Signatures et scène sonoreLa particularité des Purple est d’avoir de multiples signatures qui ne se limitent pas aux trois crans du potentiomètre. Comme pour le Velvet, les Purple peuvent se régler très finement mais ne tombent jamais dans l’excès. La signature warm n’est pas basseuse, la tight n’est pas dépourvue de grave et ne porte […]

EarSonics Purple : jouissif

Signatures et scène sonore

La particularité des Purple est d’avoir de multiples signatures qui ne se limitent pas aux trois crans du potentiomètre. Comme pour le Velvet, les Purple peuvent se régler très finement mais ne tombent jamais dans l’excès. La signature warm n’est pas basseuse, la tight n’est pas dépourvue de grave et ne porte pas sur l’aigu, c’est au contraire un déplacement subtil de la quantité de bas médium vers les basses fréquences. Les Purple ne bavent jamais, c’est une déclinaison audiophile de l’EM64 avec plus de précision et un très grand niveau de contrôle et d’articulation se ressentant particulièrement dans la gestion des transitoires et la présence du médium et de l’aigu malgré l’explosivité de la basse. Les Purple ont une gestion des transitoires qui donne une impression de rapidité mais sans la contrepartie d’une image trop fine comme on peut souvent le retrouver, ils restent spacieux mais pleins.

J’ai choisi de réaliser ce retour en positionnant le curseur entre standard et warm, un réglage qui m’a permis d’apprécier à la fois leur polyvalence, écoutant de la bass music, rock et jazz, et de vérifier la cohérence de sa technicité en comparaison des réglages définis par le constructeur. Autant être bref, c’est excellent et cela combine les qualités des signatures standard et warm : ouverture du mode standard avec une belle présence du médium et haut médium, et plénitude spatiale de la basse du mode warm. Dans n’importe quelle configuration l’aigu reste en revanche très similaire, véhiculant beaucoup d’énergie et gardant toute son extension, il est toujours aussi aisé de taper du pied au rythme de la charley, qu’il y ait l’avalanche de basse de Natural High Dub ou une petite formation comme celle d’Avishaï Cohen. Là encore, les progrès obtenus dans la conception des Grace se retrouvent dans les Purple.

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Mais là où la recherche d’EarSonics a le plus avancé ce sont les médiums, bien plus lisibles et héritant des performances des EM64. Tout d’abord leur transparence et leur naturel avec le pesant d’agressivité qu’il faut, les Purple ont du mordant sur les guitares, aucun voile sur le piano, la trompette, les voix… Cela pourrait être avec une résolution encore plus importante, que l’on retrouve dans du custom beaucoup plus onéreux, mais à ce niveau de performance la différence est vraiment fine. Ensuite, leur articulation sur des pistes complexes est d’une grande fluidité, c’est particulièrement engageant. Grâce à leur dynamique ils ne paraissent jamais bouchés ou congestionnés comme les S-EM9 pouvaient parfois l’être. Difficile de leur reprocher quoi que ce soit sur Catacomb Kids d’Aesop Rock, guitare, voix, nappe, cymbales, tout reste en place et fait taper du pied. Le seul bémol pourrait être que la présentation des voix dans le bas-médium est tout de même un petit peu en retrait, moins que les Grace cependant, mais la comparaison avec les EM64 met en évidence que ceux-ci projettent le bas-médium plus proche de l’auditeur.

Le grave, des infras au bas médium, est bourré de nuances et est extrêmement versatile grâce aux différents modes. A l’instar des EM64, et à la différence des Grace ou EM10, le grave des Purple est concentré sur la guitare basse avec de l’air, beaucoup d’air dans la présentation, tout en ayant étonnamment un aspect physiologique que je n’ai pas retrouvé dans les EM10 et EM64. Quelconque réglage choisi il aura de la présence dans l’espace, mais le réglage warm prendra toujours plus de place que le tight. Le contrôle caractérise le grave des Purple, grâce à cela c’est une multitude de micro-détails qui sont révélés et toujours avec beaucoup de profondeur dans l’image de la basse.
Le grave sait ronfler et gronder avec énergie, sensation qui manquait un peu aux Grace d’une approche plus romantique. Les Purple sont des énervés et c’est jouissif. En comparaison des S-EM9 ou des EM10 il n’y a pas la même quantité de sub, et en cela ce ne sont pas des IEMs basseux, même en warm, mais le rumble est bien là et véhicule toute l’énergie du bas-médium au bas-grave.

La scène sonore diffère de la gamme custom et est moins poussée que celle des EM10 et Grace, dont la grandeur surprend, mais elle a pour qualité une profondeur unique parmi tous les IEMs du constructeur français et plus encore. Le layering est précis et donne une place à tous les instruments avec un effet holographique plein bien plus travaillé encore que celui des S-EM6v2.

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Le comparatif vous attend à la page suivante…

Vic

5 réponses à “EarSonics Purple : jouissif

  1. Chouette test, mais l’absence de prix (ou alors ce sont mes yeux) le rend moins intéressant et rend les comparaisons très abstraites…

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