The Neightbourhood est un groupe de rock alternatif basé en Californie qui s’est formé en Août 2011. Le groupe est composé du chanteur Jesse Rutherford, guitaristes Jeremy Freedman et Zach Abels, le bassiste Mikey Margott et le batteur Bryan Sammis.Après avoir sorti deux EPs: I’m Sorry… et Thank You, The Neightbourhood a sorti son premier […]

Weekly #1 : The Neightbourhood – I Love You

 

The Neightbourhood est un groupe de rock alternatif basé en Californie qui s’est formé en Août 2011. Le groupe est composé du chanteur Jesse Rutherford, guitaristes Jeremy Freedman et Zach Abels, le bassiste Mikey Margott et le batteur Bryan Sammis.Après avoir sorti deux EPs: I’m Sorry… et Thank You, The Neightbourhood a sorti son premier album complet, « I Love You », le 23 Avril 2013, via Columbia Records.
Un conseil, ne tentez pas d’aller écouter les EPs, vous retrouverez une grande quantité de morceaux présents dans le nouvel album et quelques autres qui finalement, sont sans grand intérêt, sauf peut-être Wire sur l’EP I’m Sorry…

The Neightbourhood ont préféré jouer la sécurité en proposant des EPs et un album dans la même lignée musicale. J’espère pour ma part un changement radical ou plus alternatif pour les prochains EPs/album où ils pourront sans doute révolutionner le genre, car pour le moment ce n’est pas totalement ça.

Commençons ensemble la review du premier album de The Neightbourhood nommé I Love You, déjà la jaquette est très simple, sombre mais pas du tout explicite, il faut rappeler que la jaquette d’un album est le premier contact entre l’acheteur potentiel qui se balade dans le rayon rock et l’artiste, j’aurais bien vu le nom du groupe en tout petit, mais bon, disons que ça laisse planer un doute sur son contenu, un air assez suspect, qui sera d’ailleurs présent sur beaucoup de morceaux. Vous comprendrez vite de quoi je parle.

 

Cover

1. How
Avec une introduction d’album comme ça, c’est très bien parti, deux trois petits sifflements de guitare et un son plutôt inquiétant et intriguant, c’est le genre d’ambiance globale que j’adore, encore plus quand elle est réussie, c’est assez saisissant. Mais hélas trop court, le morceau commence en trombe et la mélodie générale s’accapare du morceau, la batterie rentre en jeu, un rythme simple mais pour le moment en parfaite adéquation avec l’ambiance, le son est assez saccadé mais c’est voulu, c’est propre.
La voix épouse les courbes musicales, les cinq minutes de morceau passent très vite, le refrain est excellent reprenant l’ambiance de l’introduction en arrière plan, c’est réussi, l’album commence très bien.

 

2. Afraid

http://youtu.be/4InBfAdg-xU

La continuité est assurée, l’ambiance est gardée en arrière plan, par contre cette fois-ci la voix rentre dès le début du morceau, accompagnée d’une guitare acoustique jouant en arpège des accords assez simple (J’arrive même à les discerner : Ré, Si mineur,  Fa# mineur, La…).
La batterie n’a pas un grand rôle, pendant les couplets il joue le rôle du « cœur » (car le chanteur dit qu’il se réveille) en reproduisant ses battements à la grosse caisse et le reste du temps, elle a un rythme assez simpliste (boum boum tchak et le charleston fermé en continu).
Mais bon, force est de constater que l’ensemble est cohérent, très bien ficelé, la musique est reposante et ne sollicite pas une énorme attention, ça se déguste facilement.
Je ne vais pas épiloguer sur les paroles, c’est un chanteur anglophone, pour les bilingues ça va tourner en rond car c’est très répétitif, pour les autres, ça va (sans doute) être un bon moment.

 

3. Everybody’s Watching Me (Uh Oh)
 Ceci est un morceau nettement plus commercial, trois accords de guitare et le tour est joué (La, Do, Sol), on perd en ambiance général de type « shoegaze » et on gagne en clarté avec une guitare beaucoup plus en avant et une batterie en retrait (batterie qui d’ailleurs n’a pas énormément changé), cependant, les pré-chorus sont excellents, le son saccade et subit des « arrêts brusques court/reprise » très plaisant car ça casse bien la linéarité du morceau.
 Pour les paroles, même remarque que Afraid, il ne vaut peut-être mieux pas être bilingue.
 C’est un bon morceau a donner à ses amis pour leur faire découvrir le groupe, c’est hélas pas celui-ci qui est le plus recherché.

 

4. Sweater Weather
Pour le coup, c’est une parfaite continuité avec le morceau précédent, deux accords en harmonique et c’est parti (Ré# et Sol mineur), c’est un premier album, c’est compréhensible, ces petits jeunes veulent vivre de leur musique, ils ont trouvé le meilleur moyen, attention de ne pas trop en faire non plus si ils veulent rester dans le genre où ils se définissent : le « Pop/Rock Alternatif ».
Après cet aparté, on remarque grâce à ce morceau l’énorme assurance du chanteur, il s’amuse avec le temps, accélère, ralentit, pour un premier album, c’est génial d’entendre cela, ça me montre en tout cas qu’ils ont de l’ambition et l’envie de continuer, tant mieux.
La fin est plus douce avant de terminer sur le refrain en boucle, il faut que ça rentre dans vos têtes, les paroles sont légèrement plus travaillées, ils ne vont pas révolutionner le genre lyriquement, mais il y a des efforts.

 

5. Let It Go

 L’introduction et les pré-chorus font penser à du rap, c’est une drôle d’impression, le chanteur est donc également dans une position qu’il maîtrise, celui de parler avec rythme et cohérence.
 Le son sonne un peu plus électronique, ce n’est pas pour me déplaire, à part dans le refrain où les codes habituels sont repris, le reste est quand même assez différent : voix et batterie très en avant, guitares en retrait, effets au maximum (le vibrato est sollicité !).
 Le chanteur fait ressortir grâce à sa prononciation des rimes suffisantes et riches avec toujours autant d’aisance, il a une voix (très) légèrement cassée quand il sollicite trop sa voix dans les aigus, c’est très plaisant.
 On pousse légèrement les basses et on repart pour deux refrains en boucle, les quelques ajouts du chanteur rendent la fin du morceau moins répétitif que les précédents, alors que les codes sont les mêmes. Ne nous attardons pas sur les paroles pour ne pas gâcher le plaisir, mais globalement c’est mieux écrit que les premiers titres.
 Un de mes morceaux préférés de l’album.

 

6. Alleyways
Après une introduction des plus classiques, on se rend vite compte que c’est sûrement le morceau le plus travaillé musicalement, les lignes de basses sont mises en avant, c’est regrettable cependant de ne pas entendre claquer les cordes sur une ligne de Slap, j’en demande peut-être un peu trop ?
Il y a beaucoup plus d’ajouts en arrière plan, beaucoup d’effets qui comblent le fait que la base du morceau est formée autour de deux accords, c’est appréciable, beaucoup d’inspiration du monde électronique, c’est ça que j’attends d’un groupe de rock alternatif, bizarrement cela me fait penser à du Can (période rock) qui comme vous le savez sûrement était aussi à l’aise quand ils faisaient de l’électronique que du rock.
En tout cas, Alleyways montre que le groupe ne se pose pas trop de limites, même s’il a du mal à vraiment sortir du genre alternatif, c’est dans les prochains albums qu’on verra ça (ou pas).

 

7. W.D.Y.W.F.M?
J’adore les titres imprononçables en général (cf .38 револьвер de La Coka Nostra ou encore Stereo s.p-1.0; 2.0; 3.0 de C2C), voyons si celui-ci ne déroge pas à la règle.
C’est un morceau pour une fois de plus orienté sur la voix, le chanteur pousse des orgasmes avec une voix féminine, c’est presque gênant mais c’est harmonieux ; les instruments sont encore en arrière plan, il n’y pas trop d’effets, on retrouve alors un morceau quasi-similaire au reste de l’album. Ça favorise l’ambiance qui est vraiment cohérente du début à la fin de l’album.
Ne vous attardez pas non plus sur les paroles, hélas, c’est d’ailleurs très regrettable d’écouter une musique en sachant que si le chanteur chantait en yaourt ça donnerait le même effet.
Ça reste un bon morceau qui s’écoute, mais pas plus emballé que ça.

 

8. Flawless
Un de mes morceaux préférés également, théoriquement plus dur à écouter mais ça reste très jouissif, les intonations de la voix du chanteur sont tristes, mais le rythme est très agréable, notamment grâce à la batterie qui accélère parfois le rythme durant le refrain, la caisse claire devient folle, les guitares sifflent sur de simples notes, le petit riff vers la fin, pour finir comme d’habitude sur le refrain, cela reste néanmoins une réussite.
Une fois de plus le chanteur est très à l’aise et ça se sent.

 

10. Female Robbery

On retrouve enfin une ambiance pas trop rassurante, elle ne reste pas cependant durant les couplets, quelques sifflements/vibratos de guitare en arrière plan, c’est assez psychédélique.
Encore une fois le chanteur fait preuve de beaucoup de maturité, il maîtrise aussi bien les aigus, que le rythme, s’autorise à accélérer ou ralentir, c’est un vrai numéro d’équilibriste réussi.
La fin nous fait penser à quelques sons enfantins, les boites à musique que l’on tournait pour entendre quelques sons de carillons le tout dans une ambiance psychédélique, j’adore, un excellent morceau une fois de plus.

 

11. Staying Up
Mais, qu’entends-je ? Des bruits de carillons, pas de doute la transition est réussie, vos lecteurs gapless vont adorer.
Néanmoins le son est très étouffé, cela accentue l’ambiance voulue. Une fois l’introduction passé, les influences électroniques envahissent l’auditeur, c’est génial, l’ambiance que j’adore, seul la caisse claire est présente ainsi que des effets agréables, ça fait très placement en « power trio », les accords en arpège très évasifs, je ne sais pas vous, mais ça me fait énormément penser à du U2 à certains moments.
Le groupe a du être élevé avec des papas fan des Pink Floyd et de U2, j’en suis persuadé !
En tout cas, cela ne reste pas moins un morceau très agréable pour les vacances.

 

12. Float
C’est déjà le dernier morceau, assez calme, sauf pour le batteur qui va enfin un peu transpirer sur scène, tant mieux !
Morceau qui me rappelle beaucoup les débuts du groupe The Rasmus, c’est d’ailleurs assez percutant je trouve.
Les guitares hurlent, la voix est toujours aussi maîtrisé, change de tons tout en restant à l’aise.
Mais concentrons-nous surtout sur la fin du morceau, qui se finit d’ailleurs avec un duo voix et guitare folk, avec un arrière plan qui envoie du rêve, la mer, les mouettes, les grains de sable (bon okay, je vais un peu loin là). Néanmoins cette fin est sublime et donne envie d’apporter l’album avec nous sur le bord de plage, je le ferai, vous pouvez compter sur moi.

Après plusieurs écoutes, je trouve que le groupe n’innove pas tellement le genre, que ça soit au niveau des paroles, très clichées, des instruments pas matures et pas assez complexes, c’est un mélange de Walk the Moon et de Daughter, on retrouve également beaucoup de touches à la Bastille là où j’aurais vraiment aimé retrouver des influences à la Can (période électronique) ou plus récemment à la Charli XCX.
L’album se sépare vraiment en deux parties, une partie très pop rock, où les nuances alternatives ne sont pas du tout présentes [Everybody’s Watching Me (Uh Oh), Sweater Weather, Float, Alleyways…] et une partie où les influences alternatives sont bien présentes [Staying Up,  Female Robbery, How, Afraid…], on dirait que le groupe veut prendre des risques, montrer qu’il est différent, mais finalement n’ose pas.

Dois-je rappeler que c’est un premier album et que finalement c’est pardonnable, cependant, c’est le genre de groupe à la Can qu’il faut garder au coin de l’œil, nous ne sommes pas à l’abri d’un groupe plus électronique pour un deuxième album ou tout simplement plus pop.
Pour ce qui est de la cohérence, malgré les deux facettes de l’album, c’est très cohérent, très chaud, mais c’est surtout grâce à la voix, qui finalement rattrape énormément de choses.
Cet album c’est surtout la découverte du chanteur Jesse Rutherford qui ira loin, j’en suis persuadé, il joue avec la musique, il s’amuse, on l’entend avec assurance aller là où nous ne l’attendons pas, il le fait avec brio, c’est un régal de l’entendre.

J’ai hâte d’entendre le prochain album, qui je l’espère sera plus psychédélique et électronique, bon c’est purement personnel, mais je pense qu’ils ont du potentiel pour réussir sur ce terrain.

Au final, achetez l’album si vraiment vous aimez le pop/rock, cela vous permettra également d’expérimenter l’ambiance psyché et électronique pour en suite s’orienter vers une musique plus alternative, si vous en avez envie bien sur.

 

En tout cas pour un premier album c’est réussi !
Ma note : 14/20. :D
Remerciement particulier à Tinara, pour l’aide IMMENSE, ainsi que la communauté TN pour le soutien :love:

 

 

2 réponses à “Weekly #1 : The Neightbourhood – I Love You

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