Ce qui suit est un feedback du casque Thinksound ON1 Monitorseries, casque que je possède depuis une dizaine de semaines. Je l’ai acheté directement en ligne sur le site de la marque. Bonne lecture ! Préambule Il y a quelques mois de ça, le câble de mon BeyerDynamic T50p m’a lâché. Hors garantie et sans […]

[Feedback] Thinksound ON1

Ce qui suit est un feedback du casque Thinksound ON1 Monitorseries, casque que je possède depuis une dizaine de semaines. Je l’ai acheté directement en ligne sur le site de la marque. Bonne lecture !

Préambule

Il y a quelques mois de ça, le câble de mon BeyerDynamic T50p m’a lâché. Hors garantie et sans aucun talent pour bricoler ce genre de trucs, j’ai préféré le remiser en rageant et me concentrer sur des intras (VSonic GR07 BE) et sur un gros casque fun (Custom One Pro). Mais on ne se refait pas : il y a des jours où je ne supporte pas les intras et le COP est vraiment gros, lourd et mal pratique.

Je suis donc parti à la recherche d’un nouveau casque.

J’en ai écouté plusieurs (voir plus bas) qui m’ont plus ou moins plu et j’ai commencé à rédiger une liste objective, pleine de critères pour les comparer tous, avec des impressions d’écoute, des mesures, des avis, des références, des notes pondérées pour finalement… tout fouler aux pieds et acheter en vente directe un casque visiblement confidentiel que je n’avais jamais écouté, jamais vu, dont j’avais seulement lu quelques avis sur le net : le ThinkSound on1. 200 € après conversion, 240 € après ajout des taxes (évidemment…).

 

Fig1 : le casque. On voit bien qu'il est beau, avec des vrais morceaux de bois dedans, mais aussi du tissus, du faux cuir, du métal et... du plastique.
Fig1 : le casque. On voit bien qu’il est beau, avec des vrais morceaux de bois dedans, mais aussi du tissu, du faux cuir, du métal et… du plastique.

Background personnel

Je n’ai pas un grand historique avec les casques nomades, mais j’ai quand même écouté quelques références du genre (celles que je pouvais) pour me faire une idée et pour choisir le remplaçant de mon T50p.

Ce que j’ai testé[1] – liste pas exhaustive, mais pas loin :

  • BeyerDynamic T51p : un peu trop dark pour moi et même si le câble semble amélioré par rapport au T50p, je ne veux pas retenter l’aventure.
  • BeyerDynamic DT1350 : très bon, vraiment très bon, mais il y a un « je ne sais quoi » qui m’a déplu (en fait, certaines tonalités m’ont paru étranges), sans que j’arrive à mettre le doigt dessus. Il faudrait que je passe plus de temps avec lui pour me faire une meilleure idée.
  • Sennheiser HD25 : super dynamique, très pèchu, mais parfois brouillon et avec une scène sonore… ah non. Confort absent en ce qui me concerne, par ailleurs.
  • Kef M500 : celui que j’aurais pris si je n’avais pas craqué.  Très confortable et très bon, doux comme les enceintes de la marque et vraiment joli, en prime. L’isolation, en revanche, est assez médiocre.
  • NAD HP50 : son très équilibré, linéaire (peut-être un peu trop sage ?), mais casque handicapé par son arceau « j’ai des poignées de chopes de bière sur les côtés du crâne » et la taille de ses cups.

 

Vous l’aurez compris ou lu : ma culture est restreinte, mon vocabulaire inadapté et ma base de comparaison plutôt limitée. Je ne vais donc pas prétendre au titre de « feedbacker de l’année », quoi… Maintenant, je voulais quand même partager avec vous ce retour qui – vous le lirez – est plutôt positif, parce que ce casque est assez méconnu et que je trouve que son originalité et surtout ses qualités audio méritent un peu plus de couverture.

Il faut garder à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’un casque haut de gamme, mais d’un casque nomade fermé à 250 $. Aussi, toutes les impressions sont à remettre dans ce contexte et à comparer avec d’autres casques de même budget et destinés au même usage. Si certains termes placés dans les résultats d’écoute paraissent très positifs, il ne faut pas pour autant s’attendre à ce que l’ON1 vienne concurrencer un TH-900, un LCD-3 ou un HD800 (liste choisie arbitrairement). Aussi bon soit-il, il reste au niveau des autres bons modèles de cette gamme de prix.

Du coup, j’aurais pu préciser avant chaque phrase « À mes oreilles, et en gardant à l’esprit que ces impressions sont à relativiser en fonction du budget du casque et sont complètement subjectives, pas nécessairement reproductibles et souvent imprécises », mais ça aurait été vraiment chiant à lire. Du coup, faites comme si…

Mais parlons du casque, plutôt, en commençant par sa boîte.

Packaging

On y trouve, en sus du casque plié, un petit étui de coton ou de chanvre écru et deux câbles : un avec et un sans télécommande/micro[2]. On aurait aimé trouver un étui rigide, d’autant plus que le gabarit réduit du casque replié aurait certainement permis d’en faire un assez compact. On aurait aussi aimé un adaptateur vers un jack 6.35, mais il faudra malheureusement s’en passer, ce qui fait un peu pingre. Quant à l’adaptateur avion, le doubleur de casque ou que sais-je, ils pointent tous aux abonnés absents, mais c’est moins grave, dirons-nous.

 

Fig2 : le bundle. Le casque, la housse et le joli cable très chiant.
Fig2 : le bundle. Le casque, la housse et le joli câble très chiant.

 

L’emballage tout en carton est censément respectueux de l’environnement (comme se veut l’être le casque) : c’est plutôt pas mal de ce côté-là, même si le côté « blanc glacé imprimé » du carton extérieur fait un peu tiquer. À l’intérieur, pas de mousse, pas de plastique, pas de polystyrène ou autre : que du carton, brun, bête et simple… et du tissu. Les liens qui nouent les câbles sont en coton (ou en chanvre – comme l’étui quoi). C’est un petit détail, mais c’est mignon et, du coup, on en arriverait à les croire.

Construction

Pour résumer : 60% enthousiasmant, 20% inquiétant, 20% ennuyeux.

Enthousiasmant :

  • Les cups, magnifiques, en bois poli et gravé (ne me demandez pas de quelle essence de bois il s’agit, je n’en ai aucune idée), à savoir l’élément qui m’a fait craquer pour ce casque ;
  • Les coussins, dans une espèce de cuir synthétique, assez confortables et suffisamment – voire très – souples, même si – semble-t-il – pas démontables [3] ;
  • Le bandeau couvert de tissus (avec le logo brodé), confortable et souple, même s’il vaudra mieux éviter de fréquenter un chat de trop près, vu qu’il attire les poils et la poussière aussi efficacement qu’un balai swiffer [4].

Inquiétant :

  • Les rotules et les fourches tenant les cups, en plastique, qui  si elles offrent une bonne amplitude de mouvement et permettent un pliage très compact, semblent assez peu solides, de finition imparfaite… et sont surtout très, très laides. Elles offrent en prime une résistance nulle sur leurs mouvements : en gros, ça bouge tout seul ou presque, et ce n’est pas rassurant du tout… À voir sur la durée.

Ennuyeux :

  • Le câble, détachable (2 jacks 3.5mm) et de très bonne facture (voire joli), mais recouvert d’un tissu au maillage large (ça rappelle les câbles Audioquest) extrêmement sensible aux frottements.

 

Fig3 : le plastique. Voilà la partie incriminée.
Fig3 : le plastique. Voilà la partie incriminée.

Thinksound4

 

L’impression générale est malgré tout positive, le niveau de finition (assemblages et ajustements compris) est assez élevé et je n’ai pas l’impression de ne pas en avoir eu pour mon argent. Quant à la fiabilité, par contre, il faudra nécessairement attendre un peu pour voir comment le produit évolue dans le temps.

Confort

Pas mal du tout (avec ma tête et mes oreilles). On reste sur un casque fermé et supra-aural. Cela signifie que la pression sur les oreilles et l’échauffement sont de la partie. Ils sont cependant contenus et raisonnables. Le poids, assez maîtrisé de l’ensemble (sans doute « grâce » à ces affreuses rotules en plastique), fait que si jamais je n’oublie le port du casque sur ma tête, je le supporte pendant de longues sessions (ce qui n’est pas toujours le cas avec d’autres casques : la forme ovoïde de mon crâne fait que les bandeaux appuient sur une partie très restreinte du pariétal, devenant souvent douloureuse à force).

Au niveau du fit, j’avais l’impression que j’allais galérer autant qu’avec le t50p à trouver le bon emplacement sur les oreilles, mais c’est au final moins sensible avec l’ON1 au niveau du son. Je peaufine donc pour le confort uniquement (casque légèrement en arrière, avec la partie postérieure du pavillon dans la cup, bandeau sur le sommet du crâne, légèrement en arrière des oreilles).

Quant au câble, si on met de côté (on a du mal) le bruit qu’il remonte, on se retrouve avec un cordon assez solide, assez flexible pour ne pas être trop ennuyeux et assez rigide pour éviter les nœuds. Il a tendance à se tortiller et à faire des boucles assez chiantes, mais qu’on peut virer en un rien de temps.

Si on ne met pas de côté le bruit, c’est vraiment une plaie : le mariage avec un col de chemise au tissu « texturé » est un cauchemar. La connectique standard (jack droit 3.5mm de chaque côté) semble du coup salutaire (et le câble du C.O.P. est tip-top en remplacement).

Isolation & fuites

L’isolation est plutôt bonne. On entend assez peu l’extérieur : plus que sur les BeyerDynamic(s) susmentionnés, mais moins qu’avec le Kef. D’accord, ce n’est pas un intra non plus, ni un casque « noise canceling » : dans un bureau, vous serez à l’abri des voix et des sonneries de téléphones, dans la rue il faudra vraiment faire attention avant de traverser, mais dans un avion ou un métro il restera de quoi râler un peu.

Les fuites sont extrêmement limitées et il faudra écouter à des volumes déraisonnables dans des environnements calmes pour déranger quelqu’un. Si elle ne sautait pas partout et si elle s’arrêtait de danser quand elle écoute de la musique avec l’ON1, je pourrais tout à fait rester à côté de ma copine sans savoir ce qu’elle écoute [5].

Ecoute

Les écoutes ont été réalisées sur une période de plusieurs semaines, majoritairement sur un IBasso DX90 (gain sur mid pour le meilleur rendu), avec des passages par curiosité sur un Cowon J3, un iPod nano 2013 et un LG Nexus 4. Il ne s’agit pas d’une review, avec des morceaux connus, sélectionnés et une écoute intellectualisée et disséquée sur des points particuliers, mais un feedback, avec des notes prises au débotté, quand je me disais « fichtre, c’est bon » ou « mince, c’est moyen ».

Aussi, voici quelques résultats d’écoute sans ordre particulier… voire particulièrement dans le désordre :

Ça le fait (sur un DX90) :

- Pink Floyd « Echoes » – ambiance et immersion sont au rendez-vous. J’ai envie de réécouter l’album.

- Francis Cabrel « Hors Saison » – le déploiement de l’image stéréo est réussi, et la texture de la voix et de l’ensemble des instruments est très bien rendue.

- Diplo & Skrillex « Dirty Vibe » – ce casque, là, il est fait pour ce morceau : gros impact sur les percussions et les claps, extension et emphase des basses, c’est jouissif et il y a de quoi pousser une nonne sexagénaire à se mettre au twerk (mais en a-t-on envie ?).

- Mussorgsky « Pictures at an Exhibition » (Fritz Reiner) – dynamique et précision. Tout est à sa place, très stable, mais sans sombrer dans l’analytique. Ça marche aussi avec Vivaldi, Mozart et tous leurs potes.

- Miles Davis « Concierto De Aranjuez » – le cuivre est rendu avec toute sa  « matière » et ça ne claironne pas. La stéréo est bien étagée, mais sans aucun effet de local ou presque.

- Mozart « Requiem » (Karajan / Bohm / Harnoncourt / Mariner / Christie …) – mon faible pour cette œuvre, à lui seul, justifierait l’achat de ce casque. Fidélité, précision, dynamique, articulation, espace… bonheur.

- Audio « Headroom » – on sent qu’on va s’en prendre plein la gueule, et, à partir du premier break, les parpaings pleuvent. Rendu très physique de la rythmique : on a à la fois l’impact et le rumble.

- Slayer « War ensemble » – schématiquement : pareil qu’au-dessus, avec une double grosse caisse à la place du 2-step.

- Alela Diane « Black Sheep » –  le médium fait merveille ici : la voix ressort avec une texture et une présence palpables. Le rendu des voix féminines, de manière générale, me semble très bon.

- Neurosis « Locust Star » – frissons, chair de poule, toussa. La basse est peut-être un tout petit peu proéminente, mais cela ne dégrade pas l’écoute du morceau : belle latéralisation, intelligibilité jamais mise en défaut et bonne séparation. Difficile d’écrire « aucune agressivité » en parlant de ce morceau, mais il n’y a pas de dureté dans les aigus.

- Massive Attack « A prayer for England » –  j’avais peur de me retrouver comme à ce concert de MA au Zenith de Paris, avec une balance pourrie, qui donnait l’impression que quelqu’un s’asseyait sur ma poitrine à chaque slap de basse, alors que non. Certes, la ligne de basse est très présente, mais elle ne recouvre rien et le morceau garde toute son intelligibilité (reverb de la voix, latéralité des sons, craquements de vinyle, etc.).

- Radiohead « Paranoid Android » – l’intelligibilité et la dynamique donnent beaucoup de relief au morceau. L’articulation du médium préserve l’homogénéité et l’émotion, tandis que la douceur des aigus gomme un peu l’excès d’agressivité des guitares.

- Santigold « God from the Machine » – très bon rendu des lignes de percussion, les nappes sont toutes intelligibles et la voix se détache parfaitement et naturellement (pas d’effet de manque d’homogénéité).

- Jacques Brel « Ces gens-là » – superbe sensation d’espace, très belle voix. Un gros tas d’émotions.

Mais aussi : Led Zeppelin « Stairway to Heaven » / Deftones « Feiticera » / Midlake « Roscoe » / Tony Joe White « Backwoods preacher » / Franck & Nancy Sinatra « Something stupid »/ Oscar Peterson « You look good to me » / System of a Down « Toxicity » / Magnetic Man « Perfect Stranger » / M.I.A. « Bad girls » / Phaeleh « Here comes the sun » / Flobots « Rise » / Deadmau5 « Gosts ‘n’ stuff » / The Upbeats « Big skeleton » / Depeche Mode « Freelove » / Zomboy « Nuclear » / Beastie Boys « Sabotage » / Angus & Julia Stone « For you » / The Beatles « With a little help from my friends » / The Mars Volta « The Widow » / Buddy Guy & Junior Wells « Sweet black girl » / Rage Against the Machine « Freedom » / De Staat « Ah, I See » / Audioslave « Cochise » / Greeningen & Kai « Looking for a home » / Jeff Buckley « Dream Brother » / The Neighbourhood « How »…

Ça pourrait mieux le faire (sur un DX90) :

- Portishead « Glory Box » – le renflement du grave rend la ligne de basse très sourde et prédominante. Le reste est très bien, mais un tantinet masqué en conséquence.

- Porcupine Tree « Fear of a blank planet » – très bonne lisibilité et bonne rapidité, mais le morceau prend un côté assez mat – presque voilé, sans beaucoup de relief, très fade. Cela se retrouve sur l’image stéréo, très resserrée. Sur le même album « My Ashes » sonne très bien…

- Narkotek « Prayers » – la ligne de basse présente tout au long du morceau recouvre ici tout le reste. Ça donne une écoute « j’ai la tête dans le caisson de basse » qui rappellera de bons souvenirs à ceux qui ont vu Narkotek en free party, mais qui ne sera pas du goût de tout le monde.

- Battles « Mirrored » – le casque fait honneur à la production du morceau, et brille grâce à sa dynamique. Par contre, la ligne de basse donne une impression de distorsion et masque le reste.

De la même manière : Pixies « Nimrod’s son » / Interpol « Slow hands » / Oasis / La valse musette…

J’aurais tendance à dire que le casque n’est pas discriminant vis-à-vis des genres : tout peut bien passer (même si je dois avouer que les styles dans lesquels je trouve qu’il marque le plus son territoire sont les musiques électroniques, le classique et tout ce qui met en œuvre des voix, mais j’adore le résultat avec du hard rock).

Ce sont plus certains morceaux, soit par leur production, soit par leur sonorité, qui peuvent tomber à plat et (me) décevoir.

Pour résumer : on a un casque équilibré mais qui ne mérite à mon avis pas son titre de monitor : la bosse dans les basses fréquences (autour de 100hz ?) lui retire le droit à tout qualificatif de neutre. Et dans le détail maintenant ?

Les basses n’empiètent que très rarement sur les médiums (cf. les cas cités plus haut) et cela donne en résultat une écoute un peu « fun » et adaptée au nomadisme ; mais en rien basshead cependant. On a de l’impact et une bonne résonance, renforcés par une bonne lisibilité. Sans avoir l’extension d’un casque full size, c’est plutôt correct, même si l’on a parfois l’impression que c’est un tout petit peu plus atténué que ça ne devrait dans l’infra-basse.

Le médium est bien articulé, sans creux ni bosse audible, avec un grain, une texture appréciables. Je cherche d’autres trucs à dire sur le médium, mais ça ne vient pas. Pourtant, je l’apprécie énormément, surtout pour le rendu des voix (masculines comme féminines).

Les aigus restent plutôt doux mais avec une belle extension : pas de gros pic, mais pas d’atténuation non plus. Le Thinksound parait détaillé avec une belle séparation, sans tomber dans l’analytique. Par contre, leur niveau est un peu plus haut que les médiums, ce qui peut donner un peu de dureté sur certains rares morceaux (mauvaise pioche sur les fréquences ?) et rendre les pistes avec beaucoup de souffle assez pénibles (au revoir Furtwängler…).

Côté image, ça reste du (bon) fermé : c’est large à souhait et bien délimité, mais l’étagement en profondeur est réduit à portion congrue et celui en hauteur a décidé de prendre congé [6]. Pour la largeur, je dois quand même préciser que je retrouve un défaut que j’ai vu sur beaucoup de casques (et sur tous les fermés que j’ai essayés) : la largeur est grande, mais quasi systématiquement identique. Beaucoup de morceaux s’étalent avec le même espace, ce qui donne une impression parfois artificielle et permet à certains pianos de posséder un clavier de vingt mètres de large (c’est heureusement moins flagrant avec les dentitions des chanteurs/chanteuses). De la même manière, on n’entend assez peu les salles, et on mesure très mal leurs tailles.

On ne perçoit pas de tassement de la dynamique, plutôt élevée. L’impression de vitesse n’est pas incroyable mais reste dans la moyenne haute de ce que j’ai écouté, même si la bosse dans le grave, sans apporter de traînage, a tendance à fausser la perception.

En définitive, ça joue tous les styles (que j’écoute) très bien, avec un rendu que j’estime fidèle à la source (dans le bon et le mauvais sens) si ce n’est cette bosse des graves qui rend au final le casque assez attachant. Reste que certains morceaux tombent complètement à plat. Cela donne un côté arbitraire agaçant, puisque dans un même album (cf. Portishead ou Porcupine Tree), on pourra tomber sur des morceaux qui sonnent très bien et d’autres nettement moins. Je sais que cela peut venir également de la source et que le DX90 a certainement une part (limitée) de responsabilité dans ce constat. Il faudra que je l’associe à d’autres sources de manière plus longue pour en juger.

 

Fig5 : le casque. N'est il pas mignon, quand même ?
Fig5 : le casque. N’est il pas mignon, quand même ?

Conclusion

Lorsque j’ai passé commande du casque, directement sur le site du constructeur aux US et donc sans même savoir combien il allait me coûter au final, je ne vais pas cacher que j’avais une grosse appréhension. Je me suis même traité de « crétin dépensier et inconséquent », sachant que si je n’avais pas craqué pour deux morceaux de bois je serai parti sur un KEF m500, qui m’avait fort plu, ou un NAD HP50.

Quelques semaines plus tard, un rodage derrière moi, et pas mal d’heures d’écoute dans les oreilles, je suis rassuré et complètement sous le charme. Ok, il n’est pas sans défaut et son côté « sélect » sur les morceaux est parfois un peu agaçant, mais 95% de ce que je lui donne, il me le rend super bien et comme j’apprécie les séances « full random » [7], je suis plutôt bien tombé.

Au final, l’avantage est que je pense avoir trouvé une bonne référence pour la suite de mon parcours de casqueux, parce que sa signature est assez neutre pour faciliter les comparaisons, et assez fun pour me plaire. Je ne suis pas en train de dire que je vais en changer (c’est sans doute l’élément nomade que j’ai le plus envie de garder à l’heure actuelle), ce que je signifie c’est que si un jour je veux me prendre un casque sédentaire, j’en prendrai un qui « sonne comme le thinksound ».

Le positif :

  • Le bois.
  • La finition et le confort.
  • L’homogénéité du rendu.
  • La dynamique et le fun.

Le négatif :

  • Le câble.
  • Les accessoires (ou plutôt leur absence).
  • La housse en tissu.
  • L’aspect fragile et « déplacé » des charnières en plastique.
  • L’amour du bandeau pour les poils de chat [8].
  • Une personnalité qui le rend difficile avec certains morceaux, d’une manière parfois un peu trop arbitraire.

 

Fig6 : les cups. Je vous ai déjà écrit combien je les trouvais jolies ?
Fig6 : les cups. Je vous ai déjà écrit combien je les trouvais jolies ?

[1] : « testé », ça signifie écouté, plus ou moins longtemps, dans des conditions plus ou moins bonnes, mais systématiquement avec mon DAP et mes morceaux de musique. Ça ne signifie pas « comparé avec » ni « possédé pendant des années du coup je le connais par cœur, le truc, v’voyez ? ». Les ressentis sont « absolus », fortement contextuels et subjectifs, et liés aux notes que j’ai prises à l’écoute ou aux souvenirs que j’en ai quand de notes il n’y eut point, dans l’optique d’un achat futur.
[2] : ne comptant pas me servir de cette fonction, je n’ai même pas détaché le cordon liant le câble avec télécommande. Impossible du coup pour moi de vous dire s’il fonctionne bien ni ce avec quoi il est au final compatible, désolé.
[3] : je n’ai pas creusé la question à l’heure actuelle. Il se trouve peut-être que tout est démontable, interchangeable, remplaçable, youpi, mais à vrai dire, je n’en sais rien.
[4] : je n’ai pour autant pas réussi à nettoyer la laque de mes enceintes avec : le casque est beaucoup moins pratique qu’une lingette… déception.
[5] : je reste à portée de peur qu’elle parte avec.
[6] : pour être honnête, en reconnaissant que ma culture est limitée et mes écoutes souvent réalisées dans des conditions médiocres, je n’ai jamais entendu une image correctement déployée en 3D sur un casque.
[7] : pour simplifier : « toute la musique », « play », « lecture aléatoire » et c’est parti. Il faut accepter qu’un morceau de Nasum enregistré à la limite du clipping succède à un mouvement des variations Goldberg enregistré très bas.
[8] : je m’en fous, j’aime pas les chats !

3 réponses à “[Feedback] Thinksound ON1

  1. feedback très complet ! belle découverte ( pour une revue tu le fais en combien de tomes ? )
    des écoutes éclectiques !
    tout cela suscite beaucoup d’intérêt pour ce modèle bien placé niveau tarif en plus

  2. Yeees bonhomme, encore une revue pas trop biaisée. Pas besoin de fouiner pendant 10mn pour trouver une info utile, merci pour l’effort! Check

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