Préambule   Les Fusion ont été achetés directement chez Itsfit Lab. Itsfit Lab est une entreprise Vietnamienne basée à Hanoi et dont l’existence est particulièrement récente. Vendus actuellement à 950$, les Fusion sont des hybrides composés d’1 driver dynamique (DD, 10mm) pour les basses , de 2 armatures équilibrées (BA) pour les médiums, et d’1 […]

Loco’s Motion : Itsfit Lab Fusion

Préambule

 

Les Fusion ont été achetés directement chez Itsfit Lab.

Itsfit Lab est une entreprise Vietnamienne basée à Hanoi et dont l’existence est particulièrement récente. Vendus actuellement à 950$, les Fusion sont des hybrides composés d’1 driver dynamique (DD, 10mm) pour les basses , de 2 armatures équilibrées (BA) pour les médiums, et d’1 driver magnétostatic (8mm) pour les aigus. La coque réalisée en impression 3D semble solide et la qualité de finition est d’un très bon niveau.
Ils sont disponibles en universel ou en custom, et le feedback est fait sur un modèle universel. Le câble stock en jack 3,5mm est de très bonne facture et permet déjà de pleinement profiter de la qualité de ces intras.
https://itsfitlab.com/fusion

 

Son

 

La signature des Fusion est plutôt neutre avec un petit boost des basses et 3 pics bien audibles au sweep à 2500, 5000 et 8000Hz.
Voici les mesures de Crinacle (non compensées) permettant de comparer avec les InEar PP8 (avec bass boost).

 

 

Ce qui frappe d’entrée avec les Fusion, c’est la spatialisation. La largeur de scène est excellente, et bien au dessus de la moyenne, au niveau des PP8 et donc supérieure à ce que propose les Trinity SS. La profondeur n’est pas en reste loin s’en faut, et du même acabit que sur les Trinity SS, ce qui n’est pas peu dire. La hauteur est elle aussi de tout premier plan. Le résultat est une belle scène comme on rencontre peu, en tête certes, mais aérée, et qui permet une localisation exceptionnelle de la musique.

 

Les basses sont rapides à l’impact, comme sur des Trinity SS, mais ont un decay un peu plus lent qui amène un rendu plus doux. Elles descendent extrêmement bas avec des subs d’une texture exemplaire, et restent malgré cela très lisibles. Elles ne viennent pas du tout ternir le rendu des médiums de par leur très bonne linéarité. Les basses des PP8 sont par exemple moins présentes et plus douces, sans l’impact caractéristique d’un DD.

 

 

Le Bas-Médium (250 à 500Hz) est chaud et épais, il apporte de l’assise aux voix et aux instruments. Les Médiums (500 à 2000Hz) respirent de part le «trou» relatif vers 1000Hz puis la remontée jusqu’à 2000Hz. Le Haut-Médium (2000 à 4000Hz) centré sur le pic à 2500Hz est doux et permet aux harmoniques de bien se développer.
Le tout donne des médiums positionnés un peu en avant, d’une belle musicalité, et avec de très beaux timbres.
En comparaison, les médiums des Trinity SS sont plus en retrait en bas et plus ouverts en haut ce qui conduit à un recul de la scène et plus de dureté potentielle en fonction de sa sensibilité. Les médiums des PP8 ont quant à eux une restitution qui va dans le même sens que celui des Trinity SS, mais en moins poussé.

 

Les aigus proposés par le driver magnétostatic sont très étendus mais vous ne trouverez aucune trace de dureté ou de sibilance. Ils sont très naturels, d’une grande rapidité et lisibilité, et ne sont sûrement pas étrangers à l’ampleur de la scène. Les pics à 5 et 8kHz donnent de la vie et de l’espace à la musique, et le creux à 6,2kHz sur les mesures ne semble pas aussi présent à l’oreille.
L’aigu des PP8 est clairement plus flamboyant et plus linéaire mais coupe plus tôt. Celui des Trinity SS est un peu plus terne et semble couper un peu plus tôt aussi, mais paraît aussi rapide et détaillé.

 

 

La séparation et la transparence sont de très bon niveaux et presque comparables à ce que l’on peut trouver chez les ténors du marché actuel tels que les Elysium ou les Trinity SS, mais au dessus de ce que propose les PP8 notamment.
Par contre la définition et la résolution sont, il me semble, un peu en retrait vis-à-vis de ces mêmes ténors, et même des PP8.

 

Embouts et câbles

 

En jouant avec les embouts, j’ai une préférence pour les Whirlwind et Spiral Dots qui aèrent un peu plus le son et amènent une légèreté agréable par rapport à des Sedna. Le fit est par ailleurs remarquable.
Pour les câbles, par rapport au câble standard, le PW1950 apporte un petit plus sur tous les plans tout en gardant l’homogénéité initiale. Le PW1960 2 brins quand à lui fait reculer les médiums et propose une scène hors tête plus en arc de cercle, et un rendu plus analytique et technique.

 

Conclusion

 

Pour son deuxième modèle et premier hybride, Itsfit Lab frappe très fort en proposant pour moins de 1000€ une restitution de très haute qualité. Impact, lisibilité, densité, aération, c’est indéniablement du HDG. Il manque tout de même à mon sens de la définition et de la résolution pour venir titiller les ténors du marché cependant vendus nettement plus chers.

 

Vous retrouverez tous mes retours sur mon topic dédié, n’hésitez pas à venir y discuter !

 

« La résolution est la capacité à individualiser une voix ou un instrument, c’est donc un synonyme de détourage. »
« La séparation est la capacité à ressentir de l’espace entre les musiciens. »
« La définition est la capacité à percevoir un maximum d’informations. »
« La transparence est la capacité à retranscrire les nuances et subtilités de la musique. »

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