Universels, les intras sont cette semaine moulés, avec un test des Aether, le modèle très haut de gamme de Lime Ears. « Dans les sciences anciennes et de l’époque médiévale, Aether (Greek: αἰθήρ aithēr), qui s’écrit également æther ou ether, est désigné sous le terme quintessence ; il est la matière qui remplit la région […]

[Test] Lime Ears Aether

Universels, les intras sont cette semaine moulés, avec un test des Aether, le modèle très haut de gamme de Lime Ears.


« Dans les sciences anciennes et de l’époque médiévale, Aether (Greek: αἰθήρ aithēr), qui s’écrit également æther ou ether, est désigné sous le terme quintessence ; il est la matière qui remplit la région de l’univers au-dessus de la sphère terrestre. Le concept d’éther a été utilisé de nombreuses théories pour expliquer des phénomènes naturels tels que le déplacement de la lumière et la gravité » (Source : Wikipedia).

La première fois que j’ai entendu parler des Aether, leur nom a particulièrement piqué mon intérêt. Il s’agit en effet d’un nom très ambitieux pour un produit audio. Lorsque j’en ai parlé avec leur créateur, Emil Stolecki, il m’a expliqué qu’il lui était venu de manière assez naturelle, parce qu’il voit l’éther comme l’élément fluidique qui transporte l’information, mais aussi parce que l’éther était le cinquième élément… tout comme les Aether qui comptent cinq transducteurs.

Dans les temps anciens, l’éther était associé à sa première lettre (Æ), et cette première lettre était représentée par un triangle dans les premiers alphabets slaves. C’est donc tout naturellement qu’Emil a utilisé le triangle avec la lettre T inscrite pour représenter l’éther, ainsi que le O de Lime Ears.

Maintenant que le décor est planté, voyons si les Aether sont à la hauteur de ces promesses.

Conditions de test

J’ai mis en œuvre ma procédure de test habituelle : un mois entier d’écoute exclusive des Aether, puis quelques comparaisons avec mon matériel, le tout quasi exclusivement sur ma liste de morceaux de test (voir les détails plus bas). Je les ai ensuite écoutés pendant deux mois en conditions réelles, c’est-à-dire en parcourant ma discographie de manière plus ou moins aléatoire. Enfin, j’ai réalisé quelques écoutes sur des styles spécifiques afin d’étudier certains détails.

Au total, j’ai environ 175 heures d’écoute, dont une dizaine sur mon iPhone 6S seul, une quinzaine sur l’iPhone 6S avec le Headstage Arrow 5TX, une cinquantaine avec le Schiit Gungnir Multibit et le Lyr2, et une cinquantaine avec le Questyle Audio QP1R.

Pour ce qui est des câbles, j’ai fini par m’arrêter sur le Linum Music, ayant au préalable essayé le câble fourni avec les intras, le Linum BAX et le câble argent Zee’s (merci à Zyg pour son prêt). Ce choix a été fait pour des raisons exclusivement ergonomiques, car je n’ai pas trouvé que la signature des Aether changeait en fonction des câbles –en fait, les seuls intras pour lesquels j’ai trouvé que les câbles impactaient la signature de manière réellement significative sont les Harmony 8 Pro).

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D’habitude, j’écoute la musique à un volume bas, voire très bas, c’est-à-dire entre 8 et 12 en gain 0 avec le QP1R dans un environnement calme. Dans le RER parisien, je me situe plutôt entre 13 et 18. Cependant, pour ce test, j’ai plusieurs fois monté le volume à très haut niveau sur des périodes courtes afin de voir le comportement des Aether dans cette plage de fonctionnement. Ces tests m’ont montré que la signature ne change pas de manière significative avec le volume. Aussi, je pense que ce qui suit devrait être pertinent pour tous les audiophiles, quel que soit leur volume d’écoute.

Les Aether ne posent pas de problème d’appairage dans mon expérience, et le meilleur couple a été obtenu avec le QP1R (y compris face au Gungnir Multibit avec le Lyr2). Ils offrent un rendu excellent avec toutes les sources, y compris les moins puissantes. Un simple iPhone 6S vous donnera assez de fun pour taper du pied et avoir l’air bizarre dans le métro (true story). Leur sensibilité n’est néanmoins pas telle qu’ils posent des problèmes de sensibilité au souffle, comme les Shure SE846, par exemple.

Aether

Dernier détail : mon exemplaire Aether m’a été fourni dans le cadre d’un test, mais j’ai fini par les acheter. Un grand merci, donc, à Emil pour sa confiance et pour les nombreuses discussions techniques que nous avons eues (étant ingénieur de formation, je suis toujours curieux de connaître les détails de conception).

Généralités

En regardant les différentes prises de vue, vous pourrez constater que la qualité de fabrication de Limes Ears est exceptionnelle. De tous les intras moulés que j’ai eus entre les mains (Earsonics, Earwerkz, Custom Art, Lear Audio, Unique Melody), Lime Ears partage avec Earwerkz la première place. Leur qualité de fabrication m’apparaît tout simplement parfaite. J’avais demandé à Emil une coque transparente pour étudier cet aspect, et je dois avouer ne pas avoir été déçu : l’attention apportée aux détails est tout simplement bluffante. Mais je pense que des photos seront bien plus parlantes à cet égard.

Aether

Aether

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La commande s’effectue par e-mail, et Emil fournit des instructions spécifiques pour la prise d’empreintes. Celle-ci est d’ailleurs différente de ce que j’ai connu jusqu’à présent, car il demande de garder deux doigts entre les dents pendant la prise (au lieu de un habituellement). Je vous recommande d’emmener avec vous des mouchoirs car, avec deux doigts entre les dents pendant cinq minutes, vous allez en baver (littéralement) ! Cette méthode semble néanmoins être efficace, car j’ai avec les Aether le meilleur confort et la meilleure étanchéité que j’ai expérimentés parmi tous les intras moulés que j’ai possédés (les Ei.XX ne sont pas loin). Il faut ensuite envoyer une photo des empreintes à Emil pour qu’il les valide.

Pour faire court, les Aether sont des intras à cinq transducteurs (un pour les infrabasses, deux pour les basses, un pour les médiums et un pour les aigus), quatre voies, trois tubes et un interrupteur pour augmenter les infrabasses. Les options de personnalisation incluent la gravure des faces, ainsi que leur réalisation en bois / acrylique / fibre de carbone, avec une option « machine à remonter le temps » (des morceaux de mécanisme d’horlogerie de montres sont alors incrustés sur la face). Concernant l’interrupteur, j’étais (comme tous ceux qui ont vu les Aether) très inquiet de sa solidité. Et bien j’avais tort. Il est parfaitement solide et n’a pas bougé pendant la durée de ce test.

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Mon modèle a été personnalité au moyen d’une coque en gris transparent, avec des façades en bois « black icewood » et l’option machine à remonter le temps.

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Le câblage à l’intérieur des coques ainsi que la gravure en couleur du numéro de série permettent de différencier d’un coup d’œil l’écouteur droit de l’écouteur gauche.

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Le temps de fabrication varie entre 4 et 6 semaines, ce qui est relativement classique. Il m’a fallu cinq bonnes minutes pour ouvrir le colis qui les contenait, alors soyez préparés et armés d’un couteau bien aiguisé ! Le paquet dans lequel Aether est livré est aussi standard que complet : une boîte Pelican, un outil de nettoyage, un câble détachable, et les intras moulés bien sûr !

Aether

Tous les contacts avec Emil ont été très agréables, et son temps de réponse moyen par e-mail est inférieur à 24 heures. Je suis sûr que vous apprécierez votre commande et surtout l’humour d’Emil.

Maintenant que nous en avons fini avec les figures imposées (soyons honnêtes : nous aimons tous que nos intras soient jolis, mais ils sont avant tout faits pour être écoutés !), passons aux choses sérieuses.

Le son

L’analyse portera sur la scène sonore puis les différents registres.

Scène sonore

Pour vous donner une référence, je possède des Harmony 8 Pro (depuis la pré-commande), des Spiral Ear 5-way Reference et un HD800. J’aime donc les scènes sonore vastes (bien que la scène sonore des Spiral Ear 5-way Reference ne soit pas si grandes que ça). J’ai aussi fait partie de l’équipe des testeurs des Massdrop/Custom Art Ei.XX. Donc quand je dis vaste, c’est vaste.

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Concernant la largeur la scène sonore, celle des Aether est plus petite que celle des Harmony 8 Pro, bien que la différence ne soit pas énorme. En revanche, dès que l’on considère la profondeur, les Aether présentent une scène beaucoup plus profonde. La première chose qui m’a frappée quand j’ai commencé à écouter mes écoutes, c’est l’impression d’avoir plusieurs nappes de musique qui venaient vers moi depuis différentes profondeurs dans la scène sonore (ainsi que des aigus vraiment étonnants, mais j’y viendrai plus tard).

En fait, c’est la première fois que le mot « étagement » prend un tel sens à mes oreilles avec des intras. J’ai vraiment l’impression que chaque source sonore est située à un emplacement bien précis, avec sa propre profondeur, et émet séparément des autres sources. Cela ne veut pas dire que la musicalité est sacrifiée pour autant : nous n’avons pas affaire à un monstre analytique sans cœur. Ce qui se passe c’est que la séparation dans la dimension de la profondeur présente les détails d’une manière que je n’avais jamais expérimentée auparavant. C’est vraiment beau sur les morceaux qui mélangent de voix (ou ceux qui présentent un retour de voix). À ce sujet, il se trouve que la plupart des morceaux que j’adore ont soit deux voix, soit un retour de voix. Avec les Aether, j’ai découvert au moins 15 nouveaux morceaux de ce type, c’est-à-dire des morceaux que j’adore mais pour lesquels je ne savais pas qu’il présentait plusieurs voix.

L’un dans l’autre, je peux donc dire que les Aether présentent la meilleure scène sonore que j’ai expérimentée avec des moulés, parce qu’elle est à la fois large, profonde et précise (vous ne m’entendrez pas parler de la hauteur de scène car j’écoute principalement du rock et de la pop). Là où les Aether font vraiment la différence par rapport aux Harmony 8 Pro, c’est que ces derniers ont une scène plus large, mais grâce à la quantité d’aigus ajoutés au-dessus de 12 kHz, ce qui déforme dans le même temps la scène, car la profondeur ne suit pas. J’ai donc l’impression que, sans cet ajout d’aigus, la scène sonore des Harmony 8 Pro serait plus cohérente (à la manière de celle des Aether), mais deviendrait assez nettement plus petite dans toutes les dimensions.

Basses

Comme je l’ai déjà écrit, je ne suis pas un amateur de basses, même si je dois reconnaître que les Ei.XX m’ont fait découvrir que je les aime plus que ce que je croyais. J’aime les basses qui sont texturées, rapides, et surtout pas boursouflées. De ce point de vue, les Aether collent bien à mes goûts.

Aether

La quantité de basses est significativement plus importante qu’avec les Harmony 8 Pro. C’est selon moi la base de la signature des Aether, que je qualifierais d’équilibrée afin de ne pas utiliser le mot neutre. Par équilibrée, j’entends le fait que la quantité d’aigus, de médiums et de basses me paraît semblable ; il en résulte une signature qui n’est ni claire ni sombre, qui présente de l’air sans pour autant être aérée.

La vitesse et l’impact des basses sont excellents, tout comme ceux des infrabasses. Concernant ces dernières, et plus particulièrement leur quantité, il y en a clairement moins qu’avec les Ei.XX (ce qui est à mon goût), plus qu’avec les Spiral Ear 5-way Reference, et significativement plus qu’avec les Harmony 8 Pro. Si vous activez l’interrupteur d’infragraves, vous en aurez encore plus. À mon avis, cela déséquilibre la signature dans un environnement calme, mais peut être utile dans le métro. L’interrupteur ne me semble peser que les infrabasses, avec une influence qui décroît à partir de 60 Hz, pour mourir à 100 Hz (j’ai utilisé des fichiers .wav monofréquence pour détecter si l’interrupteur influençait le volume). J’ai été surpris de découvrir que les Aether sont capables d’une restitution réellement palpable jusqu’à 20 Hz, même s’il y a fort à parier que vos morceaux ne comprennent pas d’informations à cette fréquence –Emil m’a appris que les prises de son studio coupent à 30 Hz.

L’ADSR (Attack-Decay-Sustain-Release) est tout aussi excellent, ce qui constitue le fondement de la profondeur de la scène d’Aether selon moi. En matière de texture, les choses sont un peu moins flatteuses. Ce n’est pas que les basses ne soient pas texturées, mais plutôt que je suis habitué à la texture de celles des Harmony 8 Pro, qui, si elles ne sont pas les plus proéminentes, offrent la meilleure texture qu’il m’ait été donné d’entendre avec des intras. Avec les Harmony 8 Pro, j’ai l’impression de pouvoir parler de « résolution des basses », de « détails dans les basses ». Avec les Aether, j’ai de la texture de qualité, mais pas à ce niveau-là.

En en discutant avec Emil, il m’a expliqué qu’il est nécessaire de faire un compromis entre la quantité de basses et leur résolution, et qu’Aether et les Harmony 8 Pro constituent deux compromis distincts. J’aime beaucoup cette image, et je pense que l’un comme l’autre peuvent être appréciés pour leurs propres qualités.

Médiums

Je suis toujours embêté avec les médiums. Les médiums, ce sont un peu les Malcolm (de la série éponyme) de l’audio : ils sont au milieu. Et moi, Malcolm, je ne l’ai jamais aimé, et j’ai toujours eu envie de lui donner des gifles avec sa tête de premier de la classe. Plus sérieusement, c’est tellement difficile de qualifier les médiums. Les basses ? Elles vous font taper du pied. Les aigus ? Ils vous donnent de l’air et des détails. Mais les médiums, ils vous donnent quoi ? Théoriquement, ils sont censés apporter de l’émotion à travers leur texture et leur velours. Sauf que ces qualités sont souvent apportées en les colorant (et moi je n’aime pas ça la coloration). Et puis, soyons honnêtes : les médiums, c’est souvent ce qui est le plus réussi, du coup on se retrouve à couper des cheveux en quatre.

Aether

Dans le cas des Aether, le mot que j’utiliserais une nouvelle fois est « équilibré ». Ils ne sont ni fins, ni épais. Ils sont fluides sans être « liquides » pour autant. Les voix sont d’une manière générale plus en avant sur la scène que ce dont j’ai l’habitude avec les Harmony 8 Pro, probablement assez proches du rendu des Spiral Ear 5-way Reference, mais avec un peu moins de densité.

On ne peut pas dire que je suis un fan de musique « à voix » (qu’elles soient masculines ou féminines), mais je peux néanmoins vous affirmer la main sur le cœur que les Aether rendent justice aux grandes voix que j’écoute, d’Adele à Agnes Obel, en passant par Diana Krall, Skye Edwards ou Macy Gray. Bref, pas de sensation de manque de ce côté-là.

Les instruments sont vraiment magnifiquement rendus, des violoncelles aux violons et aux guitares, qu’ils soient acoustiques ou électriques, avec une mention spéciale pour les instruments à peau (par exemple sur l’album Fight for you Mind de Ben Harper).

Bref, bien que je ne sois clairement pas le meilleur juge des médiums qui soit, j’ai vraiment apprécié ceux des Aether.

Aigus

Les aigus des Aether ont été la partie la plus difficile de ce test, et en même temps la plus satisfaisante, je pense. Quand j’ai essayé la version universalisée des Aether au meeting Tellement Nomade du 21 novembre, ma première réaction a été « ces aigus ont une qualité de dingue, mais en même temps, il y a quelque chose qui ne va pas du tout, en particulier dans leur localisation ». Très rapidement, j’ai décidé que c’était la faute de l’universalisation et des embouts.

Aether

Du coup, quand j’ai reçu mon modèle de test, j’étais curieux de vérifier mon intuition. Et il m’est immédiatement apparu que ce qui posait problème en novembre avait disparu, pour laisser place à un autre mystère : les aigus étaient aussi détaillés que ceux des Harmony 8 Pro, mais ronds en même temps ! C’était comme si les Aether me suggéraient les détails (tous les détails, sans qu’il ne manque rien), mais sans jamais les prononcer !

Alors je me suis concentré. Longtemps. Très longtemps. Beaucoup trop longtemps, vu que je n’ai pas réussi à comprendre ce qui pouvait bien faire que j’avais vraiment la même quantité de détails, mais avec une douceur incroyable. J’ai donc appelé Emil, qui m’a confirmé que je ne risquais pas de trouver la solution tout seul. Le « coupable », c’est le filtre acoustique, et disons-le simplement : il est assez magique.

En ce qui concerne les timbres, je n’ai pas ressenti le côté métallique que peuvent avoir les aigus des transducteurs à armature équilibrée (par exemple sur les cymbales). Bien les Harmony 8 Pro ne m’aient jamais gêné de ce côté-là, ils sonnent un peu moins « vrai » que les Spiral Ear 5-way Reference par exemple. Les Aether sont au niveau de ces derniers. Il est souvent écrit (et je partage cette opinion) que l’ADSR des Harmony 8 Pro dans les aigus est un peu bizarre, ce qui, avec la quantité un peu légère de basses, à tendance à générer un peu moins de tapage de pied que ce que l’on pourrait idéalement souhaiter. À l’inverse, les Aether sont très rapides et impactants. Préparez vos pieds – ils vont bouger tous seuls (là encore, je fais beaucoup rire les gens dans le RER à cause de ça).

Pour résumer, les aigus des Aether sont vraiment très beaux. Ils vous apportent tous les détails sans jamais être agressifs – mais ne perdez pas de vue qu’il semblerait que je sois absolument insensible aux sibilances.

Conclusions

Bon, ben les Aether, c’est la perfection hein ? Franchement, pour moi, pas loin. Mis à part la texture perfectible des basses, ils cochent vraiment toutes mes cases.

Aether

Pour mieux m’exprimer, je vais donner une autre image. À chaque fois que je teste un intra, je me fais un petit syndrome de Stockholm – après un mois ou deux avec un produit, j’ai l’impression qu’il est au top et qu’il est trooooooop top. Et puis je rechausse les Harmony 8 Pro. Et là, je me dis « Mais ça va pas ! Mais qu’est ce qu’il peut bien se passer dans cette petite tête pour se laisser avoir comme ça ! CA c’est la musique ! ». Sauf que là, quand j’ai remis mes Harmony 8 Pro, j’ai dit « Oups, ça va être chaud ».

Au final, le choix entre les deux est vraiment une question de goûts selon moi. Les Harmony 8 Pro sont probablement ce qui se fait de mieux comme moulés à son « monitoring », et je les adore en combinaison avec le Gungnir Multibit et le Lyr2, quand je peux me concentrer sur mes écoutes. En revanche, pour toutes les autres types d’écoutes, les Aether sont mon nouveau doudou, et les Harmony 8.2 ont intérêt à déchirer pour les détrôner.

Afin d’équilibrer un peu ce test qui doit forcément sonner comme une eulogie, je vais mentionner les avis de personnes de confiance qui l’ont moins apprécié que moi. En général, mes amis basseux l’ont trouvé un peu trop légers dans ce domaine, avec un manque d’infrabasses, voire un peu trop aériens (même si pour moi, ils sont vraiment pile poil au milieu). D’autres personnes leur ont trouvé un léger potentiel de sibilance.

Moi, en tout cas, je leur accorde la note maximale de 5/5.

Note - gramophone - 5

Titres utilisés dans ma liste de test :

  • 2 Cellos – Celloverse – The trooper (overture)
  • Toby Lightman – Little things – Devils and angels
  • Minerals – White tones – Last time
  • Radiohead – The king of limbs – Feral
  • Monika Borzym – My place – Finding her way
  • Brahms- Ein deutsches requiem Op.45-Selig sind die da Lied tragen-, Chorus
  • Com Truise – Galactic melt – Futureworld
  • Daft Punk – Random access memories – Contact
  • Matt & Toby – Matt & toby – Good boys
  • Dire Straits – Love over gold – Telegraph road
  • Dire Straits – On every street – On every street
  • Monika Borzym – My place – Pisces
  • Lights – Siberia – Flux and flow
  • Toby Lightman – Little things – Real love
  • Korn – Take a look in the mirror – Play me
  • Massive attack – Mezzanine – Angel
  • MDC – Conception – Good vibes
  • Alicia Keys –The diary of Alicia Keys – Nobody not really
  • Hans Zimmer – Pirates of the caribbean dead man’s chest – Jack Sparrow
  • Christina Aguilera – Save me from myself – Save me from myself
  • Drydeck – DDK VS ODG /2 – Gentle RMX
  • The Killers – Hot fuss – Mr. Brightside
  • Savant – Alchemist – Fat cat shuffle
  • Pandadub – Archives – Myopie

8 réponses à “[Test] Lime Ears Aether

  1. Merci pour ce test qui donne vraiment envie :)

    Même si tu sembles écouter plutôt du rock et de la pop, si tu souhaites vraiment tester la bête côté étagement, écoute donc « Different Rivers » de Trigve Seim (si tu connais pas déjà) !

  2. J’étais partie pour attendre les H8.2 mais ceux ci semblent correspondre à mes attentes. Un point rests obscur ; si Piotr propose le paiement PP je n’ai rien trouvé sur le site Lime Ears. Comment cela se passe-t-il ? Un moyen fiable de payer existe-t-il ?

  3. Merci pour les gentils comms.
    Shaedan : virement SEPA en euro, tout simplement ? Je ne sais pas si Emil accepte les paiements PP, mais un mail à info@limeears.com devrait suffire.
    Pour les H8.2, ils sont attendus pour juillet, donc si j’étais toi, j’attendrais, il n’y a jamais que deux mois…

  4. Superbe test. Merci !
    Etant de plus en plus tenté par des CIEM, voilà une modèle que je vais mettre en tête de liste.
    Quelles sont les specs de ces intras ?
    Peux-t-on envisager une utilisation de temps à autres sur iPhone (durant les footing par ex…) ?

    1. Qu’entendez-vous par ‘specs de cet intra’ ?
      Ils s’en sortent franchement pas mal sur un iPhone, même si je ne peux que vous recommander une source de qualité comme un QP1R :))

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