The Element est le nouveau combo tout-en-un DAC/ampli de chez JDS LABS. Cette entreprise de produits audio n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il s’agit d’un fabricant connu et reconnu, notamment pour ses amplis plus ou moins nomades (C5, O2…). Il s’agit ici de voir ce qu’il a dans le ventre. Attention, test à […]

[Preview] JDS Labs The Element

The Element est le nouveau combo tout-en-un DAC/ampli de chez JDS LABS. Cette entreprise de produits audio n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il s’agit d’un fabricant connu et reconnu, notamment pour ses amplis plus ou moins nomades (C5, O2…). Il s’agit ici de voir ce qu’il a dans le ventre.

Attention, test à plusieurs !


Préambule

Avant de commencer, nous tenons à remercier JDS Labs qui, en partenariat avec Tellement Nomade, nous a prêté The Element pendant plus d’un mois et nous a donc permis de réaliser ce test pour vous, amis lecteurs, membres ou non de la grande communauté Tellement Nomade.

 

Commençons par les présentations

The Element est composé d’un seul et unique bloc et son imposante alimentation secteur le destine à un usage sédentaire. Plutôt compact malgré tout, ce boitier présente un design à la fois simple et sobre.

Simple est également le terme qui s’impose pour les fonctionnalités:

  • une sortie jack 6,35 mm devant ;
  • une entrée USB à l’arrière ;
  • une paire de prises RCA qui, en fonction de l’option choisie, serviront d’entrée ligne ou de sortie préamplifiée, également située à l’arrière ;
  • un bouton de mise sous tension, un sélecteur de gain à deux positions et la prise de l’alimentation externe (16V) toujours à l’arrière ;
  • un (très) gros potentiomètre de volume au dessus…

…et c’est tout ! La seule chose qui dépasse réellement de The Element, c’est le bouton du volume et c’est, je trouve, une vraie bonne idée tellement il est agréable à utiliser — j’y reviendrai plus loin.

The element - devant the element - derriere
The element - dessus

L’ensemble du boîtier est noir, exceptés le pourtour du potentiomètre de volume (rétroéclairé par une lumière orangée une fois l’appareil sous tension) et les indications peintes qui sont blanches. Noir, donc, et lisse, avec des coins arrondis. Le périmètre du bouton de volume est lui légèrement enfoncé, ce qui renforce l’agréable impression générale. L’aspect est simple, épuré, sans fioritures.
L’imposant bouton de volume s’avère très pratique à l’usage, à la fois précis et fluide : un bonheur au quotidien. La gestion du volume particulièrement progressive permet un réglage pointu et précis du son.

Pour alimenter en musique The Element, vous avez le choix entre la prise USB-B, typiquement la sortie d’un ordinateur, ou l’entrée RCA. The Element a été conçu pour driver une grande variété de casques (gourmands ou non) mais aussi des écouteurs intra-auriculaires ; il faudra naturellement prévoir en ce cas un adaptateur pour brancher leur fiche, généralement en 3,5 mm, sur la prise jack 6,35 mm de l’appareil.

JDS affirme que son The Element a été conçu pour que ses utilisateurs profitent de leurs casques « sans compromis » et, dans ce but, il a été doté d’une amplification « choquante » (carrément !) et d’un DAC « ultra-propre », rien que ça ! Le slogan de l’appareil est à la hauteur de la description : « Le pouvoir d’entendre ce que vous avez manqué » !

Il ne reste plus qu’à vérifier ces propos.

Déballage

Avant de parler « son », parlons « physique » !

L’emballage est propre et sobre sans être classieux : une petite boîte carrée en carton noir. Rien à ajouter. Dans un emballage à part, on retrouve le bloc d’alimentation, régionalisé.

The Element - unboxing

Avec le DAC/ampli sont fournis, en outre, l’indispensable câble USB — connecteur type A d’un coté, type B de l’autre — ainsi qu’une petite notice explicative.

Caractéristiques

The Element est donné pour être compatible nativement avec Windows Xp, 7, 8 et 10 mais aussi avec Linux et OS X. Pour la lecture, il lui est possible de décoder les formats audio allant du 16 bit@44.1kHz au 24bits@96kHz. Pas de DSD ni de 24 bits/192 kHz. Par les temps qui courent, cela peut être un problème pour certains, à chacun de voir selon ses exigences.

Le réglage de gain peut prendre deux positions, correspondant à des facteurs, respectivement, de x1 et x4,7 ce qui permet normalement de s’en sortir avec de nombreux casques, qu’ils aient une forte impédance ou qu’ils soient orthodynamiques.

Au cours de ce test, J’ai utilisé les casques suivants :

  • Beyerdynamic T70p (32 Ohms)
  • Sennheiser HD600 (300 Ohms)
  • Beyerdynamic DT990 (250 Ohms)

Les réglages possibles se sont avérés suffisants pour tous les faire « chanter » jusqu’à un volume maximum qui, de toute façon, est bien trop élevé, même pour une écoute de courte durée, en tout cas pour moi. J’imagine que The Element pourrait alimenter sans problème des casques à très hautes impédances comme le Beyerdynamic T1. Avec les intras de test (Oriolus et Earsonics EM32), je n’ai noté aucun souffle ni de déséquilibre de la balance à faible volume.

Comme évoqué en préambule, la conception « tout-en-un» de cet appareil, avec son imposant potentiomètre central, s’avère très pratique à l’usage. Le réglage du volume est fluide et progressif, y compris sur des intras sensibles comme les Oriolus. Niveau design, la lumière légère apparaissant tout autour de la base du potentiomètre donne un aspect très classe à l’ensemble. Concernant la finition donc, aucun reproche, surtout compte tenu du prix proposé – 329 $ sur le site officiel.

Caractéristiques techniques

  • Buffer : 2x Texas Instruments LME49600
  • DAC : Texas Instruments PCM5102A
  • Impédance de sortie : 0,1 Ω
  • Puissance continue maximum : 140 mW @ 600Ω, 505 mW @ 150Ω, 1,1 W @ 32Ω
  • Puissance en crête: 1.5W @ 32Ω
  • Crosstalk (amplificateur) : -67dB
  • Distorsion (amplificateur) : 0.0009% (THD+1 @ 1kHz / 150Ω)
  • Plage dynamique (DAC) : >112dB
  • Rapport signal/bruit (DAC) : -102dB
  • Dimensions (lxhxp) : 147x41x147mm
  • Poids : 510g

C’est parti, on branche

Avant toute chose, pour réaliser ce feedback et même si j’ai testé tous les casques sous ma main pour jauger la puissance de The Element, j’ai principalement utilisé le Beyerdynamic T70p pour le mettre à l’épreuve. Première chose à prendre en compte dans mon test : le Beyer T70p est pour moi un casque neutre, j’ai presque envie de dire « froid » car ce n’est pas ma signature préférée à la base. (Comme je possède par ailleurs des EM32, vous vous en serez certainement douté.)
Deuxième point : les écoutes se sont faites principalement sur du Rock (et dérivés : Queen, Muse, Coldplay, Police…), de l’Acid Jazz (Jamiroquai), un peu de Pop, de Soul et de Jazz (Michael Jackson, Adèle…)… et plein d’autres choses.

A peine raccordé, The Element est immédiatement reconnu par mon Macbook Pro (comme la plupart des DAC d’ailleurs). J’ai seulement à le choisir dans les préférences de « sortie ». Je branche le casque et lance en mode aléatoire la playlist que j’ai préparée spécialement pour le test.

The Element - macbook

  • Première phase : j’enclenche « play » et me laisse porter, tranquillement, je profite de la musiques sans réfléchir ; j’écoute sans écouter, je me laisse aller… La meilleure partie quoi !
  • Deuxième phase : c’est bien beau mais maintenant il faut que « j’écoute » plus attentivement, que j’essaie de distinguer les particularités de ce DAC pour pouvoir réaliser ce test. Ca peut être « moins sympa » que de se laisser porter, mais c’est aussi très révélateur de ses attentes, de ses envies, de la façon dont on souhaite « entendre » sa musique et donc c’est au final très instructif. Je ne peux d’ailleurs que conseiller à tous de passer par cette phase-là.
  • Troisième phase : voilà le moment de la rédaction des impressions. Pas forcément facile de placer les mots sur des ressentis ! M’enfin on se lance…
  • Quatrième phase : la comparaison avec le reste de mon matos. Certains se demanderont : pourquoi en dernier et pas avant de commencer la rédaction ? Simplement par « peur » d’être « influencé » ou « perturbé » et pour ne pas décrire des ressentis qui correspondraient à tel autre DAC, tel autre ampli…

Commençons par la signature : d’une manière générale, j’ai trouvé que The Element était globalement neutre, plutôt transparent et qu’il n’apportait pas de coloration au signal. Par contre, il saura se montrer « nerveux » et percutant quand il le faut. Voyons cela plus en détail avec le Beyerdynamic T70p sur les oreilles…
Commençons par les voix.

J’avoue que j’ai plutôt l’habitude d’une signature dite « chaude » avec des médiums en retrait. Ici, les voix sont comme légèrement mises en avant. Du moins elles semblent plus proches de l’auditeur, mais elles ne prennent pas le dessus sur le reste du spectre pour autant : elles ne masquent pas le reste du message. On a simplement la sensation d’être proche de l’interprète sans aller jusqu’à l’impression d’être assis à coté de lui ; on n’est pas non plus dans le public : je dirais qu’on occupe la place privilégiée des présentateurs TV, tel Nagui dans Tarata : devant le premier rang. Il en résulte une reproduction très propre et fidèle des timbres, détaillée, tant des voix masculines que féminines. On se surprend (en tout cas moi) à se retrouver focalisé sur la (ou les) voix sans s’en rendre compte, à trouver des nuances, des subtilités dans leur restitution que l’on ne connaissait pas ou dont on n’avait pas conscience jusque là. Je me suis même mis à tenter de disséquer leur rendu !

C’est clairement un virage dans ma manière d’écouter ! Et le plus surprenant, c’est que je l’apprécie vraiment beaucoup alors même que je ne pensais pas que cela était pour moi.

Les aigus et les hauts-médiums sont bien équilibrés les uns par rapport aux autres. Les premiers montent haut et il n’y a pas de « creux » ni de « cassure » entre les deux registres. Le message est propre, avec un bon niveau de détails, y compris lorsque la musique devient plus complexe. On appréciera également la séparation entre les différents instruments : il est facile de placer/discerner les instruments et de se concentrer sur l’un d’entre eux pour en apprécier la reproduction. Concernant les éventuelles sibilances, je n’en ai noté aucune, ni non plus de stridence ou de brillance dans les aigus. Cela dit, je n’y suis pas particulièrement sensible (le T70P étant à classer parmi les casques avec un rendu montant) et cette impression est certainement à confirmer par d’autres testeurs.

Et les graves dans tout ça me direz-vous ?
Et bien, La signature a beau être plutôt dans la catégorie neutre, je vous rassure : les graves sont traités avec soin et respect.

Bien définis, percutants, ils bénéficient d’un rendu qui n’est jamais gras ni traînant. Encore une fois The Element traite cette partie du spectre avec neutralité et respect mais j’aurais tendance à dire que ça ne descend pas très bas.
Son rendu est tout en tension, en rapidité, en vivacité. Les graves ne sont clairement pas traînants, pas « ronds » : ici pas d’impression de grande profondeur, d’ampleur ou de basses enveloppantes ; tout est dans le « sec » et l’impact. C’est très plaisant sur de l’Acid Jazz et cela marche aussi avec du Rock, mais un peu moins sur la Pop ou la Soul où l’on s’attend à un rendu plus rond, plus enveloppant voire plus profond de cette partie du spectre. Attention, ce n’est pas mauvais, mais il y a sûrement mieux comme restitution des graves pour ce type de musique. Pour les mêmes raisons, les amateurs de signatures chargées dans le bas du spectre passeront leur chemin.

Comparativement au combo Vali/Modi, on peut dire que les deux systèmes partagent la même philosophie et la même signature neutre. Cependant, je dirais que The Element offre une restitution plus aérée, plus dynamique et qu’il a surtout plus de punch dans la délivrance du message musical. On y gagne un peu partout mais principalement dans le bas du spectre. La scène sonore donne l’impression de s’ouvrir un peu plus. Entendons nous bien : avec le combo Schiit on n’a pas l’impression d’être confiné ou d’avoir une ambiance « intimiste ». Simplement, avec The Element, c’est encore un peu plus réaliste. On gagne en profondeur de scène également, mais c’est plus subtil sur ce point.
L’impact est par contre nettement plus marqué, notamment sur les guitares, basses et batteries qui ne sont, sur l’appareil de JDS Labs, pas plus enveloppantes ni plus rapides mais plus vivantes, plus « présentes ». Le bas du spectre donne donc logiquement l’impression d’être légèrement plus en retrait sur le combo Schiit que sur The Element.
Globalement, l’écoute est plus agréable sur The Element que sur le combo Schiit.

Conclusion

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié The Element et, j’ai passé d’agréables moments d’écoute avec lui. C’est vraiment un bon combo DAC/ampli, transparent, qui permet de profiter pleinement de la signature du (des) casque(s). Cette transparence sera très appréciable pour ceux qui possèdent plusieurs systèmes d’écoute et qui souhaitent que la signature de ces derniers ne soit pas dénaturée ou changée par l’électronique.

Sa puissance lui permettra de driver de très nombreux casques, sans forcer ni donner l’impression de manquer de pêche. Son réglage de gain le rend d’autant plus polyvalent sur ce point.
Son gros bouton de volume est également une très bonne chose, un régal à utiliser, précis et progressif.
Sa conception monobloc aux dimensions contenues est un autre de ses très bons points. De fait, il ne prend pas trop d’espace sur un bureau ou dans un meuble audio. Cela permettra également d’envisager sans problème son transport dans un sac ou une valise pour l’emmener en déplacement avec soi, pour le bureau ou les voyages, en gardant à l’esprit qu’il faut quand même une prise électrique pour l’utiliser. S’il pouvait être alimenté par une batterie, à la manière d’un Alo Panam qui en dispose en option, cela serait le quasi sans-faute.
Le point noir est donc bien pour moi son bloc alim qui n’est pas à la hauteur du reste — lourd, imposant, peu pratique…
Autre défaut : la limite du taux d’échantillonnage maximum à 24bits/96 Khz. Bien qu’il ne s’échange que très peu de fichiers de qualité supérieure, se pose la question du futur. En effet, il est possible que le format 24 bits/192 kHz devienne un « standard » dans quelques mois ou années, au moins pour les plus audiophiles d’entres nous. D’ailleurs, si certains possèdent déjà des morceaux en DSD ou en 24 bits/192 kHz ils considèreront cela comme un handicap (même s’il est possible de convertir ces fichiers là vers un format compatible).

Reste que, maintenant que j’ai pu tester The Element et le comparer à mon combo Schiit, je dois dire que je suis très tenté par son achat. Ce n’est pas du haut de gamme, bien sûr, mais ça n’en a pas la prétention selon moi. Malgré son prix, légèrement élevé dans son secteur tarifaire même si justifié par ses nombreuses qualités, il est possible que je craque prochainement pour lui.

Feedback de Corde

Déballage

Le packaging du The Element est basique, mais efficace : une boîte contenant The Element, une aide sous forme de carte (dont le seul conseil est d’aller chercher des informations sur le site de JDS Labs — merci Captain Obvious !) et une carte de contrôle qualité. L’alimentation, elle, est fournie dans une boîte séparée.

The element - knob

Construction

Le design est plutôt classieux, pas très haut, pas trop volumineux, mais idéal pour trôner discrètement sur un meuble télé design ou un bureau sans faire hurler vos proches. La molette, pièce centrale de The Element, est très précise, particulièrement pour les faibles volumes : même à moins de 10% de sa course, sur mes EM32, le réglage reste très fin. On notera un déséquilibre droite-gauche sur les volumes particulièrement faibles, mais avec des EM32 au quotidien nul besoin de descendre aussi bas. En revanche, si vous avez des intras particulièrement sensibles et que vous écoutez à bas volume, il n’est pas impossible que cela pose problème. Autre revers de la médaille, la molette présente un jeu certain sinon un certain jeu, mais étant donné que le Element est sédentaire et non nomade ça ne pose guère de soucis. Il est à noter que le réglage de volume associé au potar est analogique — contrairement à beaucoup de sources même haut de gamme qui utilisent une atténuation numérique — ce qui explique la finesse du réglage de volume. À mes yeux, le Element est donc une franche réussite, avec un des plus agréables réglages de volume que j’ai pu croiser en audio ; en même temps, vu que le design tourne (sic) beaucoup autour de cette molette, c’est plutôt rassurant de voir que sa conception a été soignée.

À noter — comme vous le voyez sur mes photos — : The Element a tendance à attirer énormément la poussière, à tel point que dans certains environnements cela peut poser problème, voire causer des frottements audibles sur la molette ; mais n’ayant pas eu plus de six mois le Element en ma possession, je ne peux pas confirmer ce point.

Niveau son…

Les tests ont été réalisés avec un Audeze LCD2 (32Ω, 91dB/mW), un casque sédentaire très gourmand, à la sonorité plutôt sombre et chargée en basses, et des EarSonics EM32 (34Ω, 116dB/mW), une paire d’intras moulés relativement peu sensibles (pour des intras), plutôt taillée en V — c’est-à-dire dotée d’un surplus de basses et d’aigus par rapport à des écouteurs équilibrés.

Sur l’Audeze. Le Element cache une grosse réserve de volts, et le volume est déjà suffisant pour moi au quart de la course du potentiomètre — et pourtant je fais partie de ceux qui écoutent fort. Le rendu est plutôt détaillé, même si on peut noter un manque d’ouverture et de tenue dans les basses, voire même un manque de basses par moment. Néanmoins, le résultat n’est ni fatiguant (alors que l’Audeze peut facilement le devenir), ni bouché (grâce à des aigus plutôt fins et présents en quantité). Je précise que j’utilise au quotidien mon LCD2 avec un des meilleurs amplificateurs transistors sous les 1000€, le Schiit Mjolnir (amplificateur particulièrement adapté à l’Audeze).

Concrètement, pour être plus exhaustif, le LCD2 sonne avec The Element de manière relativement dense — sans atteindre le niveau que confère mon ampli habituel — et détaillée. C’est plutôt léger en bas (pour un LCD2), les médiums sont plutôt charnus et texturés (ça sonne « plein ») et les aigus, comme dit plus haut, sont fins, doux et bien présents (le point fort de The Element). Les reverbérations sont par exemple très bien rendues sur Youth, de Daughter , la sensation d’espace sonore est cohérente et réaliste, et le LCD2 ne sonne pas confiné du tout.

Le contrat est donc rempli, pour ma part… tant que c’est une version fluide et douce du LCD2 qui est attendue. Si c’est la version gorgée d’impact et de testostérone qu’on veut, je ne serai pas si catégorique.

Sur les EarSonics. Ici, The Element propose à mes oreilles un rendu proposant beaucoup d’espace, tout en gardant la cohérence et le réalisme entendus sur l’Audeze, avec des basses légèrement sèches et fort bien maîtrisées, des médiums transparents et pas trop en retrait, des aigus toujours doux mais détaillés — plein d’harmoniques. La corpulence des timbres, elle, est toujours présente, même si à mon avis les EM32 sont déjà fort bien pourvus de ce côté-là sans que cela nécessite une aussi bonne source. Du coup, avec les EarSonics, le contrat est également rempli pour moi, surtout que la molette permet de régler le volume avec finesse. C’est à mon avis le meilleur appairage que j’ai pu tester à ce jour avec ces intras.

The element - LCD2

Conclusion

The Element délivre donc un son plutôt clair ainsi que fluide, analytique sans perdre réellement de vue le plaisir d’écoute, et conviendra donc a priori à tous les matériels sombres et denses, hormis les plus exigeants, et probablement moins aux casques ou intras déjà clairs et très ouverts à l’origine.

Et toi, est-ce que tu l’achèterais, cet Element ?
Bonne question. Je pense que si je devais avoir un seul et unique produit dans un gabarit compact, le Element serait facilement dans le haut de la liste : le prix est contenu, c’est un tout-en-un (qui permet aussi d’alimenter un ampli enceintes si on choisit l’option idoine), il n’est pas très gros (même si je m’attendais à beaucoup plus petit), et il alimente raisonnablement bien mon matériel, des intras à l’orthodynamique. Néanmoins, je pense que sur la durée je pourrais m’ennuyer avec, appairé à un LCD2. Cela étant, pour une écoute canapé_whisky_au_coin_du_feu je signe sans trop de problème tant il est compliqué de faire sonner l’Audeze « relax mais pas bouché », surtout à bas volume.

La réponse est donc : oui, je le prendrais, mais avec un bémol, puisque je ne suis pas sûr que je resterais sur The Element si mes moyens me permettaient mieux, à cause du LCD2, très exigent sur l’amplification notamment dans les basses. Mais sur le reste des casques que je connais, c’est un sans faute pour le tarif !
Pour moins de 500€ (beaucoup moins même puisque le prix est de 329 dollars) c’est un des choix les plus intéressants que j’ai pu voir sur le marché, avec l’Alo Audio Panam, bien évidemment (même si ce dernier est un amplificateur seul, , DAC Ampli également, se trouve plus cher et n’est de toute façon plus produit).

7 réponses à “[Preview] JDS Labs The Element

  1. Super review, je l’ai bien aimé ce ptit JDS Element à la CanJam. Je pense qu’avec un ptit HD650 ça formerai un joli combo à tarif contenu. La clarté du Element offre certainement un bel équilibre au Sennheiser !

  2. Sympa les retours

    je trouve dommage voire rédhibitoire que ce type de DAC/amp sédentaire ne comporte pas d’autres entrées que l’USB

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