Les deux hommes avançaient d’un pas vif, armés l’un d’un fusil de chasse à double canon, armé et pas cassé, l’autre d’une lampe tempête portée haut devant lui. Le froid de cette fin d’octobre les engourdissait et ralentissait le débit de leurs échanges, chuchotés de voix tremblotantes. Aucun d’eux n’était rassuré et la lumière de […]

[Brèves] Marty #74 : HD800s, Art Monitor, Crossfade Wireless

Les deux hommes avançaient d’un pas vif, armés l’un d’un fusil de chasse à double canon, armé et pas cassé, l’autre d’une lampe tempête portée haut devant lui. Le froid de cette fin d’octobre les engourdissait et ralentissait le débit de leurs échanges, chuchotés de voix tremblotantes. Aucun d’eux n’était rassuré et la lumière de la lune, pourtant assez vive, ne parvenait pas à les réconforter. A leur décharge, la brume épaisse, stagnante et impénétrable, imprégnait toute la lande, les champs et même les fermes qu’ils dépassaient. Il n’y avait aucun signe de vie.

Dickenson et Wills étaient si proche l’un de l’autre qu’on aurait dit des siamois, reliés par l’épaule. Alors qu’ils passaient devant le corps de ferme abandonné des Gillespie, Jack Dickenson aperçut du coin de l’œil une forme livide sur le balcon de bois. Il se tourna et braqua son fusil, mais il n’y avait rien d’autre que des volutes de brouillard. L’autre braqua la lampe tempête, toujours rien. Jack resta persuadé d’avoir vu flotter au dessus du balcon le fantôme décapité de la vieille Gillespie, dans les haillons de sa robe de mariée. Il frissonna alors qu’ils reprenaient leur ronde.

Ils n’étaient pas peu satisfaits d’être désormais proches de la fin de leur périple et en s’engageant dans le pont couvert qui les séparait de la place du village, Benny Wills poussa un soupir de soulagement. Alors qu’ils atteignaient le milieu du pont, une violente bourrasque glacée s’y engouffra, les immobilisant et soufflant inexplicablement la lampe tempête. Alors que Benny, agenouillé, bataillait avec son briquet, Dickenson vit une forme se détacher à l’extrémité du pont, devant eux. Éclairée par la lune et par les torches disposées sur les façades des bâtiments municipaux, l’imposante silhouette, immobile était celle d’un destrier noir aux yeux de braises, caparaçonné et surmonté d’un cavalier imposant, armé d’une longue épée sortie de son fourreau. La principale caractéristique de l’homme, et sans doute la plus effrayante, était son absence de tête. Le souffle du cheval faisait littéralement fumer ses naseaux. Il renâcla et donna du fer sur le sol de bois à l’entrée du pont. Dans un réflexe, et alors que sa vessie se vidait malgré lui, Jack fit feu des deux canons de son arme, sans que cela ait d’autre effet visible que de faire tousser les deux hommes à cause de l’odeur de poudre et les rendre à moitié sourds.
– Le cavalier sans tête ! Il est revenu, murmura Wills, comme s’il craignait d’être entendu.
– Mais que nous veut-il ? Que veut-il ?
– Il veut récupérer sa tête, pardi… Sans oreilles, il ne peut plus profiter de son LCD-3 !

Au programme de cette édition, point de citrouilles, mais de chouettes douceurs : le Sennheiser HD800s, la nouvelle gamme Art Monitor d’Audio Technica ainsi que la version sans fil du V-Moda Crossfade. Joyeux halloween à tous !

Sennheiser HD800s

Le HD800 n’est plus exactement une nouveauté, c’est bel et bien une référence établie et reconnue. Pourtant il continue à faire l’actualité puisque c’est à une deuxième place pas loin du tout d’une première ex-aequo qu’il est arrivé lors du récent big sound 2015 organisé par Innerfidelity. Ou presque : le HD800 qui a brillé dans ce comparatif n’est pas un casque d’usine, mais un exemplaire modifié. Tyll a en effet modifié son casque pour lui appliquer le mod détaillé par Anaxilus.

Ce mod, simple dans sa conception, puisqu’il s’agit d’appliquer un patch amortissant à l’intérieur de l’oreillette, est assez ambitieux puisqu’il vise à réduire les résonances dans la chambre acoustique et, en conséquence, à linéariser la réponse du casque dans le médium et les aigus, répondant ainsi à l’un des principaux griefs adressés à l’encontre du HD800 : ça pique en haut.

Le HD800s répond à un objectif similaire, mais les moyens mis en oeuvre sont assez différents : là où la modification artisanale laissait le choix du matériau et faisait la part belle au ruban adhésif double-face, on a ici une réalisation très professionnelle et Sennheiser a décidé de reprendre le matériau amortissant développé spécifiquement pour l’écouteur intra-auriculaire IE800. Impossible de savoir à l’heure actuelle si d’autres modifications ont été apportées à la conception du casque (il semble cependant que les hauts-parleurs aient été conservés à l’identique), mais on nous promet que les aigus y sont adoucis et que les infra-graves y sont renforcés par rapport au HD800 sans ‘s’, qui, lui, n’est pas remplacé et demeure dans la gamme.

Pour les modification accessoires, le HD800s est accompagné d’un deuxième câble, symétrique (ce qui semble être une très bonne idée quand on voit combien le HDVD800, développé spécifiquement pour le HD800 devient quelconque quand on passe du symétrique à l’asymétrique). Les connecteurs étant par ailleurs identiques, tous les câbles de l’un (d’origine ou custom) iront sur l’autre.

HD800s

Difficile d’avoir une idée, à l’heure actuelle, du prix de ce nouveau modèle ou d’une date de disponibilité. Les estimations vont bon train et un surcoût de 300€ (et tout autant de dollars), n’apparaît pas déconnant. Ah, dernière précision : le HD800s est noir ! Ce qui est de bon ton en cette période Halloween.

Audio Technica ART Monitor

Si elle est prophète en son pays, celui du soleil levant, la compagnie ne connaît pas le même succès sur le vieux continent ou sur le nouveau monde. La faute en incombe peut-être à une gamme difficilement lisible et aux modèles multiples (quand ils sont importés), sans vraiment de logique apparente. Sans changer, pour autant, sa logique de gamme, la marque rafraîchit sa principale gamme de casque, les Art Monitor, en présentant quatre nouveaux modèles dont les dénominations ont troqué le X suffixal pour un Z, qui veut dire Zorro.

Ce sont ainsi, du plus modeste au plus ambitieux, l’ATH-A500Z, l’ATH-A990Z, l’ATH-A1000Z ainsi que le fleuron ATH-A2000Z qui entrent dans la danse. Tous semblent partager une base de transducteur commune, à savoir un haut-parleur dynamique muni d’un diaphragme de 53mm de diamètre. Les moteurs magnétiques, à partir de là, sont différents, de même que les traitements de surface appliqués à la membrane.

ATH-A500Z

Le petit A500z adopte un nouveau dessin pour le bandeau (pour lequel on promet le compromis parfait entre confort et occlusion), un système de double-amortissement acoustique de l’écouteur nommé DADS (Double Air Damping System), nous promettant, lui, des graves relaxed. Pas trop nerveux, quoi. La sensibilité de 100dB et l’impédance de 40Ω devraient le rendre facile à associer son poids de 300g en faisant un beau bébé. Sa bande passante est annoncée comme allant de 5 (la vache) à 34.000 Hz. Il sera fourni avec un câble basique de 3m, terminé par un connecteur jack 3.5mm (oui, l’adaptateur 6.35mm devrait être du voyage). Sortie prévue le 13 novembre, au japon, pour un prix qu’on imagine proche des 170€.

ATH-A900Z

On monte un peu pour en arriver au A900z, équipé du même bandeau, du même système DADS et du même câble. Le plastique des coques du 500 est remplacé par de l’aluminium, ce qui augmente le poids de 35g. La bande passante est encooooooore étendue, jusqu’à 40kHz dans les aigus, La sensibilité est identique, l’impédance est ici de 44Ω. Sortie prévue le 13 novembre, au japon, pour un prix qu’on imagine proche des 280€.

ATH-A1000Z

Encore une marche franchie, pour passer au A1000Z, moins proche du 900 que ce que la simple arithmétique pourrait laisser penser. Ok, le bandeau et le DADS sont maintenus. Les coques sont ici aussi en aluminium mais le traitement de surface de la membrane gagne en qualité de même que le moteur, revu à la hausse d’un point de vue qualitatif. Le câble est ici équipé de 4 brins sans que cela donne pour autant l’occasion de l’équiper de connecteurs symétriques. L’emploi de magnésium pour la structure permet d’abaisser le poids à 265g tout en augmentant la rigidité. Serez-vous surpris si je vous dis que la bande passante atteint désormais 43kHz ? (Ils n’ont pas réussi à descendre plus bas que 5Hz). Sortie prévue le 13 novembre, au japon, pour un prix qu’on imagine proche des 530€.

ATH-A2000Z

Reste, enfin, le beau gosse, le fleuron, le fromage de tête, j’ai nommé le A2000Z. Bon, ok, le bandeau et le DADS, on les retrouve encore, vous vous attendiez à quoi ? En revanche, l’aluminium est ici laissé de côté pour les coques, au profit du titane, pour plus de rigidité (et plus de poids, 294g). Le magnésium est lui conservé. Allez, 45kHz, il y a un peu plus, je laisse ? Sortie prévue le 13 novembre, au japon, pour un prix qu’on imagine proche des 730€.

Rien de révolutionnaire ici, et la gamme Audio Technica n’y gagne pas vraiment en lisibilité… Une citrouille chasse l’autre.

V-Moda Crossfade Wireless

Il est assez improbable qu’il demeure longtemps des constructeurs à ne pas proposer de casques sans fil. Les ténors du marché avaient été les premiers à se lancer dans la danse du bluetooth, ce sont désormais les seconds couteaux qui s’y mettent, à l’instar de V-Moda, plutôt du genre lame affutée.

Si le Crossfade M-100 n’a pas forcément reçu les palmes de tellement nomade, il jouit d’une bonne réputation et il n’est pas forcément étonnant que le constructeur américain l’ait pris comme base pour un modèle débranché. Le premier point commun est l’aspect extérieur, quasiment strictement identique : le bandeau est maintenu, de même que la forme hexagonale des coques, des coussinets et de cette fameuse plaque métallique de décoration. A l’intérieur, le haut-parleur de 50mm est conservé lui aussi.

V-moda crossfade Wireless

Le principal changement extérieur est l’apparition d’une série de commandes : deux boutons pour monter ou baisser le volume plus un bouton multi-fonctions (prise d’appel, mise en pause, etc.). A l’intérieur, c’est bien entendu l’apparition d’un amplificateur, d’un convertisseur numérique-analogique et une batterie. L’autonomie est annoncée à 12h, avec une recharge rapide de 30 minutes autorisant 3h d’écoute.

Le casque est utilisable également en mode filaire et V-Moda indique qu’il se comporte alors exactement comme un Crossfade M100. On trouve une myriade de câbles, ce qui est assez paradoxal pour un casque dénommé wireless, deux d’origine : un permettant de le brancher en USB pour la recharge et un, équipé d’un micro, pour le brancher à n’importe quelle source équipée d’un mini-jack. Deux optionnels : un équipé d’un vrai micro pour servir de casque pour joueur et un équipé d’un câble muni de 3 boutons.

Comme toujours avec V-Moda, le bundle associe le casque et ses câble à une housse rigide assez jolie, sachant que, si le prix français n’a pas été annoncé, on devrait sous peu le trouver aux états-unis pour 300$, un prix dans la moyenne des casques sans fil sans système actif de réduction des bruits extérieurs.

A noter également, et ce aussi bien pour le Crossfade Wireless que pour les autres modèles de la marque, les plaques interchangeables décoratives existent désormais en version imprimée en 3D, autorisant des textures plus variées et, pourquoi pas, de jolis motifs en reliefs de citrouilles ou de toiles d’araignées, puisque vous pouvez faire les vôtres !

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