EarSonics est un des vieux briscards de l’industrie des écouteurs sur-mesure, pratiquement une institution dans le petit (mais grandissant) monde des fabricants de Custom In-Ear Monitor. Qui plus est, c’est un constructeur qui a jusqu’ici échappé aux récentes frasques du marché de l’intra haut de gamme : toujours plus de drivers (la compétition ayant depuis […]

[Test] EarSonics S-EM9

EarSonics est un des vieux briscards de l’industrie des écouteurs sur-mesure, pratiquement une institution dans le petit (mais grandissant) monde des fabricants de Custom In-Ear Monitor.

Qui plus est, c’est un constructeur qui a jusqu’ici échappé aux récentes frasques du marché de l’intra haut de gamme : toujours plus de drivers (la compétition ayant depuis longtemps dépassé le stade de la douzaine par oreille), toujours plus de voies (les architectures à cinq voies, longtemps considérées comme le Graal de l’intra-auriculaire, ont laissé depuis peu place à six ou sept voies), toujours plus cher (certains marques plongeant dans un délire tarifaire longtemps cantonné au traditionnel monde des enceintes), toujours plus de design alambiqué, au point de faire des intra-auriculaires haut de gamme un accessoire de mode.

EarSonics s’était tenu à l’écart de cette démesure — « Pas d’intérêt pour nous » — et, à l’aune de la grande qualité de leurs produits —un peu chers eu égard à la concurrence toujours plus féroce ayant explosé ces trois dernières années, mais 100% made in France –, nous étions tentés de leur faire confiance.

Mais voilà qu’un beau matin de l’été 2015, la marque d’Occitanie laissa traîner un teaser à la fois très explicite et très énigmatique, ornant crânement le chiffre 9.

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Dix pages de spéculations plus tard sur le forum de Tellement Nomade (et le triple sur le forum américain Head-Fi), la marque annonça la sortie de leur nouveau fleuron, un intra universel à 9 drivers conception maison et 3 voies ; à défaut d’avoir contenu le nombre de drivers, EarSonics est resté raisonnable sur le nombre de voies. À l’aune de la qualité de leur procédé 3 voies, il y’avait de quoi rester confiant.

Et tout cela pour la bagatelle de 1500 euros.

Passée la surprise du prix vint l’envie irrésistible d’écouter ce qui était, dans la bouche d’EarSonics, un grand pas de géant dans leur gamme audiophile. C’est ainsi qu’après une longue attente – la production ayant débuté de manière quelque peu chaotique (sortir des drivers de zéro n’est jamais une chose facile) — Tellement Nomade a pu se procurer une paire de S-EM9 grâce à la gentillesse d’EarSonics, pour quelques semaines de test.

Généralités

Votre serviteur est équipé aujourd’hui d’EM32 (fleuron de la gamme pro chez EarSonics), après deux ans et demi passés avec des EM3pro (l’ancien fleuron), deux écouteurs sur-mesure très chargés dans la section grave, au rendu des timbres assez différents. Le tout sur le vénérable — mais toujours d’actualité — Colorfly C4pro, aux médiums enjôleurs.

Les S-EM9 ont été testés pendant trois semaines sur une vingtaine de morceaux, essentiellement sur le C4pro, mais aussi sur des sources bien plus modestes (un ordinateur portable et un smartphone), ainsi que brièvement sur quelques autres baladeurs haut de gamme (l’excellent Questyle QP1R notamment).

Déballage, packaging, look’n feel

EarSonics a toujours été chiche sur le packaging de ses produits, même haut de gamme, et les S-EM9 ne font pas une exception ; le principal reproche que je formulerai portera sur les embouts fournis : d’un côté, vu le très faible prix des embouts compatibles que l’on peut trouver sur internet, ça n’a rien de rédhibitoire (verre d’eau à moitié plein), d’un autre côté, au prix de l’ensemble, ça n’aurait pas nécessairement été un luxe d’en fournir plus (verre d’eau à moitié vide). Chacun verra donc midi à sa porte, pour ma part, les bi-flanges fournis par EarSonics me sont allés comme un gant et le confort était tout à fait raisonnable… pour des intra-auriculaires universels. Mais nous y reviendrons plus en détail ultérieurement.

Adjointe aux embouts se trouve une housse de protection semi-rigide, là où certaines marques proposent une boîte totalement rigide type Pelican. Mais comme je commence à bien connaître la solidité des écouteurs d’EarSonics, je ne pense pas que ce choix de boîte soit une mauvaise chose.

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La solidité, parlons-en. EarSonics a développé pour ses écouteurs sur-mesure un nouveau procédé, le ProShell, qui consiste en une impression 3D de leur acrylique. À la base développé pour leur gamme S-EMx, afin d’obtenir une régularité de fabrication d’un modèle à l’autre (régularité que beaucoup de marques ne proposent pas, y compris parmi les casques très haut de gamme), ce procédé a ensuite été transféré aux nouveaux modèles d’écouteurs sur-mesure. Les avantages : une canule bien moins profonde mais sans perte d’isolation (mon second coude auditif me remercie depuis que j’ai sauté le pas), un très grand progrès ergonomique en somme.

De plus, EarSonics propose un acrylique particulièrement solide : il m’a fallu plus de deux ans et un traitement tout sauf bienveillant pour que mes EM3pro cèdent (fracture complète [et propre] de la conque droite, aller simple aux urgences des moulés), ajoutez à cela les progrès réalisés en deux ans chez EarSonics à la fois concernant la qualité d’acrylique et de production, et vous obtenez par exemple mes EM32 qui sont increvables. En un mot comme en cent, les S-EM9, faits du même bois que les écouteurs sur-mesure, seront extrêmement robustes, et, pour peu que vous en preniez soin (par exemple en les rangeant systématiquement dans une housse semi-rigide), il est fort à parier qu’ils vous tiennent de très longues années.

Le câble stock, quant à lui, n’a rien de particulier : pour en avoir eu de nombreuses années, il n’est ni extrêmement robuste, ni très fragile. Avec son jack coudé il sera néanmoins relativement durable et son remplacement se fera à un tarif modeste.

EarSonics a réussi à proposer un design assez stylisé sans verser dans le tape-à-l’œil, tout en mettant bien en avant le nombre de drivers de leur nouveau modèle : voyez donc cela en images.

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Tolérance

Un point important à mes yeux concernant la qualité d’un modèle d’écouteurs – trop souvent mis de côté notamment outre-manche –, c’est la tolérance. Autrement dit, la capacité à bien sonner en dépit d’une source modeste, à donner le meilleur de lui-même sans devoir investir dans un câble qui coûte pratiquement le prix de l’intra, et, enfin, à ne pas massacrer les enregistrements peu soignés.

Ce qui était une constante dans la gamme EMx et S-EMx d’Earsonics – qui a toujours proposé des intras qui sonnaient très bien, quel que soit le câble adjoint, y compris le câble stock – est toujours d’actualité avec leur nouveau vaisseau-amiral !

Pour ce qui est de la source, tout comme les EM32, les S-EM9 sonnent remarquablement bien, même si un passage sur une source de meilleure qualité apporte un gain bien perceptible : j’ai pris du plaisir à profiter des S-EM9 sur une sortie jack d’un vieux macbook pro (certes pas l’ordinateur à la pire sortie casque du marché) tout autant que sur mon fidèle C4pro.

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Les S-EM9 ne nécessitent donc pas de se prendre la tête sur la source ou le câble pour profiter de sa musique, et ce qui a longtemps été une grande force d’EarSonics est un gros point positif pour ces écouteurs, même s’ils coûtent très cher.

Isolation

Un point un petit peu plus litigieux. Étant habitué à des écouteurs moulés, et n’ayant jamais supporté les universels, l’isolation est un des principaux griefs que je nourris envers les S-EM9, mais sans que cela ne soit particulièrement spécifique au fleuron d’EarSonics.

En effet, l’ergonomie d’une paire d’écouteurs se base sur le triptyque isolation-confort-qualité sonore : pour bien isoler, il faut bien souvent sacrifier soit le confort (et rendre l’écoute sur de longues heures pénible), soit la qualité sonore (avec un rendu sonore étouffé lorsque l’intra est trop enfoncé), soit un mélange des deux. De la même façon, obtenir le rendu sonore le plus abouti demande bien souvent de sacrifier copieusement l’isolation (notamment quand on veut préserver la scène sonore). Enfin, pour obtenir l’entièreté de la section basse, un minimum d’isolation est nécessaire, parfois au détriment du confort (surtout pour les petites oreilles quand la canule est grosse).

C’est à mon sens le principal avantage des écouteurs moulés, qui permettent d’avoir les trois simultanément ! Bien sûr, vous pourrez toujours avoir plus d’isolation avec un universel en particulier qu’avec un moulé (par exemple, équiper des embouts triflanges sur des Etymotic ER4P enfoncés au deuxième coude), ou plus de confort, mais vous n’aurez jamais les trois en même temps.

De plus, le manque d’isolation amène un biais supplémentaire : l’utilisateur, forcé de monter le volume, va dénaturer quelque peu le son de l’universel, qui sera moins chargé en basses et beaucoup plus crispant dans les aigus.

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Les S-EM9 ne font pas mieux que la concurrence sur ce point-là, et il m’a été nécessaire de sacrifier un des trois points pour préserver les deux autres. En intérieur, l’isolation fut laissée pour compte (tout en en gardant suffisamment pour profiter des excellentes basses des S-EM9), en extérieur le confort. En conséquence, le rendu sonore le plus convainquant fut en intérieur, au calme.

Le son

Dans la gamme EarSonics, trois modèles m’ont particulièrement plu : les EM4, pour leur capacité à proposer une très grande tolérance, une scène très fluide et un rendu presque poétique (au prix du sacrifice de l’impact et du corps des notes) ; les EM3pro, pour leur capacité à produire à la fois un son puissant et des médiums parfaitement maîtrisés (bien qu’ils soient très datés et que l’on produise techniquement bien mieux depuis) ; les EM32, enfin, pour un rendu tout aussi brutal que les EM3pro, mais considérablement plus détaillé, avec une scène sonore ample, au sacrifice malheureusement de l’emphase dans les médiums (mais ce modèle est spécifiquement dédié aux musiciens, il s’agit d’un réel parti-pris et non d’une erreur de conception). J’ai longtemps nourri l’espoir (utopique) qu’EarSonics sorte un croisement entre ces trois approches de la musique, un intra qui soit à la fois doux et poétique sans sacrifier l’impact et la puissance de leur gamme pro.

Bien que cet espoir relève du fantasme audio et qu’aucun produit audio ne sera jamais idéal, quel que soit son prix et la débauche technologique employée, il s’avère qu’EarSonics a produit avec les S-EM9 de loin leur copie la plus convaincante et cohérente.

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Sortant de près de neuf mois avec les EM32, ma première réaction en chaussant les S-EM9 — passée la désagréable impression de quitter le monde des charentaises sur-mesure pour l’inconfort de l’universel — fut un monumental décrochage de mâchoire à l’écoute des premières notes, dont l’attack and decay était bien au-dessus de leur précédents modèles.

 


L’enveloppe sonore ADSR

Un des formalismes les plus parlants pour décrire une note est l’analyse de son enveloppe ADSR — Attack – Decay – Sustain – Release, ce qui traduit donne attaque – reflux – maintien – extinction.
Un schéma valant mieux qu’un long discours :
Source : wikipedia.
L’impression de vivacité pour un casque est principalement véhiculée par une phase d’attaque très courte, que nous appellerons par la suite les transitoires.

 

 

EarSonics propose donc ici des écouteurs particulièrement vifs, aux transitoires fulgurantes ; cet aspect m’a sauté immédiatement aux oreilles et ce qui fut une des très grandes qualités des anciens EM4 est poussé encore plus loin sur les S-EM9.

Les basses

La gamme musicien d’EarSonics a toujours été chargée en basses, quoi qu’aient pu affirmer ses plus fervents inconditionnels : les EM3pro étaient une usine à basses, les EM32 une usine à infra-basses, avec un manque de contrôle sur des morceaux déjà chargés — ce qui n’était en rien gênant pour une écoute nomade, bien au contraire, mais qui pouvait gêner sur une écoute sédentaire. La gamme audiophile sombrait moins dans ce travers, mais pouvait par moment sembler un petit peu trop sage, surtout les EM4.

Les S-EM9 proposent quant à eux un rendu très solide dans cette partie du spectre, à la fois très vif et avec beaucoup d’impact, tout en conservant une texture et un détail impressionnants. Ils descendent aussi bas dans l’infra-grave que les EM32, tout en étant bien plus maîtrisés et sans la surabondance spectrale de ces derniers ; les basses des S-EM9 sont également plus sèches et plus texturées, et de fait plus localisées dans l’espace.

Le rendu est certes moins hors-normes que des Spiral Ears SE5 reference, mais il s’agit de loin du moulé le plus abouti dans sa restitution des basses, avec un rendu très proche de ce que peuvent proposer des casques orthodynamiques. Les S-EM9, eux, proposent un rendu plus typique des drivers BA, mais particulièrement réussi et cohérent ; à mes oreilles, le meilleur de l’histoire d’EarSonics.

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Les médiums

Après des EM3pro aux médiums très en avant, puis ceux des EM32 franchement en retrait, les S-EM9 sont à mi-chemin, ni trop en avant ni trop en retrait. Étant un grand amateur de médiums, cela correspondra donc chez moi à un léger manque de médiums.

Plus concrètement, les médiums des S-EM9 ne sont pas, contrairement aux basses, un gros cran au-dessus des anciens fleurons ; ils sont néanmoins une brillante synthèse de ce qui a pu être fait jusqu’à présent chez EarSonics. On retrouve la fluidité des EM3pro et des EM4 mariée au sens du détail des EM32 et des (S-)EM6, tout sonnant en définitive très juste. Le niveau de détail (id est, la perception de chaque élément sonore) et la résolution (la capacité à restituer toute la tessiture de chaque élément enregistré) sont excellents et tout à fait au niveau de la concurrence, donnant à l’ensemble un réalisme assez incroyable (bien aidé par l’excellente scène sonore, comme nous le verrons plus bas).

Les aigus

Je ne suis pas un treble addict, et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai toujours apprécié la gamme EMx d’EarSonics, capable de restituer assez d’aigus pour ne rien perdre de la musique, mais sans en faire trop. Ici, les S-EM9 proposent l’EMx le plus pourvu en aigus de leur catalogue, ce qui n’est pas a priori ma tasse de thé. Mais force est de constater qu’ils sont très agréables et détaillés, jamais agressifs quand le volume sonore reste raisonnable… ce qui n’est malheureusement pas possible dans un environnement bruyant, en raison de la faible isolation de ces universels.

En environnement calme, les S-EM9 proposent donc une profusion d’aigus plus que bien maîtrisée, aigus qui donnent à l’ensemble un rendu agréablement détaillé et convainquant : du très haut niveau.

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La scène sonore

EarSonics a su faire du moyen comme du très bon sur la scène sonore ; celle qui m’a le plus marqué étant sans conteste celle proposée par les EM4, très fluide et à la présentation parfaite à mon goût. Les EM3 étaient bien plus confinés, les EM32 plus amples mais bien moins fluides que les EM4.

Sur ses S-EM9, EarSonics propose quelque chose qui me rappelle fortement les EM4, avec une approche presque aussi fluide, ainsi qu’une grande cohérence et une juste place pour chaque instrument.

La section basse des S-EM9 étant moins excessive que celle des EM32, la scène sonore semble bien plus aérée, aidée par une restitution des aigus très précise. Chose assez rare pour être notée, la séparation scène droite/scène gauche (qui donne aux écouteurs et aux casques une impression de présence physique bien moins palpable que sur des enceintes) est ici bien maîtrisée et le réalisme atteint est bien supérieur à ce que la gamme musicien d’EarSonics sait faire.

Encore une fois, sur ce point, les S-EM9 ne sont pas à mes oreilles considérablement au-dessus de leurs prédécesseurs, mais ils opèrent de nouveau une bien brillante et convaincante synthèse du pedigree EarSonics.

En conclusion…

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EarSonics a pris son temps pour renouveler sa gamme audiophile par le haut, et il est indéniable que la marque occitane n’a pas bâclé sa copie, bien au contraire.

Des médiums sauce EarSonics, les S-EM9 reprennent la philosophie — ce qui est quelque part une bonne chose tant ce rendu a su charmer nombre d’audiophiles (moi le premier) — tout en constituant un sublime condensé de leur savoir-faire, en poussant plus loin que leurs prédécesseurs leurs qualités techniques : c’est tout en réalisme et en détail sans sacrifier la musique sur l’autel de la technique ; force est de constater que ladite sauce prend parfaitement.

Sur d’autres aspects, en particulier la rapidité des transitoires et les extrémités du spectre sonore, EarSonics est en revanche allé bien au-delà de ses habitudes, et ce rendu global extrêmement convaincant est une brillante avancée dans leur gamme.

Pour terminer sur une appréciation plus personnelle, la qualité, le rendu et la présentation de la scène sonore, conséquence directe de la répartition finalement assez équilibrée des différentes sections du spectre — preuve s’il en est que le procédé 3 voies a encore de beaux jours devant lui — me permettent enfin de désigner un successeur aux ancêtres EM4, aux qualités si indéniables et aux défauts si attachants.

EarSonics propose donc une restitution sonore très cohérente et complète, qui ne pourra comme d’habitude convaincre tout le monde. C’est une très belle façon de remercier les amateurs de longue date de la marque, car le fabricant occitan propose un rendu à la croisée des différentes approches de la gamme EMx, réunissant les qualités de cette même gamme.

Il s’agit tout simplement de l’IEM à la signature la plus équilibrée de la gamme EMx/S-EMx à l’heure actuelle.

Mais il serait faux de ne voir en ce nouveau fleuron qu’une simple synthèse, car sur certains aspects les S-EM9 vont bien plus loin que tout ce qu’EarSonics a fait jusqu’à présent, notamment sur le travail autour de l’enveloppe ADSR.

Le seul bémol que je formulerai, et qui n’est pas vraiment imputable à EarSonics, mais à la conception des écouteurs, c’est qu’ils ne sont pas moulés. Ce qui pour ma part impliquera toujours un sacrifice du confort ou de l’isolation, hélas. Mais les contraintes industrielles et économiques ne permettent pas de produire en grande quantité et à un prix raisonnable des moulés, et c’est donc un choix totalement défendable d’EarSonics, dont je ne peux pas leur tenir rigueur.

Pour avoir proposé un intra-auriculaire d’une telle qualité, qui ne sombre jamais dans l’excès de technique tout en proposant une réelle avancée par rapport à ses prédécesseurs (ce qui justifie largement les 550€ de surcoût par rapport aux S-EM6, qui leur sont inférieurs sur tous les points), les S-EM9 méritent une note subjective de 4,5/5, le demi-point étant enlevé parce qu’il ne s’agit pas d’écouteurs moulés et que j’en suis un inconditionnel. Mais si vous n’êtes pas comme moi hermétiques aux universels, alors le niveau vaisseau-amiral d’EarSonics mérite toute votre considération tant le rendu final est réussi, et décroche ainsi une note globale de 5/5.

Vivement une sortie en version moulée !


Nous adressons tous nos remerciements à EarSonics pour le prêt de ces intras.


8 réponses à “[Test] EarSonics S-EM9

    1. Actuellement, aucun. Les SEM9 sont une bonne synthèse du savoir-faire ES, mais sont aussi un cran au dessus de leurs moulés actuels. Les EM4 ont leur harmonie, les EM32 ont leur qualités techniques, mais EM4 et EM32 ne sont pas si semblables.

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