IntroLes Oriolus Oriolus, donc, font partie des produits qui ont fait l’actualité 2015 : déjà parce qu’ils s’inscrivent dans la mode actuelle des intra-auriculaires hybrides ensuite parce que depuis que Space Cowboy les a présentés dans un compte-rendu de salon, ils ont suscité d’abord la curiosité puis l’enthousiasme. Un testeur ne suffisait pas, visiblement, pour […]

[Feedback] Les Oriolus… d’Oriolus

Intro

Les Oriolus Oriolus, donc, font partie des produits qui ont fait l’actualité 2015 : déjà parce qu’ils s’inscrivent dans la mode actuelle des intra-auriculaires hybrides ensuite parce que depuis que Space Cowboy les a présentés dans un compte-rendu de salon, ils ont suscité d’abord la curiosité puis l’enthousiasme.

Un testeur ne suffisait pas, visiblement, pour en présenter la substantifique moelle, c’est donc à trois que Space Cowboy (toujours lui), Sausalito et Fabaaroan se sont mis. Trois feedbacks pour le prix d’un, c’est ce que nous vous proposons de découvrir. Bonne lecture !

Présentation du produit

Oriolus, en voilà un nom énigmatique pour une paire d’écouteurs, peu commun de choisir un nom de piaf (le genre Oriolus regroupe 29 espèces de passereaux). Mais c’est aussi le nom de la toute jeune compagnie, basée au Japon, à l’origine de ces nouveaux intra-auriculaires universels (un moulage est possible moyennant finances). Oriolus (la compagnie) est certes basée au Japon mais les Oriolus (les écouteurs) ont été  développés en Chine, avec notamment l’ingénieur-chef d’iBasso à la tête du projet.

La toute fraiche compagnie ne dispose que de ce seul et unique modèle à l’heure actuelle, qui entre dans la case « très haut de gamme » avec sa tarification de 999$ dont, vous l’aurez compris, il va être question dans cet article.

Oriolus s’est arrêté sur un design hybride comportant 3 transducteurs à armature équilibrée et un transducteur dynamique pour pondre (désolé pour le jeu de mots niveau Ruquier) son bébé. On a vu récemment une grosse recrudescence des modèles hybrides sur le marché avec notamment l’arrivée des UM Maverick, Mavis et Macbeth, des (très populaires par ici, et par ailleurs excellents), FLC8 et Dunu D-2000J, des Aurisonics Bravo ou encore, dans le monde des moulés les Just Ears et très récemment celle des Fitear Air. Le design hybride a le vent en poupe et la compétition devient de plus en plus féroce, tant les résultats sont très souvent fort qualitatifs voire excellents. Voyons voir si ces Oriolus, apparus sans prévenir en mai dernier, vont être capable de se trouver une place dans cette jungle audiophile des bouchons d’oreilles qui font de la musique.

Packaging, fabrication, finition et confort

Boite des Oriolus

Mais elle est grosse, cette boite ! Malheureusement vous n’y trouverez pas grand-chose : les écouteurs équipés de leur câble, 3 paires d’embouts en silicone et une paire de mousses Comply… et puis c’est tout !

Le packaging est certainement le plus radin que j’ai expérimenté à ce jour : pas de pochette de transport, pas d’accessoire, non, seulement le strict minimum. Assez décevant quand on sait le supposé positionnement très haut de gamme du produit.

Oriolus dans la boite

La fabrication et la finition, quant à elles, me semblent plutôt soignées. Aucun défaut esthétique n’est à déplorer sur ces écouteurs à la robe noire (nb : à la lumière ils virent au bleu marine). On retrouve les connecteurs standards 2 pins pour le câble, qui semble de fabrication assez robuste bien qu’il s’avère assez rebelle à l’usage. Le tressage aurait également pu bénéficier d’un peu plus de soin.

En termes de confort, leur grosse taille (assez similaire à des To Go ! 334 pour donner un ordre d’idée) et leur grosse canule risquent de ne pas aller avec toutes les oreilles. Ils restent cependant relativement légers. Toutefois, si votre conque accepte ce genre de volume et que votre conduit auditif n’est pas trop étroit, le fit devrait se faire confortablement, leur forme étant plutôt bien pensée.

Concernant l’occlusion, elle se crée à l’entrée du conduit, là encore certains apprécieront et d’autres non. Etant donné que les Oriolus sont des hybrides, ils embarquent un évent pour le driver dynamique, chose assez standard pour ce genre de design. Cela affectera un peu le niveau d’isolation qui se montrera un petit peu en deçà d’intras utilisant uniquement des drivers à armatures équilibrées.

Oriolus sur la boite

Passons maintenant à la partie son, avec trois retours de vos serviteurs.

9 réponses à “[Feedback] Les Oriolus… d’Oriolus

  1. Oh, excellent, excellent, excellent ! Merci !!!
    Et je retiens en plus la distinction entre groove et swing établie par SC…
    Bel exemple de collaboration très instructive.

  2. Article intéressant car le fait de combiner les visions / perceptions apporte vraiment au lecteur. Merci à vous.

    Pour ma part, je pense que la différence entre swing et groove ne se situe pas au niveau des registres, mais plutôt au niveau du rythme (ternaire et syncopé pour le jazz, binaire et en contretemps pour le groove). Autrement dit, le swing peut être présent uniquement avec des instruments « graves » – genre la contrebasse – et le groove avec des instruments « aigus ». Et comme dirait les Inconnus, vice versa.

    H.

    1. Pas vraiment d’accord, le ternaire (très peu de ternaire d’ailleurs dans le jazz en général) et le binaire n’ont rien à voir dans l’histoire.
      Le swing est plus le petit truc dans la musique jazz qui va donner envie de danser, donner de l’éclat. Ca désigne un genre de jazz particulier aussi (middle jazz années 30, les big bands, où il y a beaucoup…..de cuivres, pour le lien avec ce que je disais dans l’article).
      La notion de groove est historiquement apparue plus tard, avec notamment Miles Davis et la période Bitches Brew (1969) où tout était alors question de « la recherche du groove », qui peut même carrément définir le jazz de cette époque (voir même encore maintenant) malgré qu’on associe le groove dorénavant plutôt à d’autres genres plus récents comme le R’n B, la soul ou le rap… La recherche du groove, c’est à dire la recherche d’un état second, de « tripp » avec la musique, souvent provoqué par les lignes basses et percus répétitives.
      Mais bon on peut aussi dans l’absolue considérer le groove et le swing comme des termes synonymes de leur genre respectif, vu qu’ils ont des objectifs finalement assez similaires (mise à part qu’à partir du bebop on a arrêté de danser sur du jazz) d’entraîner cet état second chez l’auditeur (et/ou l’interprète), comme on parlera de duende dans le flamenco pour citer un autre exemple…

      1. Marrant : j’ai lu plusieurs quelques trucs qui, justement, indiquait que le groove prenait ses racines dans les morceaux de folk nord américaine fin des années 1890 début 1900 et que ceci avait après muté dans la black music (donc gospel / soul / funk) et jazz.

        Et quand j’avais creusé à l’époque la question, ce qui ressortait – et du coup pou récouter moi-même pas mal de musique funky et pour avoir joué du jazz – je me retrouvais plutôt bien dans cette distinction plutôt rythmique.

        Sur le groove, si tu prends par exemple des albums de James Brown fin 50 et surtout début 1960, tu vois bien que ceci est clairement perceptible (y a une série qui retrace l’ensemble des singles et l’on voit bien cette évolution d’un son typé jazz et « swing » à quelque chose de plus « gras » / groovy).

        Bref, au fond, osef de qui a raison, l’essentiel est d’écouter du son. Et du bon.

        H.

  3. Hum, pour le groove, j’ai vu un reportage où des musicos expliquer ce qu’ils en pensaient, je vais essayer de le retrouver. En tout cas, un style de musique n’a pas le monopole du groove. Des tas de morceaux « métal » par exemple cherche le groove pour plaire au public. Pour ma part, j’adore quand les métalleux parviennent a un groove de fou mélangé à un rythme de folie, ça me donne envie de swinger… Ou de pogoter plutôt.

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