Qui es-tu ignoble brique ? Quand le C4 sort ses griffes sur la toile, la moitié des aficionados de baladeurs le trouvent disgracieux. Qui est-il pour venir ébranler notre quiétude… celle ci même qui nous permettait d’apprécier nos Ipod, baladeurs Sony, Samsung ou autres Cowon avec leurs mêmes écran de 3 pouces et quelques, tactiles, […]

Test : Colorfly C4

Qui es-tu ignoble brique ?

Quand le C4 sort ses griffes sur la toile, la moitié des aficionados de baladeurs le trouvent disgracieux. Qui est-il pour venir ébranler notre quiétude…

celle ci même qui nous permettait d’apprécier nos Ipod, baladeurs Sony, Samsung ou autres Cowon avec leurs mêmes écran de 3 pouces et quelques, tactiles, sous android ou autres, et toute ressemblance avec un firmware existant ne serait que pure coïncidence.
Et le C4 lui ? Que fait-il au milieu ? Qu’est ce qu’il vient mettre la pagaille dans nos beaux baladeurs clonés ? Pour la peine, on va le critiquer, le trouver moche et gros, comme nos congénères qu’on aime dévaloriser par plaisir. Alors oui, il est bien trop imposant. Surtout à l’heure où les Ipod et autres miniatures mélomanes et tactiles fleurissent dans toutes nos poches de jeans. Ce C4 a un look vintage volontairement tape à l’oeil, ringard, mais qui se veut presque Dandy . Sans parler de sa fainéantise de ne vouloir s’occuper que du minimum syndical. De la musique et c’est tout. Pas de vidéo, pas d’applis inutiles sympas à ajouter. Pire, même pas de radio. C’est dommage, avoir Cauet nous hurler dans les oreilles, mais avec une voix juste et audiophile, on a loupé quelque chose. Il fait même pas réveil. Quelle honte. Mais on n’en fait quoi du coup de ce gros mastodonte tout droit sorti d’un bal costumé de geeks ? Et bien on le sort à peine, parce qu’il est trop gros, et qu’il aura déformé toutes les poches de vos jeans et en plus, on a limite honte. Quand tout le monde s’ébahira ironiquement devant vous avec des « ouah, cool ton walkman, il est autoreverse ? » et autres pseudo blagues à hurler de rire (non je ne suis pas aigri, c’est juste que les gens ne sont pas drôles, j’y peux rien), ca vous aura passé l’envie de le sortir fièrement. Et l’argument « mais il a un super son » que vous rétorquerez ne modifiera pas l’oeil vide qui s’est moqué de votre baladeur 5 secondes avant votre plus bel argument.

Mais lors de la sortie de cet OPNNI « Objet Presque Nomade Non Identifié », bah moi je l’ai trouvé chouette. Décalé, et justement à contre courant de la course effrénée au nanisme à tous prix orchestrée par la mode et surtout abaissant de ce fait la qualité musicale. Oui car c’est comme ca, on veut du petit, du joli, du tactile. Malheureusement la qualité se paie encore à coups d’électroniques plus imposante que ce que peut supporter un Nano. Alors des boites comme Hifiman ou Colorfly ont misé sur ce dernier point. Quitte à ne pas avoir le choix d’être imposant, autant le revendiquer et se foutre ouvertement des modes esthétiques. Et à jouer du contre courant justement…

Colorfly a axé leur communication sur l’aspect luxueux, les matériaux nobles (marketing à base de photo de petit burin artisanal et de copeaux de bois) et les composants dits audiophiles. Quand la pub est bien faite, ca peut être vendeur, mais là, sur leur site, on peut penser que c’est un peu too much quand même.
Et surtout, ils mettent clairement en avant leur convertisseur pouvant décrypter le 24bits 192khz, summum de la branlette suprématie audiophile. Je vous fais grâce de mon point de vue sur un tel suréchantilonnage sur un baladeur, même audiophile.

Alors voila, oui j’aime cet esthétique décalée, je le trouve même beau mais au départ je n’aimais pas beaucoup les boutons. Mélange de deux mondes esthétiques un peu différents. Puis je m’y suis fait. Mais, ce curseur qui semblait être la commande de volume, je ne croyais pas beaucoup à la praticité voulue (allait-il bouger tout seul une fois le baladeur dans la poche etc). Mais honnêtement, dans son ensemble je le trouvais très chouette esthétiquement, même recherché dans son approche vintage. Sorti tout droit de Star trek. J’imaginais Spock ne pas entendre le capitaine Kirk lui parler parce qu’il écoutait son Colorfly.
Totalement décalé et je trouve ca pas mal de la part d’un constructeur, qu’il ne nous sorte pas une énième brique noire.

Mais oui, mesdames et messieurs, je vous le concède, malgré sa bonne volonté de nous attirer vers lui, il est gros, donc peu pratique et un peu bizarre esthétiquement. Alors pourquoi aurait-il sa place dans le panthéon des baladeurs audiophiles ?

Oui pourquoi hein..pourquoi tant de haine…Parce que le C4 c’est un peu Je t’aime moi non plus. On l’aime et on le déteste. Mais on ne s’en sépare pas. Enfin pas moi en tous cas. Bon, on remarque quand même qu’il y en a peu d’occasion, cela révèle une chose : il se revend donc peu (ou alors, il s’en est peu vendu tout court).

Le graal du baladeur nomade passe par un cahier des charges tellement exigent… Mais, quand même, par-dessus tout, on cherche une vraie qualité de reproduction. Le HM801 avait déjà piqué ma curiosité. Mais je l’avais écouté et je n’avais pas aimé cette chute auditive réelle ressentie dans les extrêmes aigus. On perdait clairement en ouverture, finesse, fins de note etc..Bien sûr, il a d’évidentes autres qualités auditives.

Il me semblait d’après les comptes rendus que le C4 ne souffrait pas de cette particularité. Donc me voila avec le C4 dans les mains.
Alors pourquoi, sans l’avoir écouté, on va craquer et l’acheter lui ?

- Parce qu’il avait des boutons physiques pour changer de pistes ! (et ô monde cruel tactilien, je n’en peux plus de ton sacro-saint monopole..car oui je me sers d’un baladeur quand je fais d’autres choses que de le regarder fixement afin que mon gros doigt tombe bien sur l’endroit précis qui exaucera ma volonté d’un simple changement de piste)
– Parce que les comptes rendus auditifs étaient prometteurs
– Parce que la mémoire interne de 32 + 64Go possible sur carte donnait 96Go de stockage
– Parce que j’aime l’esthétique

Ca me semblait suffisant. Avais-je tort de sous-estimer les futurs déconvenues insoupçonnées.. ? N’avais je pas mesuré l’étendue de son côté obscur ? (vous entendez la musique hitchkockienne qui rend insupportable ce terrible suspens ?)

II. Déballage et prise en mains

Pas grand-chose à dire sur le déballage. En main, il est plus léger qu’on ne le penserait en le voyant. Donc bonne nouvelle. Et il est aussi laid beau que sur les photos.

Sinon, on réalise vite qu’il est effectivement imposant. Un peu comme un HM801 ou DX100. Donc pas forcément le plus pratique à transporter en vrai nomade. Personnellement, ce n’est pas un vrai inconvénient pour moi. Mais à l’heure où tout ado écoute sa musique à partir de téléphone, il est vrai que le C4 peut prêter à sourire.

Baladeur audiophile = contraintes obligatoires ?

Nous le savons..le HM801, le studio V, etc..ont des lacunes évidentes à l’utilisation. Plantages, lenteurs d’utilisation, firmware très léger, manque d’option et de paramétrage perso, cartes non reconnues, etc.. ce qui donne de violents accès de colère contre nos petits protégés, on se met à les détester, parfois on les jette sur le lit (pas le courage d’avoir un vrai accès de colère pour le fracasser contre le mur). On a payé cher l’envie d’être différent, d’avoir un baladeur que peu ont, mais des fois c’est dur de faire des choix que seuls nous comprenons. Cela est d’autant plus dommage vu le prix que nous les payons ces baladeurs.

Le C4 fait il exception ?

Non.

Clairement, des aberrations apparaissent au fil de l’utilisation.
Donc voici la liste des « je n’en veux pas car » :

- Le fameux 24bits/192khz n’est disponible seulement qu’en wav. Il ne sait donc pas décoder le 192 ou mêmele 96 sur du flac.
– La plus grosse aberration (que je n’ai rencontrée nulle part ailleurs): le classement des dossiers et fichiers sur le C4 se fait par ordre chronologique et non alphabétique. Là je vais développer car c’est assez hallucinant. Copiez une vingtaine de dossiers sur le C4. Déjà ils apparaitront dans l’ordre où la copie se fera (donc amis windowsiens, vous savez que ce n’est pas forcément le 1er alphabétiquement parlant qui sera écrit sur le disque etc..)Puis 1 mois après, copiez des nouveaux dossiers. Et bien, ils vont se retrouver tout à la fin de la liste sur le C4, eux même surement dans le désordre entre eux (même s’ils commencent par A ou B), et même chose à l’intérieur des dossiers, pour les fichiers. Donc au bout d’un moment, on se retrouve avec des listes dans le désordre complet et il est pratiquement impossible de retrouver un artiste, un morceau etc..sauf à tout faire défiler jusqu’à tomber dessus ! Donc en gros, on a David Bowie puis c’est un peu dans l’ordre puis tout à coup Adele (c’est un exemple hein..commencez pas), puis les B, puis on repasse au E, puis à la fin, on retrouve un Alphaville etc… J’aimerais tellement discuter avec les concepteurs du firmware..pour entendre leurs explications… surtout que ca, c’est pas compliqué à faire ! J’ai donc envoyé un mail à Colorfly à ce sujet. Mais bizarrement, aucune réponse. Pour info, ils sont très au courant de cette étrangeté, car sur leur propre site, dans les faq, ils répondent eux-mêmes que pour avoir l’affichage dans l’ordre alphabétique, il faut utiliser CopyInOrder ! Ben voyons… Mais bien sûr, après moult essais, ca ne marche pas mieux.
– Le C4 ne sait pas faire de lecture aléatoire sur tous les dossiers. Mais uniquement dans le dossier en cours (donc dans un seul album en gros).
– Il ne sait pas mélanger les deux mémoires. Mais bon, c’est logique, vu qu’il ne sait déjà pas sortir de son propre dossier en lecture aléatoire
– Il est assez lent en utilisation (mais ca reste gérable. Bien que, quand vous devez aller chercher un morceau ou un dossier loin dans la liste, il y a de quoi voir rouge quand on voit la lenteur rapidité de défilement)
– N’oubliez pas de l’éteindre car il ne sait pas s’éteindre tout seul, donc vous le retrouverez, à l’agonie, sans batterie, si vous le posez sur le bureau en oubliant de l’éteindre
– Il ne sait pas reprendre la lecture où il en était quand vous l’allumez
– Des coupures apparaissent quand vous écoutez un morceau et que vous allez rechercher un autre morceau sur l’autre mémoire. Passer de mémoire interne à externe donne quelques coupures de musique. Pas grave non plus ca.
– Il n’est pas gapless ! ca, ca m’énerve que ce ne soit pas automatique sur les baladeurs
– Pas d’eq user…ca c’est pareil, franchement…

Et dans les « Portnawak, vous êtes à côté de la plaque, il est juste génial car » :

- Le son !
– Il gère le gapless par les cue
– Il ne plante jamais
– Le bouton de volume est bien pensé. Car il a une résistance naturelle qui lui permet de ne pas bouger quand le C4 est dans la poche ou ailleurs. De plus, baisser ou augmentez le volume, ne sort pas le C4 de la veille (l’écran reste éteint) donc c’est bien pour la batterie. Tellement bien pensé et facile, qu’on se surprend à bouger le volume tout le temps, juste pour se faire plaisir avec un petit accès d’adrénaline et hop et on rebaisse immédiatement. Dur de revenir à deux petits boutons classiques numériques qui ne sont pas immédiats et qui ne sont pas proportionnels dans leur course après avoir utilisé le C4…
– Il accepte les cartes de 64 Go
– Les menus sont faciles et intuitifs (bon certes, le firmware est tellement simple que le contraire fut étonnant)
– Utilisable comme vrai convertisseur externe à partir d’un pc par l’entrée Spdif
– Utilisable comme interface numérique (anti jitter) entre un pc et un convetrisseur (entrée spdif puis sortie spdif)

II. L’écran…ah l’écran

Quand on l’allume, l’écran déroute aussi un peu. Qui a pondu cet écran. C’est Rodolphe des pubs free ? Il a trouvé un nouveau job ? Nan parce que ces deux échelles qui ne servent à rien et occupent 50% de l’écran, va falloir qu’ils s’expliquent quand même.

Ca c’est sûr, ni Samsung, ni Apple ne feront de procès pour plagiat. Seul Colorfly aura cette interface. Car au beau milieu de l’écran, on a une règle, comme nos règles d’écoliers, graduée et tout, donc super moderne hein, statique en plus et qui traverse l’écran de gauche à droite. C’est un bug d’affichage ce truc c’est pas possible. Vous vous demandez quelle est son utilité ? Moi aussi.
Et dessous, on a un tiret vertical qui bouge tout seul. Il estpas superénervé d’ailleurs. Mais déjà, lui, il me stresse. Il est sensé bouger selon la dynamique de la musique j’imagine. Mais je cherche encore. Le décalage entre les dynamiques entendues et ce fameux curseur qui joue au « tu me vois -tu me vois pas » rend toute information utile inexistante. En plus il ne bouge pas moins ni plus selon le niveau d’écoute. Ca aurait pu refléter le niveau de sortie. Oui on sait jamais, des fois qu’on lui aurait trouvé une utilité à cet hyper actif très fatigué. Et ben non même pas.

IV. Les menus

Simplistes. Le C4 ne met que 4-5 secondes à booter. En même temps, vu le firmware, s’il mettait le même temps que Seven….
A l’allumage, on accède au choix de la mémoire interne ou externe. Elles ne peuvent pas se mélanger. fâcheux.
Un petit indicateur non précis de batterie se situe en haut à droite.
Une fois rentré (par le bouton rouge central) dans la mémoire voulue, on accède à la liste des dossiers. On monte ou descend avec les flèches du haut et du bas mais aussi avec celles de droite et gauche. Un long appui sur la touche M accède au paramétrage : Mode lecture, éclairage, langues..mais aussi le paramétrage de sortie audio dont l’activation de la sortie Spdif et la phase (trop fort…sans commentaire). Un menu du choix de l’entrée audio également est présent (pour activer l’entrée Spdif notamment).
Pour les Eq, ils ne se trouvent pas dans le menu mais directement par la touche située en bas à gauche avec la petite note de musique. En appuyant dessus, on fait défiler les différents Eq (Normal, Jazz, rock..). Evidemment, ils ne servent pas à grands chose. Bien que sur des EM3, le réglage Jazz convient particulièrement bien.

V. Le son

Le plus important me direz-vous. Mais quand même, une utilisation laborieuse décourage des fois. Et il y a une chose de sure. Nous, potentiels acheteurs de ce genre de baladeurs, avons des habitudes d’utilisation de nos baladeurs souvent bien définies dont il est difficile de se passer. Certains écoutent les albums entièrement. Donc ils ne prêteront pas attention à la lecture aléatoire sur tous les dossiers mais seront plus gênés sur l’absence de gapless. D’autres, écoutent par artistes, donc le classement ou recherche par tags peut être importante. D’autres, comme moi, sont des zappeurs fous et totalement maladifs, et écoutent donc en full shuffle, etc.. donc certains défauts d’utilisation peuvent être rédhibitoire pour certains ou insignifiant pour d’autres.

Mais le son lui….

J’ai testé le C4 avec le T5P, les EM3-Pro, et sur pas mal de musique différente. Mais aussi surtout sur mes morceaux fétiches écoutés sur chaque test de matériel, comme par exemple Spechless de Michael Jackson. J’en ai déjà pas mal parlé mais ce morceau est très intéressant, car au délà du micro particulier utilisé, la voix a énormément de richesse harmonique. La réverbération est volontairement typée et très particulière, le timbre naturel (grain) de la voix doit ressortir distinctement par rapport à la coloration du micro utilisé. Rares sont les enceintes et casques sachant retranscrire cela. Et surtout, cette richesse harmonique sur cette intro est très facilement différente d’un appareil à l’autre, d’un casque à l’autre, donc c’est une très bonne loupe.

1. Le souffle

Le C4 a une qualité enviable par beaucoup d’autre baladeurs. Son rapport signal/bruit. Le C4 est exempt de tout souffle. C’est d’ailleurs tellement évident à l’écoute qu’on redécouvre les morceaux calmes. Entendre une voix emplie de vrai silence entre les notes est un vrai bonheur. Cela rend aussi la dynamique bien plus évoluée et percutante que sur les autres baladeurs. Les micro informations, petits signaux, deviennent clairs, évidents, présents, distincts. Même sur des ears à haut rendement comme les EM3 (122db), le souffle est absent. C’est donc un vrai bonheur et c’est difficile de revenir en arrière après cela. Certes, cette qualité se savourera quand même mieux dans un environnement calme.

2. Le grave

Sec, précis, mais rond quand il le faut. Il pourrait sembler un peu court mais il est très juste au contraire. Je n’ai pas grand-chose à dire sur le grave. Si ce n’est que le C4 gère très très bien la montée en puissance. Je m’explique… sur pas mal d’amplis nomades, ou baladeurs dits plus puissants que la norme (Cowon, Fuze rockboxé, etc..) la puissance sonore se fait au détriment de l’équilibre. Et quand on « pousse » le volume, ca gueule souvent plus que ce qu’il faut, et le médium aigu devient plus présent que le bas registre et rend l’écoute fatigante voire déséquilibrée. Sur le C4, c’est assez étonnant à quel point on a l’impression d’augmenter le volume d’un ampli de salon et non d’un baladeur. Preuve d’une très bonne gestion de la partie ampli. Et donc le grave s’en trouve amélioré car totalement tenu et surtout totalement présent, et toujours équilibré. Heureusement d’ailleurs, car malgré les spec, le volume maximal en sortie reste raisonnable au regard d’autres amplis nomades (TTVJ, Ibasso, etc..). Donc attention aux casques ayant une faible sensibilité quand même. Le C4 a de la pêche à revendre et est puissant mais il ne drivera pas n’importe quoi non plus.

3. Le médium

Point fort du C4, le médium est ouvert, aéré et très précis. Le C4 est une machine extrêmement détaillée, ca fourmille et c’est précis. J’adore. Ce qui saute aux oreilles, ce sont ces détails enregistrés hors phase ou avec le micro éloigné par exemple, on garde la précision tout en ayant une énorme spatialisation et un vrai ressenti 3D. Le medium n’est pas du tout coloré, il est au contraire très réaliste, avec une superbe dynamique. Il est par contre assez différent du médium du DX100 par exemple, qui lui, a une meilleure spatialisation mais semble moins détaillé. Néanmoins, pour avoir écouté les deux, il est difficile de les départager. Car chacun apporte un vrai plus que l’autre n’a pas. Le DX100 est clairement moins ouvert en haut et n’a pas l’extension dans l’aigu que possède le C4. Mais le DX100 a cette capacité d’envelopper l’auditeur et l’aération est son point fort, cela est digne des très bon dacs.

4. L’aigu

Autre point fort du C4 avec son médium. Il peut paraitre puissant, ciselé, présent, dynamique, et d’ailleurs il est tout ca. Son point fort est qu’il se confond merveilleusement avec le médium, ne se démarquant pas du tout. Cela rend donc l’écoute très ouverte en haut et très dynamique. Curieusement, il ne semble pas monter très haut et on aurait presque envie d’avoir plus de finesse dans l’extrême aigu à partir de 14khz environ. Alors, oui avec le T5P, qui est LE mauvais élève de l’extrême aigu, ca se ressent immédiatement mais l’énergie du C4 dans le médium aigu arrange quand même beaucoup les choses sur le T5P, ca vit beaucoup plus en haut. Avec des EM3, on a moins de finesse en haut qu’avec un Fuze…mais par contre, TOUT est beaucoup mieux, on est enveloppé par le son, il y a du corps, de l’assise, un médium plein et défini. On se rend compte ici que même sur des ears réputés très faciles à driver, un vari baladeur puissant transcende des moulés.

5. Bref : Le son en général

A l’écoute, de toute facon, on sent clairement la démarcation avec les petits poucets de la musique nomade. Un ipod ou un Fuze (même tous deux rockboxés) sont assez anémiques face à un C4. On change de catégorie. L’apport indéniable reste cet équilibre sur tout le spectre quand on monte le son. Tout vient en même temps, au juste niveau et ca pousse de partout. Et franchement, ca encourage à écouter à des volumes déraisonnables, alors que sur d’autres appareils, on en serait vite fatigué. La précision est aussi un domaine qui saute aux oreilles. Flagrante, elle sert la musique et ne lui enlève rien de sa beauté.
Alors on aimerait quoi de plus ? et bien qu’il ait le côté cotonné, moelleux, l’envoutement, et la spatialisation qu’apporte le DX100. Mais honnêtement, pas grand-chose de plus.

6. Les sorties analogiques

Le C4 a une sortie 3.5 et une autre 6.3. La mini jack est fait pour driver les intras et la 6.3 pour les gros lourds (je parle des casques). Bon j’ai bien essayé les deux. Honnêtement, en définitive, ears ou T5P, j’utilise uniquement la 6.3.
Au début, et Space Cowboy l’avait bien noté, brancher des ears sur la sortie 6.3 surprend. On note un grave assez présent. Cela semble se rétablir sur la mini jack. Mais quand on écoute plus en profondeur, c’est simplement qu’on envoie un « gros son » dans sa totalité sur ces petites choses. J’avais eu la même sensation en branchant mes EM3 sur des amplis de salon. Mais la sortie 6.3 apporte un vrai plus sur la globalité, un son très plein, que n’a pas la sortie mini jack. De plus, le volume maximum peut sembler insuffisant sur la mini jack, selon le niveau des enregistrements. La sortie 3.5 reste quand même assez anémique.

Alors du coup ?

Du coup, pas grand-chose à lui reprocher sur le son. C’est surtout sur le firmware qu’on est vraiment dérouté. Comment peut-on passer autant à coté… Les concepteurs utilisent ils vraiment leursproduits ? Ils ne se disent pas que c’est bizarre de passer de Jeanne Mas à Partenaire particulier dans la liste ? (je tiens à souligner que mes exemples ne reflètent absolument pas mes gouts musicaux, toute ressemblance avec des personnes connues n’est que pure coïncidence). Y’a une commande vocale cachée que je n’ai pas découvert pour retrouver un morceau ou un artiste ? J’ai eu une version Beta -25 ? Ca me fait penser au test de batterie que font les marques pour annoncer la durée de leur batterie. Il allument le téléphone ou le baladeur, le pose sur une table et le font fonctionner jusqu’à ce qu’il s’arrete. Bingo, 25 h ! Oui sauf que c’est de la lecture continue et donc ca ne reflète pas du tout l’utilisation réelle. Nous, on change de morceau (donc on sollicite le processeur, l’écran..), on monte le son, on va dans le menu,etc..et on se retrouve avec un baladeur qui tient 15 au lieu de 25 annoncés. Ils ont dû faire pareil colorfly. Ils ont allumé le C4, l’ont posé sur une table, et ont lancé la lecture, sans l’utiliser vraiment. C’est bon il marche ? ok, on le commercialise. Y’en a pas un qui s’est aperçu des bévues du firmware..? Ou alors le développeur du firmware a recu en cadeau son propre C4 lors de la commercialisation, puis il l’a utilisé chez lui, et s’est suicidé. Du coup, ils n’ont plus personne pour améliorer le firmware. Je sais pas. Nan parce que quand même les mecs, on est à l’heure de windows 8, de l’Imac et autres Android ou rockbox bordel, réveillez-vous.

Malgré tout ca, le C4 est un appareil attachant, ne serait-ce qu’esthétiquement, et le son étant à la hauteur, à la réponse On garde ? C’est Oui.

A bon écouteurs…

Test réalisé par drahtaar

3 réponses à “Test : Colorfly C4

  1. Bonjour,
    Je m’intéresse au c4 et j’ai lu qu’il n’acceptait qu’une micro de 32go soit 64go total et vous indiquez 96 go total. Pouvez vous me confirmer que vous avez pu mettre une micro de 64go?
    Je m’interroge également sur le problème de bruits rencontré par certains lors d’écoute sur la sdhc.
    Avez vous rencontré ce cas?
    Merci par avance!

  2. Merci beaucoup pour ta réponse, c’est une très bonne nouvelle!
    Vu que la faq colorfly indique 32go je préférais avoir une réponse sûre avant de faire un achat inutile.
    Bonne journée!

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