonctionnalités pourront en rebuter certains. Mais pour qui est prêt à se contenter d’un baladeur épuré, démarrant au quart de tour, il y a avec l’Aune M1S de quoi prendre du plaisir musical pour un prix très raisonnable.

8 réponses à “[Test] Aune M1S

  1. Merci pour ce retour (assez prudent, lol… ^_^), mais « testé » avec quoi (à part le Beyer et l’AT cités, casques donc) ? Sortie symétrique ? Asymétrique ? Sinon pour le Dx90 rapidement évoqué, son rendu change du tout au tout en modifiant le fw « ibasso » pour un Lurker par exemple.

  2. Effectivement je l’utilise depuis un an sur sortie symétrique qui a rendu bien meilleur que la 3.5mm
    Casque Philips L2 superbe synergie…. Pas changé de Matos depuis 1an c’est pire dire !!!

  3. Hallelujah ! Ce dap ne nous fera pas tomber les bras en croix, nous les gars, nous les filles, ni découvrir la Terre promise, il n’est pas Jésus Christ…

    Ainsi jx, à la lecture de ce feed, personne n’avancera que tu parles trop, mais bien au contraire, que tu écris juste car tu es là et tu ne joues pas. : avec toi, noir c’est noir et si c’est à tout casser, tu le dis aussi !

    1. Mouais… c’est une facon de voir les choses… En gros si le feed va dans le sens de ta convictions tu prends si j’ai bien compris, et c’est objectif. Dans le cas contraire, c’est subjectif…. Ouais, ouais. Juste noter qu’il n’a ete relate la qu’avec des (2) casques, en asymetrique, et pas du tout avec des TOTL hyper sensibles, ce qui represente sa vraie plus value (dit 1000 fois, mais bon, qui ne veut pas entendre…). Mais bon, sinon, plutot en accord avec pas mal de choses dans le feed. J’ai aussi envoye le mien a Lucius qui doit aussi ecrire quelque chose. Et tu sais quoi ? La je suis certain que tu ne seras pas en accord avec ce qui est dit ^_^

      1. à Dave… Si c’est à moi que tu t’adresses, c’est que tu n’as pas « saisi » que mon texte n’était qu’un petit clin d’oeil à jxh, réalisé avec une accumulation de titres de chansons de Johnny Haliday, ni plus, ni moins…
        Mais bon, si déjà les titres de son commentaire n’évoquaient rien pour toi, c’est logique, en somme.
        Quant à ta dernière phrase… elle n’a donc aucun sens pour moi et surtout pas sa place ici ; ce n’est pas Verdun, ni la guerre des tranchées. Joyeux Noël !

        1. Oui, la terre promise, Jesus Christ et les bras en croix, c’est raccord avec Noel effectivement :-)

          Hallelujah ! donc…

          Non… juste histoire de preciser les choses… comme toujours. Et sachant que « qui ecoutera verra ».

          Joyeuses fetes aussi ^_^

  4. petites impressions personnelles qui n’engagent que moi. Le son est vif et détaillé, mais manque de naturel. Ça renforce artificiellement les détails avec des écouteurs neutre et relativement plus enclin a la sibilance avec certains enregistrements/écouteurs qui y sont sensible. Il n’y a pas de gapless, pire encore, sur les flac la fin des morceaux sera coupée sur 1/2 seconde. L’appareil parait solide mais il est pas vraiment, pour avoir vu a l intérieur; les boutons son collé avec des bouts de scotch de peintre. Et à savoir que si il y a un quelconque soucis, aune fera la sourde oreille. Pas sympa de leurs part. Bref, perso je l’ai revendu a un petit prix et ne le regrette pas du tout.
    Soit-dit en passant, je suis plutôt écouteurs bouton et le aune est clairement conçu pour les intras.

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