Introduction   Les Erlköning sont un modèle de démonstration gracieusement prêté par Vision Ears, que je remercie au passage pour leur confiance.   Vision Ears est une entreprise Allemande basée à Cologne qui existe depuis 2013 et dont la renommée s’est notamment construite sur leur anciens modèles HDG, les VE6 et VE8. Les Erlkönig sont […]

Loco’s Motion : Vision Ears Erlkönig

Introduction

 

Les Erlköning sont un modèle de démonstration gracieusement prêté par Vision Ears, que je remercie au passage pour leur confiance.

 

Vision Ears est une entreprise Allemande basée à Cologne qui existe depuis 2013 et dont la renommée s’est notamment construite sur leur anciens modèles HDG, les VE6 et VE8. Les Erlkönig sont leur unique modèle proposé (exclusivement) en universel. Ils appartiennent à la ligne premium et sont le flagship de la gamme actuelle. Ils sont disponibles à 4200€ et sont composés de 13 armatures équilibrées (BA) logés dans des shells en argent. Ils possèdent un potentiomètre de réglage permettant de choisir entre 4 signatures.
Le câble stock en jack 2,5mm (symétrique) a été développé avec Effect Audio et est en argent OCC. Il est très souple et permet vraiment de profiter de la qualité de ces intras.

 

Son

 

La signature des Erlkönig en position 2, ma préférée et celle sur laquelle est basée ce feedback, est plutôt neutre avec un boost des basses.
Voici les mesures de Crinacle (non compensées) permettant de comparer avec les InEar PP8BB (avec bass boost).

 

 

Les basses sont bien maîtrisées et très agréables. L’attaque et le sustain sont un peu plus lents que ceux des Elysium ou des PP8BB autorisant les sons à s’épanouir un peu plus. Mais le release semble être plus court ce qui permet d’éviter l’écueil de basses molles en donnant un dynamisme aux fins de notes. Les Subs (20 à 60Hz) sont présentes en quantité supérieure à ce que l’on retrouve sur les PP8 ou les Elysium. Les Basses (60 à 250Hz) sont épaisses mais très bien définies, elles apportent une vraie assise à la restitution du message sonore. On n’a pas ici l’impact et la rapidité des basses des Trinity SS mais on retrouve de la matière et de belles subs.

 

Le Bas-Médium (250 à 500Hz) est plus chaud et dense que celui des Elysium ou des PP8BB, et rappelle un peu celui des Fusion, sauf qu’il est beaucoup plus précis et technique. Les Médiums (500 à 2000Hz) sont aérés et plus amples que sur les Elysium ou les PP8BB. Le Haut-Médium (2000 à 4000Hz) connaît un pic à 2500Hz, comme de celui des Fusion. Il chute ensuite lentement jusqu’à 4kHz là ou celui des Elysium continue de monter. De fait, le Haut-Médium est comparativement plus doux mais il garde tout de même suffisamment d’ouverture et d’espace. On est finalement assez proche de ce que propose les Elysium, mais en raison des écarts évoqués, les médiums dégagent une vraie épaisseur et intensité qui n’est pas sans rappeler celle des VE8. Les médiums sont tout simplement plus incarnés que ceux des Elysium.

 

 

Les aigus sont assez neutres avec une pente douce de 4 à 8000Hz. Pas de risques de fatigue ou de brillance, comme cela peut-être le cas pour les gens sensibles sur les Elysium. On trouve de l’air en quantité raisonnable et on n’a pas d’effet de zoom qui peut parfois être artificiel. Les aigus sonnent naturels, à la manière de ce que peuvent proposer les Trinity SS ou les Fusion. On est d’ailleurs quelque part entre ces 2 références en terme de restitution, avec toujours un sentiment d’intensité dans le son.

 

La largeur de scène est bonne, et semble un peu supérieure à celle des Trinity, similaire à celle des Elysiums mais moindre que celle des PP8BB et des Fusion. La profondeur est équivalente à celle des Elysium, supérieure à celle des PP8BB, mais inférieure à celle des Trinity ou des Fusion. La hauteur est par contre excellente. Le tout contribue à créer une vraie atmosphère assez intime mais qui ne manque cependant pas d’air.

 

Encore une fois, et comme pour les Elysium, le carré magique résolution – séparation – définition – transparence est au top niveau. La définition me semble être la meilleure jamais entendue, même au dessus de celle des Elysium. La résolution et la séparation sont au niveau de ce que propose les Trinity SS. La transparence me semble un poil moindre que sur les Elysium ou les Trinity SS.

 

 

Switchs

 

Pour Vision Ears, la position 4 est la position de référence, ou de base. J’ai réalisé très peu d’écoutes dans cette configuration car c’est une position qui, je trouve, manque de vie en haut ou en bas, et ce révèle assez fade à mes oreilles.

La position 3 augmente, par rapport à la 4, les aigus au dessus de 4kHz de 2dB. C’est la position qui dégage le plus grand raffinement. Les médiums (250 à 4000Hz) sont très proches de ceux des Elysium mais avec plus d’intensité dans le bas-médium. Il manque malheureusement de l’assise en bas avec un pic à 100Hz et des subs qui sont équivalentes à celles des PP8 sans le boost des basses.

La position 2 augmente, par rapport à la 3, la zone en dessous de 500Hz avec un +3dB à 100Hz. On perd un peu de la magie liée à l’équilibre de la position 3, mais on gagne en fondation. La scène semble un peu moins large, mais les voix sont un peu plus épaisses et centrées. Et surtout on obtient enfin un vrai slam en bas.

Enfin, la position 1 augmente, par rapport à la 2, la zone en dessous de 500Hz avec un nouveau +3dB à 100Hz. Pour le coup les basses deviennent vraiment imposantes et viennent salir un peu les médiums, moins précis et plus lointains. La restitution peut-être qualifiée de restitution en V.

 

 

Embouts et associations

 

Malgré l’essai de l’ensemble de mes embouts, je n’ai pu obtenir un fit décent qu’avec des doubles ou triples flanges (l’idéal dans mon cas) à l’insertion plutôt très profonde et au diamètre interne assez large.
Pour les câbles, par rapport au câble standard qui je le rappelle est d’excellente facture, le PW1950 fait un peu mieux sur presque tous les critères, et apporte surtout un très beau grain sur les médiums. Le PW1960 2 brins propose quand à lui, grâce à sa technique et son pouvoir d’analyse, des médiums plus raffinés et un peu plus en retrait. Du coup la scène s’arrondit un peu. Les basses sont un aussi légèrement gonflées.
Concernant l’association avec les DAP, le LPG, en comparaison du WM1Z K mod premium qui est la référence pour ce feedback, vient lisser un peu les qualités techniques des Erlkönig. Mais il propose des basses un peu plus tamisées et un médium plus linéaire et plus doux.

 

Conclusion

 

Ce qui frappe d’entrée avec les Erlkönig, c’est le raffinement et l’intensité de la restitution. Celle-ci penche légèrement du côté chaud de la force et s’appuie sur une capacité d’analyse des morceaux incroyables. Leur musicalité hors norme vous le fera cependant vite oublier et vous pourrez vous délecter sans modération de leur liqueur servie dans un écrin d’argent.

 

Vous retrouverez tous mes retours sur mon topic dédié, n’hésitez pas à venir y discuter !

 

« La résolution est la capacité à individualiser une voix ou un instrument, c’est donc un synonyme de détourage. »
« La séparation est la capacité à ressentir de l’espace entre les musiciens. »
« La définition est la capacité à percevoir un maximum d’informations. »
« La transparence est la capacité à retranscrire les nuances et subtilités de la musique. »

3 réponses à “Loco’s Motion : Vision Ears Erlkönig

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

:D :-) :( :o 8O :? 8) :lol: :x :P :oops: :cry: :evil: :twisted: :roll: :wink: :!: :?: :idea: :arrow: :| :mrgreen: