ViSang R02 et R04 ViSang est une société chinoise encore mal connue dans nos contrées. Distribuée notamment par audiophonics, nous avons pu bénéficier d’un prêt gracieux de deux paires de la marque chinoise : les R02 et les R04. Le premier est un intra d’entrée de gamme, tarifiée aux alentours d’une cinquantaine d’euro, quand le […]

ViSang R02 et R04

ViSang R02 et R04

ViSang est une société chinoise encore mal connue dans nos contrées. Distribuée notamment par audiophonics, nous avons pu bénéficier d’un prêt gracieux de deux paires de la marque chinoise : les R02 et les R04. Le premier est un intra d’entrée de gamme, tarifiée aux alentours d’une cinquantaine d’euro, quand le second possède des prétentions plus haut de gamme et se retrouve autour de la barre des cent trente.

Les ViSang R02 sont donc des intras à driver dynamique d’entrée de gamme, dont voici les spécifications :

  • Type: Dynamic Driver, Driver Diameter: 10.7mm
  • Impedance: 20ohm
  • Sensitivity: 112dB @ 1mW
  • Frequency Range: 20 to 20,000Hz
Les R04 sont quant à eux également des intras à driver dynamique reprenant la construction des R02, mais en mieux.

  • Type: Dynamic Driver, Driver Diameter: 10.7mm
  • Impedance: 20ohm
  • Sensitivity: 115dB @ 1mW
  • Frequency Range: 20 to 20,000Hz
  • Maximum Input Power: 40mW

On remarque donc un simple driver dynamique, permettant de reproduire des basses qui descendent bas, plus bas que (presque) tous les drivers BA, ainsi qu’une sensibilité élevée et une faible impédance : d’un point de vue énergétique, les R02 comme les R04 ne poseront pas de problèmes à la grande majorité des sources, même des baladeurs grand public souvent décriés ici.

Package, construction, ergonomie.

Le packaging est simple, mais efficace : un jeu d’embouts, une pince pour accrocher le câble aux vêtements (très pratique en hiver), et une housse pour ranger les R02 bien à l’abri ; bref, classique mais il ne manque rien.

Les R04 sont livrés dans un package plus luxueux d’apparence (la boîte est mieux finie, il y a une carte VIP de Visang, ce qui nous a fait beaucoup rire d’ailleurs), mais au contenu semblable, il ne manque pas plus ici (housse de rangement, embouts…).

Dans les deux cas, le câble est bien construit, au même niveau que le câbles stocks fournis par les paires d’intra haut de gamme de chez Earsonics ou Unique Melody (bien qu’il ne soit pas détachable) à l’exception de la fiche jack – coudée, heureusement – qui ne semble pas très bien solide (bien que je n’ai relevé aucun jeu ni défaut dans lesdites fiches en trois mois de tests) ; de plus, le câble porte assez peu de bruits microphoniques, encore un très bon point. Du bon, les exigences de qualité pour des intras à ce prix sont largement atteintes.

Les embouts, sans être en nombre démentiel, permettront à chacun de trouver chaussure à son pied et embout à son oreille. Rappelons l’importance réelle des embouts quant à la qualité d’écoute : un embout qui n’isole pas bien l’auditeur fera s’écrouler la section basse tandis qu’un embout trop serré rendra la restitution sonore bouchée.

Les R02 et les R04 ont été testé avec principalement trois sources, un sansa clip+ pour l’entrée de gamme, un Sony F800 pour la catégorie moyenne gamme et un colorfly C4 pour le haut de gamme. Ce dernier est relativement chaleureux mais très rigoureux dans sa restitution ; le Sony est pourvu d’une bonne extension, il sonne plus aéré et un poil sec en bas que le C4 ; enfin le sansa est plus sobre que ses deux prédécesseurs.

Les R02, un monstre d’impact :

Ce qui surprend, c’est la patate de ces petits intras : ça cogne.

Les mid sont réellement très bons pour cette gamme de prix, détaillés, sans agressivité, et surtout plutôt naturels, y compris avec des baladeurs qui ne le sont pas forcément. Il y a beaucoup de matière et de texture, et le seul bémol viendra des voix masculines sur lesquelles j’ai trouvé un voile – léger – mais rien qui ne rende l’écoute désagréable. Les aigus sont à côté plus en retrait, et coupent court, mais sont finalement toujours doux (ce qui pour un intra de cette pêche est vraiment un gros plus, mes esgourdes me remercient), tout en conservant le niveau de détail qu’on est en droit d’attendre d’un intra plus onéreux ! Enfin, les basses descendent plutôt bas – vive le driver dynamique – et surtout possèdent un impact très marqué : cet intra est taillé pour de l’électro ou du métal ! Surtout qu’elles ne manquent absolument pas de rapidité, les rythmiques sont bien retranscrites. A noter que l’intra est pourvu en bas-médium, ce qui ne donne pas l’impression d’espace sonore de certains intras, mais donne une certaine matière à la musique qui est vraiment agréable sur des styles plutôt modernes.

Globalement, la signature est plutôt chaleureuse, mais attention, nous ne sommes pas le moins du monde dans une philosophie de la chaleur « canapé au coin du feu » façon Sennheiser HD650 : l’intra est un petit bijou de dynamisme !

Comme dit précédemment, l’impact est excellent ; même si on est pas au niveau des Merlin de chez Unique Melody, ça cogne dans le bas du spectre, tout autant que le célèbre combo Pico Slim + ER4P (ceux qui ont testé peuvent confirmer la pêche de l’ensemble).

Le soundstage, gros point noir de l’intra, est assez contenu, et cela ne conviendra pas à tous les amateurs de musique classique notamment (en plus de l’impact). En revanche, aucun soucis sur des musiques électroniques (hors ambient s’entend). Du fait de ce soundstage, la séparation est plutôt bonne mais pas transcendante, on oublie rarement des instruments. Enfin, le niveau de détail est correct, voire bon ; on perçoit même les détails d’enregistrement. En revanche, la résolution n’est pas excellente, mais ça n’est pas la prétention d’un intra de cette technicité-là que de reproduire toute la tessiture et le détail d’un instrument. L’ensemble est finalement assez musical et donne envie de taper du pied lors des solos : que demande le peuple ? Les R02 sont de très bons intras sur de l’électro (je ne leur connais que peu de rivaux en dessous de la barre symbolique des 200 euro) et sont très agréables sur du rock et ses dérivés punchy (punk/rock notamment).

Les R04, un son aérien et détaillé.

Le principal atout des R04, c’est son soundstage : c’est vaste, profond et ample ; l’ensemble ne manque pas d’aération. On sent même un travail sur l’articulation de la scène sonore, bien que cela n’égale pas la qualité de certains intras plus haut de gamme comme les Heir Audio 4ai (qui furent un temps champions de la largeur de scène sur tellement nomade, ils sont ceci dit trois fois plus cher, c’est dire si le travail sur l’espace est appréciable sur les R04). Du fait de ce grand espace, les détails sont réellement audibles, la séparation est bien acquise sur cet intra (sans tomber dans l’écueil du son chirurgical des Etymotic ER4P) ; la résolution quant à elle est travaillée, et la tessiture et le relief des instruments d’un morceau sont globalement bien retranscrits.

Les basses des R04 présentent tout comme chez son petit frère un bel impact, mais manquent de texture (c’est là le principal défaut des R04). Sèches et rapides, elles ne sont pas accompagnées d’un bas-médium chargé (ce qui contribue à l’impression d’espace sonore et rend l’ensemble moins endiablé que les R02, mais plus rigoureux). Les médiums sont très bien réalisés, car ils sont de belle facture : détaillés et naturels, ni trop froids ni trop chauds, texturés et surtout légers, ils sont la force de l’intra (bien qu’il ne soit pas mid-centric). Enfin, les aigus sont tout aussi magnifiques, ils filent très haut et se montrent parfaitement contrôlés, naturels (mais sans emphase aucune contrairement à nombre d’autres intras où souvent le haut médium et les aigus sont boostés pour rajouter du détail mais nuisent au naturel de l’écoute). A noter que les R04 se marient bien avec des baladeurs chaleureux, pour densifier le bas du spectre (et éviter que les aigus ne sonnent métalliques). Avec un pico slim par exemple, les aigus seront agressifs mais l’impact et le soundstage seront magnifiés.

Concrètement, les R04 délivrent une prestation très détaillée, aérienne et ample, très cohérente (je m’attendais plus à entendre ça sur des driver BA que sur des drivers dynamique) qui, même si la texture et les mid-basse pourront manquer pour certains, se révèlera très à l’aise sur les grands ensembles (classique) et les musiques électroniques (sur de l’ambient je conseille mille fois ces intras qui jouent très bien leur rôle de tueur dans la catégorie des moins de 200€).

En conclusion…

Visang nous sort donc avec ses R02 une paire de très bonne facture, musicale et enjouée, bien construite – bien qu’on puisse lui reprocher un corps d’intra partiellement en plastique qui ne donne pas entièrement confiance ; somme toute c’est un bon investissement à prix contenu pour les audiophiles ! Et porteur d’un réel plaisir d’écoute, même pour des propriétaires de solutions plus onéreuses !

Leur grand frère quant à lui est un intra qualitativement au dessus encore (id est que les qualités techniques le placent au dessus de son confrère, mais qu’il ne s’agit pas de la même philosophie d’écoute, et que donc vous pouvez aimer l’un sans aimer l’autre), vaste et particulièrement détaillé, qui saura ravir les amateurs de musiques bien enregistrées (il est relativement sensible), qu’elles soient calmes ou non (l’impact aidant).

Deux bons intras à classer dans le top de leurs catégories somme toute ! Merci beaucoup à Audiophonics pour le prêt de ces intras très sympathiques !

Photos : site d'audiophonics

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SD2 et SD3: réalités parallèles     Cela fait un moment que je n’avais pas écrit de test. Il sera question ce coup-ci d’intras (quoi encore ?) universels (toujours très original) plutôt haut de gamme (sérieux ?). J’ai eu en prêt durant 2 semaines de cam’ allemande : les InEar StageDiver 2 et 3, des […]

[comparatif] InEar StageDiver 2 et 3 : réalités parallèles

SD2 et SD3: réalités parallèles

 

 

Cela fait un moment que je n’avais pas écrit de test. Il sera question ce coup-ci d’intras (quoi encore ?) universels (toujours très original) plutôt haut de gamme (sérieux ?). J’ai eu en prêt durant 2 semaines de cam’ allemande : les InEar StageDiver 2 et 3, des intras 2 voix, l’un avec 2 drivers et l’autre avec 3 drivers à armature équilibrées (BA pour les intimes). Les SD2 sont facturés 359€ et les SD3 demanderont de sortir 489€.
Les SD2 et SD3 sont nés de la grande mode actuelle d’universaliser des moulés et de les vendre à prix réduits par rapport à leurs homologues (quoi ? on me dit dans mon oreillette que certains constructeurs vendent leurs universels le prix de leurs moulés ?). Bonne idée je dirais sachant à quel point se faire faire des moulés peut être compliqué, long et violent pour votre portefeuille. Surtout pour les gens comme moi qui ont des oreilles easy going pour recevoir des universels.
InEar, marque allemande d’écouteurs moulés (ou custom), se lance donc depuis quelques temps dans le marché chaotique qu’est celui des écouteurs intras.

Tout d’abord, attardons-nous sur le design très particulier de ces petites bestioles . A première vue ça ressemble beaucoup à des moulés, normal me direz vous, sauf que le fit en ressort assez particulier. En effet outre la canule dotée d’un embout en silicone qui vient s’insérer dans votre cher conduit auditif, le haut de la coque, de forme un peu pointue, est fait de telle sorte à ce qu’il repose dans la conque de votre oreille externe. Résultat, le fit est très sécurisé même si au début la sensation se montre assez déconcertante. InEar aurait fait pas mal de test pour peaufiner la forme de la coque afin qu’elle aille sur le plus grand nombre d’entre nous. Je dois donc faire partie des élus car bien que j’obtienne un port très confortable sur mon oreille droite, celui de mon oreille gauche se montre plus problématique : la partie haute de l’intra qui doit s’insérer dans la conque est un peu trop haute ce qui fait qu’elle va venir toucher la partie au dessus de la conque de mon oreille. Résultat donc mi-figue mi-raisin sur mon oreille gauche, malgré que je m’y sois assez rapidement fait. Je conseillerai donc d’essayer avant d’acheter, et si vos oreilles sont compatibles vous aurez le privilège d’apprécier un des fit les plus confortables et des plus sécurisés que j’ai pu apprécier sur un intra universel. A part ça, les SD2 et SD3 arborent une couleur noir, sans inscriptions visible, la simplicité avant tout.

On retrouve un câble amovible tressé transparent, assez standard dans le milieu. Pratique, solide et efficace à défaut d’être de qualité supérieure. Ces câbles transparents ont la réputation de verdir au fil du temps. Les socquettes du câble sont aussi assez standards vue que ce sont les mêmes que l’on retrouve chez beaucoup de marques (Earsonics, Unique Melody, JH Audio, …). Vous aurez donc que l’embarras du choix si l’envie vous prend d’opter pour un autre câble.
Les intras sont livrés avec 3 tailles d’embouts silicones bien confortables, un outil de nettoyage et une boîte Pellican, exactement la même que celle utilisée par Fitear. Pratique et solide, mais un petit peu grosse à mon goût. Rien d’extraordinaire cependant au niveau du packaging. Enfin la finition général de ces petites choses est de très haut vol, on ressent la fameuse rigueur allemande sur ce point.

 

 

Et sinon ça fait de la musique ?

Parlons d’abord des points communs aux deux modèles, à savoir la spatialisation, la séparation des instruments et la texturation du son. Mais avant cela, je voudrais préciser que dans mes appréciations je me réfère toujours à ce que je considère comme neutre/naturel. La recherche de naturel, d’équilibre, de cohérence a toujours été un leitmotiv dans mon voyage audiophile (je n’aime pas trop ce terme mais bon, vous voyez l’idée du geek de l’audio). S’éloigner de cette chimère reste dans mon approche (qui m’est strictement personnelle) quelque chose de négatif. Enfin dernière chose et après promis je rentre dans le vif du sujet, aucune lecture d’articles, de review, de test, ne remplacera jamais, Ô grand jamais, une écoute avec ses oreilles auxquelles il serait judicieux d’accorder la plus grande confiance.

Revenons-en à nos moutons, les SD2 et 3 présentent un soundstage extrêmement travaillé, ceci est assez frappant dès les premières écoutes qui s’accompagnent d’un « waow ! effect ». Sur ce point, nous sommes en présence ici du haut du panier et ces 2 intras n’hésitent pas à rivaliser avec des modèles de plus ou moins 1000 €. La sensation d’un son hors tête, parfaitement rendu avec un très bon étagement des plans, bonne largeur sans être exubérante, le tout s’imbriquant dans un ensemble d’une rare cohérence dans l’univers des intras. Tout cela pour le plus grand bonheur de nos oreilles. Ils ne rentrent pas non plus dans le travers de séparer au scalpel les instruments, on ressent parfaitement le fait d’être devant un ensemble d’instruments. La copie sur ce point-là est tout simplement hors d’atteinte de toute critique. Dans l’approche, ils rappellent beaucoup ce que propose Audio Technica avec ses IM04, avec beaucoup d’espace et le son qui circule et occupe l’espace de façon naturelle.

La texture et/ou le timbrage, comme vous voulez, apparaîtront plutôt bons. Ces deux intras arrivent à proposer une texturation du son des plus réussies. Nous n’arrivons pas certes au niveau des ténors du genre que sont Fitear ou encore les Shure SE846, mais le rendu est des plus agréables et arrive à nous faire oublier que l’on écoute des intras de type BA. Ca fait vraiment plaisir de voir que de plus en plus de constructeurs se donnent du mal pour échapper à cette espèce de coloration un peu « plastique clean » assez récurrente sur ce type d’intras BA. Sur ce point, les SD2 et SD3 s’en sortent plutôt bien là où beaucoup d’autres, pourtant parfois plus onéreux (S-EM6, JH13 old, 1964 V6,…) me paraissent avoir un train de retard. Donc pour le coup la texture du son se montre plutôt naturelle, un piano sonne comme un piano, des cymbales comme des cymbales etc…Les attaques et les résonnances ont un rendu suffisamment réaliste pour se laisser porter par la musique sans crispation. Il reste quand même de la marge pour progresser quand on compare, comme je disais plus haut, à certains modèles très haut de gamme, mais en tenant compte du positionnement tarifaire, il serait faire la fine bouche de ne pas s’en satisfaire à l’heure où j’écris ces lignes.

 

Entrons maintenant un peu plus dans les détails en analysant les différences entre les 2 modèles.
J’ai eu beau passer beaucoup de temps à comparer ces 2 modèles sur des longues sessions d’écoutes d’un modèle, puis de l’autre, puis sur des sessions où j’écoutais le même morceau en passant de l’un à l’autre à la volée, et autres méthodes de test plus ou moins pertinentes, les SD2 m’ont dans tous les cas paru comme le modèle supérieur selon mes critères.

Explications :
L’équilibre spectral, relativement rigoureux sur les SD2, se met à faire du rodéo sur les SD3. Aucun manque ou gros excès ne se fait ressentir sur les SD2, tout est à sa place, bien comme il faut. On remarquera cependant un petit pic dans les aigus assez haut perché, mais le reste s’avère carré, proche de l’enregistrement, lumineux sur les enregistrements clairs, basseux comme il se doit sur les enregistrements peu avares en basses. Les aigus cristallins manqueront un poile de texture pour les plus exigeants, mais font un très bon boulot pour extraire les micro-détails (le pic mentionné précédemment doit y être un peu aussi pour quelque chose). La grande précision des basses ni trop sèches, ni trop molles avec une bonne profondeur fait vraiment plaisir à entendre. Même constat pour les mediums très justes. Le niveau de résolution, quant à lui impressionne, encore plus sachant la tarification et viendra là encore titiller sans sourciller des intras beaucoup plus onéreux. Idem concernant la vitesse, l’extension des extrémités ou encore la fluidité générale. Pas grand-chose à redire. Bon, que reprocher à ces SD2 allez-vous me dire en lisant ce tableau idyllique ? Presque rien, aimerai-je répondre. Mais s’il fallait le comparer à mes références dans le très haut de gamme (Fitear, 1+2, SE846, Roxanne au hasard), ils manquent cette imprégnation, cette pénétration du son, cette sensation viscérale du réalisme de l’écoute. A côté, les SD2 pourraient sonner un peu vaporeux, retenus, si j’ose dire. Malgré tout, le bilan est extrêmement positif et ils m’ont plus séduit par toutes ses grandes qualités que pas mal d’intras plus haut de gamme niveau tarification ( S-EM6, ASG2, IE800, V6 pour donner des exemples).

Mais voilà avec tout ça, j’attendais forcément beaucoup des SD3, sensé être le modèle de la gamme du dessus. Autant les SD2 se veulent neutres, là, avec les SD3, on entre clairement dans la catégorie des signatures sombres. Je suis aussi amateur à mes heures de signatures sombres, ou basseuses, mais encore faut-ils que ces dernières soient réussies, et dans ce cas-là, mon niveau d’exigences a tendance à s’envoler. Passer des SD2 aux SD3 c’est comme mettre un gros voile sur la musique pour schématiser simplement. L’excès de bas médiums des SD3 y est pour beaucoup, à mon avis, sachant que les SD2 ont déjà tout ce qu’il faut dans le domaine. De même que le petit pic dans les aigus des SD2 va se transformer en creux sur les SD3. Conséquence directe : l’aération générale tire un peu la gueule ainsi que la netteté des attaques ou encore l’extention dans le bas du spectre qui sera un peu masquée par ces mid-basses très présentes. Le bon côté c’est que les personnes recherchant un son plutôt relaxant, avec les SD3 ils ne pourront en aucun cas ressentir aucune fatigue. Tout dépend de ce que l’on recherche après-tout. Le niveau de résolution en prend aussi un petit peu pour son grade, les SD2 offrant au final un meilleur sens du détail sur l’ensemble du spectre. Tout ça me fait dire que les SD3 auront tendance à mieux passer sur des enregistrements approximatifs ( ce n’est pas pour autant que j’ai eu quelconque souci majeur à ce niveau-là avec les SD2 non plus). Donc voilà ce que j’en ressors de ces triples drivers : un intra très dark, réglé un peu à la hache, donc c’est franc, ça ne cache pas spécialement les ficelles du réglage, ce qu’on peut apprécier malgré tout car ils gardent beaucoup de qualités comme expliqué plus haut et ils restent d’un bon rapport qualité/prix, mais je reste sur ma fin, tant les SD2 ont provoqué mon enthousiasme.

 

Ze end

Voilà un bon produit (SD3) et un excellent produit (SD2) à ne surtout pas négliger face à des intras plus gourmands financièrement. InEar frappe un gros coup avec ses SD2, qui sont devenus pour moi une nouvelle référence, finalement mieux réglés que leur grand frère, bien que je ne doute pas que certains préféreront le triple drivers pour sa chaleur et sa présentation un peu plus relax. Après, au vue de la différence de prix entre les 2 modèles pour finalement pas spécialement de gain qualitatif, juste un changement de signature, je serai plus enclin à conseiller les SD2. Enfin attention au fit qui n’ira pas à toutes les oreilles. Je reste quoiqu’il arrive très attentif à ce que pourra nous sortir dans le futur InEar.

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