FiiO FH7    La des FH7 présente une sorte de clarté douce, de lumière tranquille qui, quoique dénuée de toute agressivité, n’est pas terne pour autant. C’est une luminosité tenue, avec un vrai respect des basses. Elle n’est cependant pas exempte de sècheresse et ne convient pas à tous les genres. Le rendu général de […]

DK-4001 / DK-3001 Pro / FiiO FH7 / ISN AUDIO H40 – Le match des hybrides venus d’Asie

FiiO FH7

 

Fiio FH7

 

La sonorité générale des FH7 présente une sorte de clarté douce, de lumière tranquille qui, quoique dénuée de toute agressivité, n’est pas terne pour autant. C’est une luminosité tenue, avec un vrai respect des basses. Elle n’est cependant pas exempte de sècheresse et ne convient pas à tous les genres. Le rendu général de ces intras reste un peu froid, surtout par comparaison avec celui des ISN H40; cela s’entend notamment dans la restitution de morceaux dont la prod est chaleureuse ou se veut telle, comme la chanson d’Ozark Henry. On a affaire là à une signature plutôt analytique à laquelle il manque un peu de chaleur et, in fine, d’émotion.

 

Les graves des FH7 sont présents comme il faut, avec de belles réserves de graisse et proposent notamment un très joli « rumble » dans la restitution du couple grosse caisse + basse. Je ne suis pas sûr que leur rendu ait vraiment plus de basses que celui des Dunu DK-4001 mais leur présentation de ce registre  me semble nettement plus réaliste : il s’agit plus, en l’occurrence, d’une supériorité qualitative que quantitative. Les FH7 ne sont pas dénués de sècheresse par ailleurs — mais pas dans le grave.

 

Les médiums de ces intras sont bien en avant et beaucoup plus présents que ceux des deux Dunu. Leurs attaques sont toutefois un peu effacées, plus en tout cas que celles des médiums des DK-3001 Pro, ce qui donne parfois l’impression que ce registre est moins détaillé par les FiiO que par les Dunu. Les bas-médiums des FH7 sont cependant réalistes, avec du coffre et de la chaleur, et leurs résonances propres respectées : voix masculine et caisse claire du morceau d’A Perfect circle, par exemple, sont bien pleines et amples sur ces intras. Il en va de même pour les mid-médiums, aussi riches dans leur présentation que les bas-médiums, voire un peu plus… et cela peut-être jusqu’à l’excès car leur sonorité verse par moment dans le tubulaire.  Par ailleurs les FiiO paraissent ajouter une sorte de glare ou de chatoiement aux hauts-médiums qui affadit un peu les voix et donne l’impression qu’elles sont comme déphasées — mais c’est un effet plutôt léger, fugace et intermittent

 

Les aigus des FH7 sont bien maîtrisés tout en étant détaillés. Ces intras reproduisent les cymbales avec finesse et justesse, et cela sans la moindre sibilance. Ils ne présentent par ailleurs que des chuintements occasionnels et leur restitution des mid-aigus (vers 5-7 kHz), très beau, est exempt de toute dureté. Leur rendu de ce registre est néanmoins un peu raidi par une pointe de stridence (qui fait un peu trop siffler les « s ») mais cela reste très tolérable et ne nuit guère à l’impression générale d’exactitude douce que donne leur traitement des aigus.

 

Leur soundstage est nettement plus immersif que celui des Dunu, avec un bel étagement en profondeur : on est plongé dans l’espace de la prod. La stéréo des effets est bien restituée et la distribution latérale des sources précise : le panoramique des FH7 est bien résolvant.

 

Côté dynamique et résolution, les FH7 montrent de superbes réserves macro-dynamiques, en particulier dans le haut-médium : les passages plus intenses sont retranscrits tels quels, avec le surcroît de présence requis (et mieux que les Dunu DK-4001 qui sont un peu un trop « polis » dans le traitement des attaques), même si leurs impacts sont parfois un peu trop écourtés, dans le grave notamment. L’un dans l’autre, les FiiO proposent l’un des meilleurs équilibres de ce comparatif entre résolution et musicalité. Comme les DK-4001, cependant, leur dynamique fine peut paraître un peu trop réservée et délicate et donner le sentiment de gêner l’expression du swing. Par ailleurs les FH7 présentent de temps en temps un tableau dynamique un peu confus où tout semble sonner avec la même intensité, ce qui fait que des détails fins se perdent à l’occasion dans l’ensemble des autres sources des morceaux les plus chargés en interventions sonores. J’ai cru enfin percevoir une légère forme de compression ou de tassement de la dynamique dans le bas-médium.

 

Comme on peut s’y attendre, cet ensemble de qualités de la réponse fréquentielle, du soundstage et de la dynamique produit des timbres plutôt justes. Les guitares, par exemple, sont bien présentes dans le rendu des FH7, sans acidité, avec du détail dans la restitution des cordes grattées, de la finesse et de la résolution. Les voix imposent leur texture propre sur ces intras, avec du délié mais aussi  toute la « transparence » voulue par la prod. (Je pense en particulier au mix très fluide et rentre-dedans à la fois du morceau d’Ozark Henry dont les FH7 donnent bien à percevoir les intentions : de l’indie mixé comme du mainstream.) Enfin, les FiiO délivrent probablement les plus beaux arrangements de cordes de ce comparatif : pas trop distants, articulés et à leur place voulue par la prod, tant dans le spectre fréquentiel  que dans la spatialisation.

 

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