Tellement Nomade a eu le plaisir de vous livrer de premières impressions sur les Ei.XX en avant-avant première, mais avec les pincettes qui vont avec. Et entre nous, les pincettes sont aux testeurs audio l’équivalent des roulettes aux apprentis cyclistes. Alors on enlève les roulettes, voilà le test complet ! Disclaimer J’ai été invité par […]

[Test] Custom Art Ei.XX

Tellement Nomade a eu le plaisir de vous livrer de premières impressions sur les Ei.XX en avant-avant première, mais avec les pincettes qui vont avec. Et entre nous, les pincettes sont aux testeurs audio l’équivalent des roulettes aux apprentis cyclistes. Alors on enlève les roulettes, voilà le test complet !

Ei.XX


Disclaimer

J’ai été invité par Piotr, fondateur et dirigeant de Custom Art, à faire partie d’une équipe de quatre testeurs. C’est avec un plaisir évident que j’ai accepté sa proposition. Ma paire d’Ei.XX m’a été fournie gratuitement, et je n’ai aucun lien financier quelconque avec Custom Art ou Massdrop.

Pour note, j’ai rédigé les tests des Ei.3 et des Harmony 8 Pro.

Ce qui suit est basé sur environ 120 heures d’écoutes avec les Ei.XX, pour moitié sur un iPhone 6 en pur nomade (RER, etc.), et pour moitié sur mon équipement de bureau (Schiit Gungnir Multibit et Lyr 2 avec tubes Reflektor SWGP ’74).

J’ai au passage testé les câbles Linum BaX, Linum Music et Thor Effect Audio. Ceux-ci n’ont que très marginalement impacté le rendu (uniquement le Linum BaX en fait, qui a un poil tendu les graves et augmenté les aigus, mais on parle vraiment de détails). À l’usage, j’utilise maintenant mon Linum Music en nomade, qui est tout simplement génial car on le sent pas, et le Linum BaX en sédentaire.

Je tiens tout particulièrement à remercier Chrisdu18e qui m’a prêté ses SE846 pour les besoins de ce test, et ce pendant près de deux mois.

 

Présentation

Les Ei.XX sont le fruit de la collaboration de Massdrop et de Custom Art. Il s’agit d’un écouteur intra-auriculaire moulé à 6 transducateurs à armature équilibrée (deux super-low, deux low, un tweeter et un super-tweeter), 4 voies et 2 tubes. Ceux qui connaissent les Ei.3 remarqueront que l’un des deux tubes est beaucoup plus large que celui des Ei.3.

Ei.XX

Qui dit collaboration avec Massdrop dit… Massdrop.

Les Ei.XX ne sont donc pas appelés à faire partie de la gamme Custom Art pour le futur proche, et ils devraient normalement n’être vendus que via Massdrop. Le premier « drop » a eu lieu le 28 septembre, et les Ei.XX ont trouvé 50 papas et mamans en moins de 73 heures. Nul doute que d’autres ‘drops’ seront organisés dans le futur (peut-être même assez proche).

Avant de passer aux choses sérieuses, notez un avantage: comme les Ei.XX sont envoyés depuis la Pologne, ne s’appliquent ni TVA ni de frais de douanes : le prix de 599 $ (plus frais de ports et éventuelle personnalisation spécifique) est VRAIMENT avantageux.

Le produit / le fit

Le paquet que j’ai reçu correspond au standard Custom Art, c’est à dire une boîte Pelican 1010 avec un outil de nettoyage, les Ei.XX avec leur câble ainsi que la petite carte de garantie et de présentation.

Avec les Ei.3, le fit était bon et confortable, mais pas aussi intime qu’avec mes Custom Art Harmony 8 Pro ou mes Spiral Ears SE5. Avec les Ei.XX, c’est différent : le fit me semble parfait, et si ce n’était du fait de l’acrylique (matériau qui, selon moi, isole moins que le silicone), l’isolation serait identique à celle obtenue avec mes Harmony 8 Pro et mes SE5.

Pour note, mes Ei.XX ont été réalisés sur la base d’empreintes que j’avais envoyées à Piotr il y a plus d’un an, ce qui veut dire que des empreintes bien faites peuvent donner des bons résultats dans la durée avec le bon artisan :-)

Le son

Shure SE846

J’en parle ici parce que, quand j’ai rejoint le projet, Piotr m’a demandé si je pourrais faire des comparaisons avec les Ei.3 et les SE846. J’ai donc demandé à un ami de me prêter ses SE846 (filtres bleus et embouts « olives » Shure), et je n’ai écouté qu’eux pendant presque 20 jours avant de recevoir les Ei.XX. J’ai fait l’effort conscient de n’écouter les SE846 qu’avec les titres utilisés pour le test des Ei.3, afin de les cerner le plus vite possible. Tout ça pour dire : ne vous étonnez pas que ce qui suit fasse beaucoup référence aux Ei.3 et aux SE846.

Ei.XX

Scène et séparation

La scène des Ei.XX est de très belle facture. Elle est très clairement hors-tête, et toujours d’une grande précision, principalement grâce aux aigus selon moi. Si elle n’est pas la plus grande que j’ai pu rencontrer, dans aucune des dimensions (largeur/hauteur/profondeur), elle présente une belle homogénéité, bien qu’elle soit un peu plus large que profonde. Elle est néanmoins nettement plus contenue que la scène des Harmony 8 Pro, par exemple.

Ainsi le trombone / le tuba (je ne sais pas exactement de quel instrument il s’agit) sur Myopie de PandaDub vient bien de loin, avec profondeur. Il en va de même avec l’effet résonnant dans Feral de Radiohead. Non seulement il vient de loin, mais sa position d’origine est également bien définie (vers l’arrière, à droite et légèrement au-dessus de la tête – je vous fais grâce des mesures).

De ce fait, la scène des Ei.XX n’a pas grand-chose en commun avec les Ei.3, puisqu’elle présente une réelle profondeur. J’ai également le sentiment que la scène des Ei.XX est également un peu moins frontale (ou moins proche) que la scène des Ei.3, mais cela peut aussi être lié à l’absence de profondeur sur les Ei.3.

Comparée à celle des SE846, la scène des Ei.XX me paraît un peu moins large. Cela est pour moi une qualité : à certains moments, les SE846 me donnent l’impression qu’ils étirent tellement la scène qu’au centre, devant moi, c’est un peu vide. Par ailleurs les SE846 me semblent cruellement manquer de profondeur à côté des Ei.XX. En termes de précision néanmoins, ils me semblent faire jeu égal.

Le niveau de détails paraît similaire en première approche, mais une écoute attentive révèle que les Ei.XX restituent mieux les micro-détails (voir le comparatif plus bas pour avoir plusieurs exemples). Néanmoins, que ce soit avec les Ei.3, les Ei.XX ou les SE846, On every street et Telegraph Road de Dire Straits sont impeccablement reproduits, la différence se jouant vraiment dans la lisibilité. Par exemple la cowbell matte, vers 3’50 sur On every street, est reproduite plus clairement par les Ei.XX que par les SE846.

La séparation des Ei.XX me semble être seulement un poil en deçà de celle des SE846. Après de nombreuses écoutes, cela me semble être lié au côté plus aéré des SE846, et à la coloration des Ei.XX ainsi que leur manifeste chaleur. La comparaison avec les Ei.3 est difficile à faire parce que la scène est très différente. Mais les Ei.3 se débrouillaient déjà pas mal (si l’on tient compte de leurs limites dans les aigus).

Graves et Infra-graves

Les Ei.3 ont été un gros pas en avant en termes d’infra-graves dans la famille Custom Art. Les Ei.XX vont encore plus loin et dépassent le niveau des SE846.

Pendant mon premier jour avec les Ei.XX, j’avais l’impression d’un trop plein de graves, même après avoir passé presque 20 jours avec les SE846. Deux jours plus tard, mon cerveau s’est adapté, et je n’ai plus tellement eu cette impression par la suite. Je dois avouer que j’aime tout particulièrement la sensation viscérale qu’ils procurent au kick de la grosse caisse sur mes albums rocks, que je redécouvre un peu pour le coup.

En première approche, je trouvais que les graves de ces deux intras (Ei.XX et SE846) étaient comparables, et assez difficiles à distinguer. Et puis je me suis rendu compte que je n’adaptais pas le volume lorsque je passais de l’un à l’autre (précisément parce que les basses et le volume sonore global ne me sautaient pas aux yeux comme étant distincts).

En effet, les SE846 sont plus sensibles que les Ei.XX, qui pourtant sont déjà eux-mêmes très sensibles. Pour faire court, les Ei.XX arrivent à faire susurrer mon Lyr 2 et ses 0,3 Ohm d’impédance de sortie, tandis qu’on peut pour moi parler de souffle quand il s’agit des SE846.

J’ai donc repris mes écoutes, cette fois en prenant bien soin de baisser le volume en passant des Ei.XX aux SE846 et inversement. Pour donner un ordre d’idée, on parle de deux crans de volume avec le Headstage Arrow 5TX et sa molette à clics. Cela a un peu changé ma vision des choses.

En ce qui concerne les Ei.XX, les infra-graves et les graves sont pleins et texturés. La texture des graves est probablement comparable à celle des Harmony 8 Pro, sauf qu’il y en a plus. Et pour les infra-graves, il y en a beaucoup plus.

Les infra-graves des SE846 me paraissent plus secs en comparaison. Non pas que ceux des Ei.XX soient pour autant boursoufflés, mais qu’ils me semblent plus denses. Cela est néanmoins probablement lié à la quantité présente.

J’ai toujours considéré les SE846 comme basseux, donc je dirai la même chose des Ei.XX : ils ne sont pas pour les « bassophobes », et mettront clairement en valeur les basses de votre collection musicale.

Ei.XX

Médiums

La partie du spectre qui m’a posé le plus de problème avec les Ei.XX. Et à l’origine du seul reproche que j’ai à leur faire.

Mon principal (et quasi seul) grief adressé aux Ei.3 était un manque global de pureté dans le son. Avec les SE846, il m’est vite apparu que mon reproche était l’ennui. Ce sont vraiment des intras géniaux, et je n’ai, pour ainsi dire, aucune critique technique à leur formuler (avec le bémol de la largeur de scène décrit plus haut), mais ils me laissent flasque. Comme une fille vraiment magnifique, mais pour laquelle je ne ressens aucun désir.

Les Ei.XX sont différents. Je ressens le désir. Mais ils me frustrent aussi en même temps. Ils sont clairement colorés dans les médiums (ce que confirme Piotr : ils sont faits pour avoir une signature « fun »), ce qui est sympa, mais me fait un peu déplorer un certain manque de neutralité sur certains de mes morceaux (comme Dire Straits, les chansons à voix ou à guitare acoustique). Mais bon, après, je suis un junkie du neutre.

Cette signature, je la qualifierais de ‘W’ : j’ai plus ou moins réussi à la reproduire en appliquant à mes SE5 une égalisation à mi-chemin entre ‘Jazz’ et ‘Rock’, c’est-à-dire avec un creux vers 500Hz, un pic vers 1,5kHz, et un autre creux vers 2,5kHz.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette signature s’entend. Sur mes premières écoutes, j’ai même cru que certains timbres étaient faux ! Apparemment, c’était principalement lié au fait que la coloration des Ei.XX joue exactement dans des fréquences très représentées dans les albums des Foo Fighters. Je me suis rassuré en bidouillant une égalisation inverse de celle décrite ci-dessus, et en retrouvant peu ou prou le son auquel j’étais habitué.

Une fois rasséréné, je me suis dit qu’il fallait essayer d’embrasser le parti pris des Ei.XX et voir ce qu’il en sortirait. Et globalement, on s’y fait. Enfin presque, parce que pour être honnête, la première fois où j’ai ré-écouté les Foo Fighters avec mes Harmony 8 Pro, ça a été comme si j’avais retrouvé ma maison après m’être perdu pendant longtemps. Une sorte d’évidence.

Pour autant, j’aime beaucoup les médiums des Ei.XX. Ils sont résolument funs, et, pour une écoute nomade, en combinaison avec les graves, on a un combo qui marche vraiment très, très, très bien. C’est simple, beau et efficace. Et c’est méchamment sympa avec toutes les musiques électroniques.

Pour résumer, cette coloration mêlée à une grande quantité de basse constituent une déviation par rapport au son habituel Custom Art. Les Ei.XX ne sont pas non plus des étrangers avec le reste de la gamme, mais ce sont plus des cousins que des frères et sœurs (désolé pour l’image un peu moisie).

Ce qui compte le plus, c’est que les médiums ne manquent pas de présence, ce qui m’a presque surpris quand on voit l’augmentation relative des graves et infra-graves ainsi que celle des aigus.

J’avais peur que les médiums soient effacés, mais ce n’est presque pas le cas au vu de mes écoutes. Tout au plus sur certains morceaux on pourra trouver les voix un poil en retrait (comme celle de Mark Knopfler sur Telegraph Road). Mais il n’y a pas de quoi fouetter un chat non plus.

Aigus

La partie des Ei.XX qui m’a apporté le plus au premier abord. Le reproche que j’avais formulé envers les Ei.3 appartient clairement au passé. Ils sont là, ils sont beaux, mes cymbales sonnent enfin normalement. Ils ne me fatiguent pas, mais bon apparemment je suis insensible à la fatigue auditive due aux aigus ainsi qu’à la sibilance.

Les aigus ont hérité d’une partie de la coloration des médiums, et cela peut se sentir sur certaines cymbales. Mais ils sont aussi d’un niveau de détail et d’une précision absolument stupéfiants au regard du peu de fatigue qu’ils induisent.

J’insiste sur ce point parce que les SE846 avaient la réputation (que j’ai pu confirmer) d’exceller dans ce domaine, et pourtant les Ei.XX sont clairement au-dessus pour moi. Cependant, il faut comprendre que les aigus des Ei.XX ne procurent pas l’aération que procurent ceux des SE846. On reste vraiment sur un rendu chaud, mais qui présente des aigus d’une précision redoutable et remarquablement doux. Et, oui, j’ai bien conscience que cela peut sembler paradoxal.

Ei.XX

Conclusion

Les Ei.XX m’apparaissent comme une paire d’intras résolument funs. Un bel impact, une belle scène avec beaucoup de détails et de séparation.

La qualité de fabrication me semble irréprochable, mais à ce stade, c’est quelque chose que j’exige venant de Piotr, et quoi que ce soit d’inférieur me décevrait.

Avant de vous lancer, prenez bien en compte le fait que les Ei.XX ne sont PAS neutres. Donc pour toutes les qualités qu’ils ont, si vous aimez la neutralité, ils ne sont probablement pas faits pour vous.

Je leur accorderais la note de 4,5/5 dans l’absolu, et 5/5 en terme de rapport qualité/prix, dans la mesure où ils me semblent jouer dans la même cour que les SE846 d’un point de vue technique, mais pour un prix de départ bien plus sage de 600 $, et avec l’avantage d’être des moulés.

Ei.XX

 

LE TRUEL Ei.3 / Ei.XX / SE846

Pour finir, voici une comparaison détaillée des Ei.3, Ei.XX et des SE846 sur des morceaux que j’ai tous écoutés au moins 400 fois. La comparaison a été réalisée sur un iPhone 6 relié à mon Headstage Arrow 5TX, principalement parce que l’iPhone 6 me semble manquer un peu d’autorité en bas. Et aussi parce que l’Arrow 5TX a un réglage de volume par clics qui est super pratique pour égaliser le volume quand on passe d’un intra à l’autre (pour note, la différence de volume appliquée entre les Ei.XX et les SE846 était de deux clics en moins pour les SE846).

La partie concernant les Ei.3 ainsi que la ‘Partie importante’ sont héritées de mon test des Ei.3. L’ordre de présentation correspond à l’ordre de prises de notes, en écoutant tantôt les Ei.XX et tantôt les SE846 en premier (de manière pseudo-aléatoire).

Cliquez sur le titre des chansons pour les écouter sur YouTube et comprendre de ce dont je parle.

Iggy Azalea – The new classic – Black Widow

Partie importante : infra-graves, et leurs coupures (à partir de 1’50).

Ei.3 : les infra-graves sont bien là, un ronflement tendu assez intense qui coupe assez sec avant de reprendre avec le « boom » suivant.

Ei.XX : on rentre dans un autre univers en ce qui concerne les infragraves. Ce n’est plus un ronflement, c’est une vibration tendue avec une certaine épaisseur.

SE846 : les infragraves sont assez proches de celles des Ei.XX, mais un peu moins grasses, plus sèches, et un poil moins présentes.

 

Daft Punk – Random Access Memories – Doin’ it right

Partie importante : les infra-graves.

Ei.3 : les infra-graves sont propres et engageants. Pas la scène la plus grande du monde, mais le boulot et bien fait, et le tout sonne « juste ».

Ei.XX : les infragraves font des beaux « booms » bien tendus, et la qualité de séparation des Ei.XX met superbement en valeur les détails comme la cloche matte (par exemple autour de 1’50).

SE846 : une interprétation différente du fait de la coloration des Ei.XX et du côté plus neutre des SE846. Personnellement, je préfère le côté plus aéré et plus « droit » de la restitution des SE846. Mais ils sont moins aptes à mettre les détails en valeur, et il faut savoir que la cloche matte est là pour l’entendre.

 

Daft Punk – Random Access Memories – Contact

Partie importante : tout. Un titre qui va crescendo tout du long comme je les aime. La batterie est primordiale et est mélangée avec des rythmes sombres et résonnants dans les infra-graves, ainsi qu’avec des nappes saturées le tout sur une ligne de basse fondamentale pour la montée finale, à partir de 2’47.

Ei.3 : le tout est équilibré, punchy et dynamique. Tout est là sans marcher sur les pieds des uns et des autres, même si ce n’est pas la scène la plus large ou la plus profonde du monde. Pour moi, l’expérience reste jouissive, de par l’unité du rendu. Je monte le son progressivement, jusqu’à un niveau déraisonnable.

Ei.XX : c’est un peu plus intense que les Ei.3 du fait du surplus de basses et d’infragraves. Je trouve la batterie un peu en retrait par rapport au reste, surtout les toms. Un peu trop de basses pour moi, je tape moins du pied.

SE846 : c’est plus équilibré, et j’apprécie plus. Là encore, moins de détails, mais ça m’embête moins que sur Doin’ it right. Comme souvent avec les SE846, ça reste un trop ‘poli’ à mon goût.

 

Savant – Alchemist – Fat Cat Shuffle

Partie importante : la texture des basses, la spatialisation, la déflagration des beats de basses (à partir de 1’18).

Ei.3 : les basses sont précises, et la texture est très bonne. Les beats de basses ronflent bien fort, mais sans jamais boursoufler. Ça coupe sec quand il faut, c’est très vivant, malgré la scène assez peu profonde et les cymbales très moyennes.

Ei.XX : ici encore, on rentre dans une autre dimension. C’est dense, presque gras, mais sans perte de contrôle. Probablement un des morceaux les plus adaptés à la signature des Ei.XX.

SE846 : les basses sont moins texturées et denses que sur les Ei.XX. Rendu global très agréable, mais les SE846 sont trop sages pour ce titre.

 

The Avener – The wanderings of the Avener – Lonely Boy

Partie importante : clarté des guitares, profondeur de l’écho à 1’00, attaque au début de la chanson, qualité du clapping.

Ei.3 : les guitares manquent un peu de clarté, de pureté dans le son, mais le reste est très bien. Belle ligne de basse bien distincte à partir de 1’00, profondeur plutôt pas mal pour les Ei.3 qui sonnent un peu plat en général. La guitare acoustique sonne un peu mate au lieu de sonner cristalline comme elle le devrait. Ce n’est pas techniquement irréprochable, mais ça sonne parfaitement ensemble et c’est particulièrement lisible et séparé.

Ei.XX : l’attaque pourrait être un poil plus pêchue. La guitare est claire, mais là aussi, elle pourrait l’être un peu plus. La scène est très belle, avec une belle profondeur sur les échos. Le beat montre un peu plus d’autorité que sur les SE846.

SE846 : un morceau fait pour eux. C’est vraiment vraiment top. La guitare brille, et l’ensemble profite du côté plus aéré des SE846 par rapport aux Ei.XX. Vers 1’55, les effets de spatialisation sont un peu plus naturels que sur les Ei.XX, mais la scène est assez nettement moins profonde sur les échos.

 

The Avener – The wanderings of the Avener – Castle in the snow

Partie importante : grain de voix, effets d’échos (batterie à 1’00), profondeur sur la voix tout du long (perceptible sur les fins de phrase, – à 2’41, c’est notable même sur les intras les moins doués). Capacité à faire jouer ensemble le morceau original et les samples rajoutés par-dessus (nappes principalement).

Ei.3 : c’est très musical, pas très spacieux. En termes de profondeur, on sent la limitation des Ei.3. Par contre, avec la belle largeur de scène, ils arrivent à compenser à 2’41.

Ei.XX : je n’avais pas vraiment ressenti la profondeur à ce point sur ce morceau, et surtout pas avec cette « facilité ». C’est ample, c’est beau, à la fois riche de détail mais uni. Le beat impose le rythme et donne envie de taper du pied sans gêner. Wow !

SE846 : aïe. On a tout de suite moins de profondeur, et ça se sent. Le beat est moins présent. Sympa, mais passable après les Ei.XX.

 

The Avener – The wanderings of the Avener – To let myself go

Partie importante : guitare acoustique, beat, musicalité (violons à 2’25).

Ei.3 : les guitares ne sont pas extrêmement agréables. Probablement dû au fait que les Ei.3 coupent les aigus assez tôt (le sustain et le decay sont très, très courts). Mais la scène plus en avant et la matière dans les médiums rend le tout très uni et agréable.

Ei.XX : en un mot, fun. Le beat est très appuyé, on voit les infragraves au boulot. Il a même tendance à prendre le dessus sur la guitare. Les violons sont là, mais ne sont pas le centre. Globalement c’est très dansant et musical.

SE846 : c’est un peu plus équilibré. Ça manque un peu de profondeur et le beat est moins présent, mais ça laisse un peu plus de place au reste du morceau. Avec un chouilla de beat en plus, c’était parfait !

 

Dr DRE – 2001 – Still D.R.E.

Partie importante : le flow et l’impact.

Ei.3 : ça va VITE, ça donne envie de hocher la tête en rythme.

Ei.XX : ça le fait grave. Le beat impact, les voix sont bien placées et ma tête bouge toute seule. Vraiment top, même si j’aurais bien fait sans la coloration dans les médiums qui changent le rendu de la voix de Dre. Question de goûts néanmoins.

SE846 : les cordes sont belles, mais prennent trop de place par rapport à la voix de Dre : elles passent devant ! Snoop s’en sort mieux, mais c’est pas terrible dans l’ensemble.

 

Foo Fighters – Wasting Light – Rope

Partie importante : ligne de basse (assez rare chez les Foo Fighters), dédoublement des voix (très fréquent sur l’album Wasting Light), cymbales rapides sur le chorus, et la cowbell à 2’55 pour les amateurs.

Ei.3 : la ligne de basse est bien précise, pourrait peut-être être un poil plus en avant. Mais elle fait diablement bien le boulot, que ce soit sur les chorus ou les parties instrumentales avant que les voix doublées ne commencent. La deuxième voix, plus aigüe, est un peu moins lisible, mais le tout sonne remarquablement uni. Les cymbales sont bien présentes dans l’idée, mais manquent de précision : on entend bien l’impact, mais la résonance est très (beaucoup trop) courte. La cowbell est propre mais discrète.

Ei.XX : la ligne de basse est au top, et on sent la grosse caisse comme jamais je ne l’ai sentie avant (probablement la plus grosse qualité des basses des Ei.XX sur du rock pour moi). Je reste gêné par la coloration des médiums, qui fait sonner certaines guitares et la batterie un peu bizarrement à mon goût. Mais une fois que le cerveau est rodé, quel pied !

SE846 : la ligne de basse mériterait d’être un poil relevée, mais le reste est vraiment propre et sympa. Je retrouve ce morceau tel que je le connaissais. Mais c’est vrai que c’est un poil moins excitant qu’avec les Ei.XX.

 

Foo Fighters – Wasting Light – Dear Rosemary

Partie importante : l’intro, qui fait écho à la fin de Rope qui précède, les grelots, le jeu de batterie qui crée des arrêts et des contretemps par rapport aux guitares, le dédoublement des voix à partir de 0’50, y compris sur le chorus, la montée à partir de 3’04.

Ei.3 : l’introduction est engageante et les grelots très moyens. La batterie joue bien son rôle et apporte un sens rythmique fort. Les voix se combinent vraiment bien, c’est entêtant dans le bon sens du terme. La montée finale donne vraiment envie de bouger la tête et de monter le volume. Les Ei.3 font vraiment vivre le morceau.

Ei.XX : modulo la coloration des médiums, comme pour Rope, c’est top. Tout est techniquement irréprochable, de la basse à la guitare en passant par les grelots et la batterie. Les voix sont super bien séparées, mais sonnent tellement bien ensemble en même temps ! Gros panard.

SE846 : le pendant des Ei.XX – une basse moins présente, moins de détails et de séparation (les voix par exemple assez nettement en dessous de celles des Ei.XX), mais une reproduction d’une propreté folle dans tous les secteurs. Un poil moins engageant, mais une restitution plus fidèle à ce que je connais de ce morceau.

 

Foo Fighters – Wasting Light – Arlandia

Partie importante : l’écho à droite du riff de guitares au tout début, la séparation de guitares à 1’30 (rythmique gratté à gauche, boucle mélodique à droite), les grelots et le dédoublement des voix sur le chorus, l’écho de basse qui se balade droite à gauche entre 3’12 et 3’36 ; les triplettes de frappes de tom (par exemple à 2’14, 4’02 ou 4’18 qui viennent en réponse).

Ei.3 : dans l’introduction, le riff résonne principalement en profondeur, de manière centrée, le placement de la batterie et la scène assez frontale font tout de suite taper du pied, malgré les grelots quelconques. La guitare mélodique à droite est là mais manque de pureté, de cristallin. Le tout est très entraînant grâce à la batterie.

Ei.XX : les dédoublements de voix sont magnifiques, tout comme les grelots. Toujours trop coloré à mon goût, mais cela me gêne moins ici. Les échos de basse et les triplettes de frappes de toms sont vraiment au top.

SE846 : les voix et les détails en général ne sont pas aussi plaisants. Les échos de basse manquent un peu de profondeur, mais les triplettes de frappes de tom sont très très belles.

 

Foo Fighters – Wasting Light – Walk

Partie importante : tout. Un titre qui monte en intensité tout du long. D’abord, les guitares mélodiques latéralisées, puis la grosse caisse, l’arrivée de la batterie, puis des grelots, avant un break à 2’05, et ça repart encore crescendo à partir de 2’45, avec l’ajout d’un instrument à chaque répétition et plusieurs teasings de finish avant le final à la batterie vers 4’02.

Ei.3 : ce titre représente l’essence de mon expérience avec les Ei.3. C’est pas ce qu’il y a de plus parfait techniquement, mais ça prend aux tripes, et je monte le volume tout du long pour finir à un volume peu/pas raisonnable (heureusement pas pour longtemps).

Ei.XX : la grosse caisse ! Non mais la grosse caisse, sérieusement ! Ça cogne, ça monte, ça vous emmène…

SE846 : la même chose, la grosse caisse, la coloration et quelques détails en moins. Jouissif.

Liste des titres utilisés dans la liste de test :

  • 2 Cellos – Celloverse – The trooper (overture)
  • Toby Lightman – Little things – Devils and angels
  • Minerals – White tones – Last time
  • Radiohead – The king of limbs – Feral
  • Monika Borzym – My place – Finding her way
  • Brahms- Ein deutsches requiem Op.45-Selig sind die da Lied tragen-, Chorus
  • Com Truise – Galactic melt – Futureworld
  • Daft Punk – Random access memories – Contact
  • Matt & Toby – Matt & toby – Good boys
  • Dire Straits – Love over gold – Telegraph road
  • Dire Straits – On every street – On every street
  • Monika Borzym – My place – Pisces
  • Lights – Siberia – Flux and flow
  • Toby Lightman – Little things – Real love
  • Korn – Take a look in the mirror – Play me
  • Massive attack – Mezzanine – Angel
  • MDC – Conception – Good vibes
  • Alicia Keys –The diary of Alicia Keys – Nobody not really
  • Hans Zimmer – Pirates of the caribbean dead man’s chest – Jack Sparrow
  • Christina Aguilera – Save me from myself – Save me from myself
  • Drydeck – DDK VS ODG /2 – Gentle RMX
  • The Killers – Hot fuss – Mr. Brightside
  • Savant – Alchemist – Fat cat shuffle
  • Pandadub – Archives – Myopie

2 réponses à “[Test] Custom Art Ei.XX

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