“I’m not a poet. I’m not up onstage to get something off my chest. I’m making musical statements, or, most of the time, musical questions for people to figure out, and I’m not going to get in the way of that.” Frank Zappa, Serge Gainbourg, Robert Plant, Ozzy Osbourne, The Melvins, John Zorn, Nick Cave, […]

[Zik] Mike Patton : A new life’s Revolution

“I’m not a poet. I’m not up onstage to get something off my chest. I’m making musical statements, or, most of the time, musical questions for people to figure out, and I’m not going to get in the way of that.”

Frank Zappa, Serge Gainbourg, Robert Plant, Ozzy Osbourne, The Melvins, John Zorn, Nick Cave, Pink Floyd, The Beatles, the Beach Boys, Sting, Les ClayPool, Michael Jackson, Geinoh Yamashirogumi, The Rolling Stones, Metallica, Tchaikovsky, Lustmord, Omar Rodriguez, Refused, Cat stevens, Jacques Brel, Nino Ferrer, Vangelis, Bjork, Serj Tankian, Ennio Morricone, Bach, Bob Marley, Ravel, Berlioz, Ravi Shankar, George Clinton, Ornette Colman, Louis Armstrong, Miles Davis, Yokko Kanno, Kenji Kawai, Trey Spruance, Tom Waits, King Crimson, Captain Beefheart, T Bone Burnett, T. Rex, Massive Attack, Radiohead, The Clash, Trent Reznor, Berlioz,… MIKE PATTON…

Mike Patton
Eclectisme, créativité et prise de risque sont les points communs reliant les artistes cités plus haut, liste non exhaustive bien sûr, où Mike Patton apparaît comme hurleur, crooner, compositeur, acteur, gérant, et surtout chanteur. Depuis 1985 il ne se passe pas une année (ou presque) sans qu’un album ou qu’un projet de Mike Patton voit le jour : du disco/deathmetal/ska/funk de son premier groupe Mister Bungle semblant nous amener dans une fête foraine hantée, au rock possédé de son deuxième groupe Faith No More jusqu’à son indépendance en créant son propre label Ipecac afin de pouvoir distribuer l’album de son groupe de métal survolté Fantômas. Sans oublier tous les projets avec des figures artistiques diverses et variées : John Zorn ou encore Bjork, Rahzel, Tv On The Radio, The X-Ecutioners, Sepultura, The Dillinger Escape Plan, etc. Le Monsieur semble n’avoir aucune limite musicale, aucun « principe » de conduite, si ce n’est de se donner à fond pour son auditoire. Cette volonté du No limit l’amène a créer des bandes originales de films, des doublages de jeux vidéos , reprendre Gainsbourg ou Brel au passage tout en parcourant la planète avec ses lives toujours énergiques.
Certains y voient (entendent même…) du génie, d’autre un chanteur devenu une caricature de lui-même. Les avis sont partagés, surtout avec cette attitude qu’il adopte parfois en concert : buvant sa propre urine un soir, jouant avec un orchestre italien en costard le lendemain. Il adore également brouiller les pistes et les repères des colleurs d’étiquettes lorsqu’il déclare, par exemple au HardRock Mag, « je ne suis qu’un homme qui fait de la musique, rien de plus, vouloir me cataloguer n’a aucun sens, je ne suis pas un objet avec une fonction définie, j’aime toutes sortes de musiques, je ferai toutes sortes de musiques» (sauf mention contraire les citations sont issues de ce même magazine, voir les sources dans le dernier article).

Je vous propose ma lecture personnel de l’oeuvre d’un artiste hors norme. Pour ça, il m’a fallu déjouer beaucoup de pièges afin de décortiquer la vie artistique de cet incroyable hurleur à la gamme de chant la plus étiré du rock, sacré l’année dernière comme le seul chanteur capable de monter sa voix sur six octaves (en cherchant bien, on ne devrait en trouver d’autre). L’un des premiers pièges est de ne pas tomber dans le snobisme vis-à-vis de ses projets les moins évidents. Avec le temps, les compos de Disco Volante (album légendaire de Mister Bungle) ne choquent plus. Les premières tentatives d’écoutes furent délicates, puis au fil des écoutes, la cohérence musicale est apparue à beaucoup.

Voici comment cela va se passer : par ordre chronologique et en mode petits feuilletons, chaque article verra le jour régulièrement sur le blog. La série d’articles qui sera consacrée à cet artiste n’est pas là pour dire « Regardez comme Mike Patton est différent de vous, ignare public qui se drogue au son de David Guetta » mais pour vous faire partager l’œuvre d’un musicien qui n’a que pour souhait de « surprendre et faire de la musique sans jamais se répéter ». Même si le bougre expérimente au-delà de ce que nombre d’entre nous sont capables de supporter, le père Patton a toujours su sortir également des projets accessibles basés sur les mélodies, dans le but de satisfaire le plus grand nombre d’entre nous.

L’autre piège vient de ses interviews parfois volontairement faussées. Le Général n’aime pas beaucoup les journalistes ou plus précisément les questions qu’il juge puériles à la sauce MTV . On retrouve donc beaucoup d’interviews avec des réponses volontairement décalés et faussées afin de ne jamais satisfaire « ceux qui veulent toujours tout expliquer ». Il y a aussi toutes ces questions à propos de ses textes où il avoue régulièrement « c’est au public d’interpréter mes textes, aucun intérêt à en dévoiler le sens, chacun doit ressentir ce qu’il veut ». Enfin, tenter de chroniquer certains de ses albums me semble être un véritable défi ou casse-tête, voire carrément inutile donc ne soyez pas surpris de lire : à part vous conseiller de l’écouter pour vous forger votre propre avis, je ne sais pas quoi vous dire d’autre . Je tente également de respecter l’image de l’artiste et ses projets, donc ne chercher pas trop de poésie dans certaines parties (notamment celles qui aborde Mister Bungle). Vous voilà armez pour aborder ma rétrospective sur Mike Patton. En vous souhaitant une agréable lecture …

En avant la musique

En avant la musique

Ladies and Gentlemans…

Je vous demande d’accueillir l’homme aux milles démons, le maître de foire d’une bande d’éclopés tous plus difformes les uns que les autres, l’histoire de l’homme qui a toujours su bien s’entourer, adepte du « Do it yourself », insaisissable, sans limite, celui dont on raconte qu’il a milles voix, tour à tour Crooner, provocateur, aussi sage que violent, puits de science par moment, démonstrateur du mauvais goût à d’autres, je vous prie de bien vouloir accueillir dans notre cirque de monstres… Mike Patton !

Né le 27 janvier 1968 à Eureka, dès son plus jeune âge, le futur maître d’armes de vos nuits blanches s’amuse à reproduire le chant des oiseaux avec ses cordes vocales, voilà comment il a appris à développer sa voix durant sa jeunesse. Mike Patton n’a rien du chanteur « académique » puisqu’il n’a jamais appris à chanter dans une école. Et je vous prie de bien vouloir me croire en regardant cette vidéo où Mister Bungle (le deuxième groupe pour lequel Mike contribuera à partir de 1985) parodie les Village People avec un sens du mauvais goût très développé.

Cela ne vous donne t-il pas envie de voyager à Eureka en Californie ? Ville natale du jeune Michael Allan Patton où l’ennui semble prédominant (on y reviendra, car quelques chansons sont liées à ses origines).

 

Innocent

Je vais peut-être décevoir votre soif de scandale, votre soif d’artiste au vécu cauchemardesque mais il n’y a absolument rien de dramatique dans la vie du jeune garçon : pas de scandale, pas de traumatisme, pas de vécu injuste où un enfant passe son temps entre les coups de ceinture de son père pendant que sa mère rentre tard la nuit. Non, Michael Allan Patton est un jeune garçon complètement épanoui avec des parents aimants et ouverts d’esprit. Il ne se drogue pas, il ne boit pas, reste chez ses parents le vendredi soir tout en se demandant « Qu’est-ce que je vais pouvoir foutre de ma vie ? » Du point de vue de sa campagne isolé, il n’a pas grand choix selon lui : Basket, Football, Musique ou Porno pour passer le temps. Alors, comment ce joli petit sourire a pu devenir ça :

Coupable

« Ché’i?! ‘as pas ‘u mes c’és de ‘agnole? »

 Nous le découvrirons dès le prochain article qui aborde ses débuts avec Mister Bungle.

A la façon d’une série, chaque épisode sera publié régulièrement sur le blog en se consacrant à une période précise de l’artiste. Si j’y ajoute une part de ma personnalité, j’ai essayé de refléter au mieux celle de l’artiste durant chaque page. Le tout sera publié dans l’ordre chronologique des événements (à l’exception de deux albums solos). Bonne lecture.

8 réponses à “[Zik] Mike Patton : A new life’s Revolution

  1. Waou, merci Lucius! Je ne connaissais que le projet avec les X-Ecutioners, mais tu m’as donné envie de m’infuser du Mister Bungle avant la publication de ton prochain post!

  2. Excellent choix, je me languis de lire la suite, notamment le chapitre Mr Bungle sur lequel il y a une encyclopédie à écrire !

    Patton est effectivement un monstre, d’ ailleurs à tous les gamers j’ ajoute que l’ homme est responsable également du doublage des zombies dans Left for Dead 1 et 2, ce qui n’est pas un mince exploit (ces sons de gorge !), ainsi que dans d’ autres productions videoludiques, toutes de grande qualité.

    Patton est un artiste UNIQUE. Merci infiniment Lucius de contribuer à le dire au plus grand nombre.

  3. California (Mr Bungle) est un de mes albums préféré, ever !
    Mono Cane m’a bcp plu.
    D’ailleurs, le nouveau Faith No More vaut-il quelque chose (je suis resté scotché à Angel Dust) :?:

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