Préambule Project K est le nom des projets portés par Music Sanctuary, une boutique reconnues d’écouteurs intra-auriculaires située à Singapour. Un de ces projets à consisté à développer avec 64Audio, sur la base des U18t et donc constitué de 18 BA, une paire d’intras nommée Soundwriter. Des différents entre les 2 protagonistes sus-cités n’ont pas […]

Loco’s Motion : Project K Soundwriter

Préambule

Project K est le nom des projets portés par Music Sanctuary, une boutique reconnues d’écouteurs intra-auriculaires située à Singapour.

Un de ces projets à consisté à développer avec 64Audio, sur la base des U18t et donc constitué de 18 BA, une paire d’intras nommée Soundwriter.
Des différents entre les 2 protagonistes sus-cités n’ont pas permis une commercialisation pérenne de ce modèle et l’on en compte actuellement qu’une dizaine environ dont 3 sur TN. La paire qui nous intéresse aujourd’hui est même la seule paire de Soundwriter universels au monde. Le retour qui suit est effectué avec un PW1950.

 

Son

La signature des Soundwriter est une signature plutôt en W avec des petites bossent dans le haut médium (500 à 1200Hz environ), et les aigus (2,5 à 4KHz environ puis autour de 6KHz).

Les basses sont épaisses et percutantes. Plus rapides que celles de Trinity, elles sont gonflées autour de 80 à 120Hz, ce qui donne un côté un peu boomy mais toujours propre. En comparaison celles des Trinity sont centrées sur 35Hz et plus naturelles, plus texturées. Les 2 intras descendent finalement aussi bas mais le ressenti n’est pas tout à fait le même. Les PP8 sont beaucoup moins démonstratifs sur ce registre.

Les médiums des Soundwriter sont organiques, denses et chaleureux. Très texturés, ils positionnent les voix devant les instruments et relativement prêt de nous, sans toutefois atteindre les Purple en position 2/3 Warm. Ceux des Trinity sont en comparaison plus en retrait, plus mats mais encore devant les instruments là ou ils sont un peu noyés avec les PP8 .

Les aigus sont lumineux et aérés, voir brillants, mais sans jamais être agressifs ou sibilants. Leur extension est cependant moindre que sur les PP8. Sur les Trinity, l’extension est à peu prêt équivalente mais la présentation diffère car les aigus sont plus dense et mats, et on retrouve plus de matière aussi sur les cymbales.

La scène sonore est bien large, plus large que celle des Trinity et à peu prêt équivalente à celle des PP8. En profondeur les Trinity font mieux, mais les Soundwriter surpassent assez facilement les PP8.

Sur le carré magique de Sausalito (voir le rappel des définitions en fin de review), il y a beaucoup à dire. On a ici une restitution de très haut niveau sur ces 4 points cardinaux, ce qui caractérise pour moi le THDG du reste.
La séparation me semble moindre que celle des Trinity, la résolution et la transparence me paraissent équivalentes, et la définition me semble supérieure. Mais je me demande si ces impressions ne sont pas liées à une très légère réverbération que je ressent de manière quasi-systématique. Celle-ci pourrait expliquer ce message qui semble plus chargé, mais aussi ces contours moins nets et précis par rapport aux Trinity. Quand j’avais évoqué ce sujet avec Rick le patron de Hifi-Solutions à Amsterdam, il m’avait répondu «ils racontent leur propre histoire».

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Le câble de base est un PW1960 4 brins et, disons le de suite, l’association avec les Soundwriter donne un haut-médium un peu criard. Et ce problème n’est pas lié au WM1Z et se retrouve aussi sur le SP1000 (voir retour de Sausalito).

Le PW1960 2 brins est plus agréable que son grand frère sur le haut médium et on perd un peu de corps sur les bas médiums par rapport au 1950. Cela rend la signature plus aéré mais un peu plus analytique.

Enfin le OAO Gold Twelve permet de basculer vers une restitution plus smooth et détendue, moins technique et analytique que le 1950. J’ai notamment pris beaucoup de plaisir avec ce câble lors d’écoutes en vrai nomade. Le rendu semble plus musical.

Le meilleur fit et la meilleure restitution ont été obtenus à mes oreilles avec des embouts JVC Spiral Dot.

 

Conclusion

Les Soundwriter, c’est le haut du panier. La technique est mise au service de la musique, comme sur très peu d’intras que j’ai pu écouter (Flamenco, Trinity, LCDi4). Denses et épais dans les basses et le médiums, ils s’ouvrent et s’aèrent sur les aigus. Un très belle proposition dont le prix frôlait malheureusement les 4000€ avec un câble qui en plus ne leur convient pas vraiment.

Pour paraphraser Sausa, je dirai donc « les Soundwriter ou l’art d’écrire leur son ».

 

Définitions :

La résolution est la capacité à individualiser une voix ou un instrument, c’est donc un synonyme de détourage.
La séparation est la capacité à ressentir de l’espace entre les musiciens, il peut y avoir une bonne résolution avec une séparation insuffisante.
La définition est la capacité à percevoir un maximum d’informations, il peut y avoir une grande définition sans séparation ni résolution.
La transparence est la capacité à retranscrire les nuances et subtilités de la musique.

Vous retrouverez tous mes retour sur mon topic dédié, n’hésitez pas à venir y discuter !

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